L'Okavango près de Rundu, Namibie — Peter Stenglein, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.5
Saviez-vous que
Le nom vaKavango est lié au fleuve Okavango.
Dans cette région, l’Okavango marque la frontière entre la Namibie et l’Angola. Le nom vaKavango est rattaché à ce fleuve. La région administrative namibienne de Kavango, divisée en Kavango Est et Kavango Ouest en 2013, reprend également ce nom.
Le même nom sert ainsi à parler du fleuve, des populations riveraines et de régions administratives. Le contexte permet de savoir lequel de ces sens est employé.
PeuplevaKavango
PaysNamibie
PaysAngola
Chargement des noms et appellations
Cimier chi wara, Bamana, Mali, Huntington Museum of Art — Daderot, Wikimedia Commons, CC0
Saviez-vous que
Une explication rapproche Bambara de « ceux qui refusent ».
L’origine est discutée : le nom a été rapproché de l’arabe et du mandingue. Les sources du XVIIIe siècle citées dans la fiche lui donnent des sens comme « infidèle » ou « mécréant ». Des Mandingues musulmans l’employaient pour désigner les Bamana restés attachés à d’autres croyances.
Bamana est le nom employé par les personnes concernées. Bambara désigne aujourd’hui aussi une langue parlée par des millions de personnes et utilisée dans les échanges entre peuples. Ces usages actuels ne portent pas toujours le jugement religieux rapporté dans les textes anciens.
PeupleBambara (Bamana)
PaysMali
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bushmen est considere comme offensant dans les contextes officiels bien que certains membres de la communaute l'aient reapproprie. L'appellation !Kung cree une confusion avec les groupes !Xun du nord. L'emploi de San comme terme collectif gomme les differences significatives entre les dizaines de groupes distincts.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Khoisan est un terme parapluie desormais rejete car il regroupe des familles linguistiques non apparentees (Tuu, Kx'a, Khoe-Kwadi). Chaque branche et chaque peuple possede son propre endonymen et son histoire distincte.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bushmen est considere comme offensant dans les contextes officiels bien que certains membres de la communaute l'aient reapproprie. L'appellation !Kung cree une confusion avec les groupes !Xun du nord. L'emploi de San comme terme collectif gomme les differences significatives entre les dizaines de groupes distincts.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bushmen est considere comme offensant dans les contextes officiels bien que certains membres de la communaute l'aient reapproprie. L'appellation !Kung cree une confusion avec les groupes !Xun du nord. L'emploi de San comme terme collectif gomme les differences significatives entre les dizaines de groupes distincts.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bushmen est considere comme offensant dans les contextes officiels bien que certains membres de la communaute l'aient reapproprie. L'appellation !Kung cree une confusion avec les groupes !Xun du nord. L'emploi de San comme terme collectif gomme les differences significatives entre les dizaines de groupes distincts.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination de ce groupe est complexe en raison de la diversite dialectale interne et de la quasi-extinction du groupe. Le terme ǂHoan, bien que courant dans la litterature ancienne, ne correspond qu'a un des dialectes du continuum ǂ'Amkoe. La langue et le groupe etaient si peu etudies avant les annees 1970 qu'une classification linguistique erronee les avait places dans la famille Tuu (Khoisan meridional) avant leur rattachement definitif a la famille Kx'a en 2010.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Azande (peuple) et Zande (langue) est frequente. De plus, le terme Azande designe un macro-groupe constitue de nombreux peuples assimiles par la conquete Avungara : tous les Azande ne partagent pas les memes origines, mais ont adopte la langue et la culture zande.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kisii ne designe pas le peuple dans leur propre langue mais une ville (Kisii, aussi appelee Bosongo ou Getembe). Il provient de l'administration coloniale britannique. Le nom authentique est Abagusii.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Hutu a été cristallisé en catégorie ethnique rigide par l'administration coloniale belge dans les années 1930. Depuis le génocide de 1994, son usage en tant qu'identifiant ethnique est politiquement sensible au Rwanda, le gouvernement promouvant une identité nationale unifiée Banyarwanda.
Pourquoi ce nom pose problème : Gwandara désigne à la fois le peuple et sa langue. L'administration coloniale les regroupait avec les Haoussa, et les Gwandara ont dû affirmer leur identité propre. Dans le Plateau State, l'usage d'un autre nom, Abakwa Riga, peut donner l'impression qu'il s'agit d'un groupe différent.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Ndzundza forment la branche culturellement la plus visible des Ndebele du Sud, célèbre pour les peintures murales, et font l'objet de leur propre fiche. Les Manala sont le sous-groupe historiquement senior (maison royale reconnue par les tribunaux en 2017) mais moins connu du grand public. Les deux sous-groupes furent regroupés dans le bantoustan KwaNdebele sous l'apartheid, masquant leurs différences.
Pourquoi ce nom pose problème : La désignation Ndebele englobe des groupes distincts. Les Ndzundza (Ndebele du Sud proprement dit) se distinguent des Manala (Ndebele du Nord intérieur) et des Ndebele du Zimbabwe. Sous l'apartheid, les deux groupes furent regroupés dans le bantoustan KwaNdebele (1977-1994), ce qui masqua leurs différences internes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Ngoni désigne aujourd'hui un groupe hybride issu du métissage entre les Nguni d'origine (Zulou) et les peuples locaux conquis ou assimilés (Tumbuka, Chewa, Nsenga, Tonga, Nyasa, Ngonde). En 1906, rares étaient les individus de pure ascendance Ngoni. Le terme renvoie davantage à une identité politique et culturelle construite lors de la migration qu'à une ethnicité strictement définie.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identité tutsi a été radicalement transformée par la théorie hamitique coloniale, qui présentait les Tutsi comme une race nilotique ou chamitique supérieure aux Hutu. Cette idéologie a justifié la domination coloniale pro-tutsi, puis a alimenté les propagandes anti-tutsi conduisant au génocide de 1994. Depuis 1994, l'usage du terme comme marqueur identitaire premier est découragé par le gouvernement rwandais, qui promeut l'identité Banyarwanda unifiée.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme 'Pygmee' est considere comme pejoratif et deshumanisant par de nombreuses organisations de defenses des droits des peuples autochtones, dont l'IWGIA (International Work Group for Indigenous Affairs) et le Forum Permanent de l'ONU sur les Questions Autochtones. Il reduit les individus a une caracteristique physique (stature) et nie leur identite culturelle et linguistique. L'auto-denomination Batwa ou Twa est preferred par les communautes et les organisations de defense des droits. Au Rwanda, suite au genocide de 1994, toute denomination ethnique est officiellement proscrite, ce qui cree une tension entre protection de l'identite Batwa et interdiction legale des categories ethniques.
Pourquoi ce nom pose problème : Le peuple Wandya est peu documente dans les sources academiques accessibles. Les frontieres avec les groupes voisins (Nande/Yira, Konjo, Amba) sont parfois floues dans les classifications ethnographiques coloniales et postcoloniales.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Baggara ne se considerent pas tous comme un seul peuple ou une seule ethnie : chaque groupe s'identifie d'abord a sa tribu ancestrale (Rizeigat, Messiria, Hawazma, etc.). L'appellation collective Baggara est davantage une categorie administrative et politique soudanaise qu'une identite auto-proclamee. Par ailleurs, le terme Shuwa est percu comme geographiquement restrictif et socialement depreciateur dans certains contextes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Haratine est fortement associe a l'histoire de l'esclavage et de la servitude dans le monde arabo-berbere. Il est perçu comme pejoratif dans certains contextes (notamment au Maroc). La population ainsi designee n'est pas homogene : elle regroupe des descendants de populations noires autochtones du Sahara, des descendants d'esclaves captures au sud du Sahara et des affranchis dont le statut social reste inferieur. La frontiere entre Haratine et Abid (esclaves proprement dits) est floue selon les regions et les epoques.