Système politique traditionnel
Monarchie clanique organisee en chefferies (amakhosi, sing. inkosi). Le roi supreme (Paramount Chief) dirige les amaGcaleka et les amaRharhabe. Chaque clan a son inkosi hereditaire. Les conseils d'anciens jouent un role consultatif important. Sous l'apartheid, des bantustans (Transkei et Ciskei) donnerent une forme d'autonomie formelle. Depuis 1994, les chefs traditionnels sont reconnus par la constitution sud-africaine dans un role consultatif via la Chambre nationale des chefs traditionnels.
Organisation clanique
Organisation patrilineaire en clans identifies par un nom de clan (isibongo). Chaque clan partage un nom clan specifique distinct du patronyme familial. Le nom de clan est fondamental a l'identite ; la salutation Inkaba yakho iphi? (Ou est ton nombril ?) revele les origines et le statut clanique. Le mariage au sein d'un meme clan est prohibe (taboo isiduko).
Grades d'âge
Les rites d'initiation masculine (ulwaluko) structurent le passage de l'enfance (inkwenkwe) a l'age adulte (indoda). Les initie (abakhwetha) forment un groupe de pairs qui partagent leur initiation. Les jeunes hommes post-initiation (amakrwala) constituent une categorie sociale transitoire avec des restrictions codifiees.
Rôle des lignages
Les lignages patrilineaires determinent l'identite, les droits fonciers, les alliances matrimoniales et l'acces aux rites ancestraux. La ceremonie imbeleko peu apres la naissance introduit le nouveau-ne aux ancetres du lignage. La propriete et le statut se transmettent par les lignages masculins.
Autorité religieuse
Autorite traditionnelle des divinateurs (amagqirha ou izangoma) et des guerisseurs traditionnels (izinyanga). Christianisme tres repandu depuis le XIXe siecle (eglises presbyteriennes, methodistes, puis eglises africaines independantes). Syncretisme entre culte des ancetres et christianisme. Les ancetres (amadlozi) jouent un role central dans la vie spirituelle.