Système politique traditionnel
L'autorité suprême est le roi (iKosi / iNgwenyama), actuellement Makhosoke II (Enoch Mabhena, depuis 1986), reconnu en 2017 par la Haute Cour comme roi senior des Ndebele d'Afrique du Sud. Il est assisté d'un conseil interne (iimphakathi) et des chefs de ward (izinduna). Les assemblées (imbizo) délibèrent sur les affaires communautaires.
Organisation clanique
Organisation patrilinéaire en clans (izibongo) remontant à un ancêtre commun. Le régime est patrilocal : les épouses s'installent dans le clan du mari. Mariage exogame (clans différents obligatoires). Cycle de 13 noms de régiments d'initiation masculine (iintanga) propre aux Manala.
Grades d'âge
Les régiments d'initiation masculine (iintanga) structurent la société, avec un cycle de 13 noms propre aux Manala (cycle Ndzundza en a 15). L'initiation (ukuwela) se tient tous les 4 ans : circoncision, isolement de 3 mois en brousse, formation aux traditions et lois par les anciens.
Rôle des lignages
Les lignages patrilinéaires (izibongo) déterminent l'identité et les droits. L'aîné hérite du titre et d'une plus grande part du patrimoine ; il peut hériter des épouses de son père. Les femmes gardent le nom du clan paternel, mais les enfants suivent le clan du père.
Autorité religieuse
Croyance aux esprits ancestraux (amadlozi) combinée au christianisme luthérien (missions berlinoises). Les guérisseurs traditionnels (izangoma) maintiennent leur rôle. Syncrétisme entre traditions ancestrales et Église évangélique luthérienne d'Afrique du Sud (ELCSA), présente dans la région depuis les années 1870.