Système politique traditionnel
Systeme de chefferies patrilineaires hereditaires. Chaque peuple nguni possede un roi ou chef supreme (Inkosi) assiste d'un conseil d'induna (chefs de regiment ou de village). Chez les Zulu, Shaka crea un Etat centralise base sur le systeme des ibutho (regiments d'age). Chez les Xhosa, les confederations tribales (Gcaleka, Rharhabe, Gqunukhwebe) maintinrent une autonomie relative. Chez les Swazi, la reine-mere (Ndlovukati) et le roi (Ngwenyama) exercent conjointement le pouvoir.
Organisation clanique
Structure clanique patrilineaire stricte. Chaque individu appartient au clan de son pere (isibongo), qui determine ses alliances matrimoniales. Le mariage entre membres du meme clan est interdit (exogamie clanique). Les clans principaux des Zulu incluent les Zulu, Mthethwa, Ndwandwe, Ngcobo; ceux des Xhosa incluent les Gcaleka, Rharhabe, Thembu.
Grades d'âge
Systeme d'ibutho (regiments) chez les Zulu : les jeunes hommes d'une meme tranche d'age sont regroupes en regiments militaires et sociaux. Le regiment determine le statut social, les obligations militaires et l'autorisation de se marier. Shaka supprima la circoncision comme rite de passage chez les Zulu, tandis que les Xhosa la maintinrent (ulwaluko).
Rôle des lignages
Les lignages patrilineaires (izibongo) determinent l'identite, l'heritage, les alliances et le statut social. Le transfert de lobola (prix de la mariee en betail) constitue le pivot economique et social du mariage et cimente les alliances inter-claniques. La coutume hlonipha oblige les belles-filles a eviter le nom et la presence directe de leur beau-pere et a ceux de son clan, exprimant le respect et la pudeur.
Autorité religieuse
Les nyangas (herboristes) et izinyanga (medecins traditionnels) jouent un role de mediateurs entre le monde des vivants et celui des ancetres (amadlozi). Les izangoma (divinateurs/chamanes) communiquent avec les esprits ancestraux. Depuis le 19e siecle, les Eglises africaines independantes (sionisme) fusionnent christianisme et croyances traditionnelles nguni.