Cour royale de Tiébélé, pays kasena, Burkina Faso — Alexander Leisser, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
Un récit rapproche Gurunsi d’une formule de protection employée pour des soldats.
Selon l’explication rapportée ici, le mot viendrait du djerma et signifierait « le fer ne pénètre pas ». Il aurait désigné des soldats recrutés par le chef de guerre Babatu dans les années 1890. La formule évoquerait leur réputation de résistance aux armes.
Les administrations européennes ont repris Gurunsi pour regrouper des populations. Les Kasena en font partie, sans partager une langue et une culture proches avec tous les groupes ainsi nommés. La frontière franco-britannique de 1898 les a aussi répartis entre les territoires devenus le Ghana et le Burkina Faso.
PeupleKasena
PaysGhana
PaysBurkina Faso
Chargement des noms et appellations
Carte des groupes tsonga, Henri-Alexandre Junod — Wikimedia Commons, domaine public
Saviez-vous que
Les travaux d’un chercheur suisse ont diffusé le nom Ronga en Europe.
Henri-Alexandre Junod, missionnaire et linguiste, étudie la langue à la fin du XIXe siècle. Ses travaux contribuent à installer Ronga dans les publications européennes. Il n’a pas inventé le mot : des sources portugaises du XVIe siècle mentionnaient déjà des chefferies rhonga autour de la baie de Delagoa, aujourd’hui baie de Maputo.
Les recensements mozambicains et sud-africains ont ensuite regroupé les Ronga sous les noms Tsonga ou Shangaan. La place du xironga reste discutée : selon les classements, il est présenté comme une langue ou comme une variante du xitsonga.
PeupleRonga
PaysMozambique
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Haratine est fortement associe a l'histoire de l'esclavage et de la servitude dans le monde arabo-berbere. Il est perçu comme pejoratif dans certains contextes (notamment au Maroc). La population ainsi designee n'est pas homogene : elle regroupe des descendants de populations noires autochtones du Sahara, des descendants d'esclaves captures au sud du Sahara et des affranchis dont le statut social reste inferieur. La frontiere entre Haratine et Abid (esclaves proprement dits) est floue selon les regions et les epoques.
Pourquoi ce nom pose problème : La désignation Ndebele englobe des groupes distincts. Les Ndzundza (Ndebele du Sud proprement dit) se distinguent des Manala (Ndebele du Nord intérieur) et des Ndebele du Zimbabwe. Sous l'apartheid, les deux groupes furent regroupés dans le bantoustan KwaNdebele (1977-1994), ce qui masqua leurs différences internes.
Pourquoi ce nom pose problème : La designation Ndebele d'Afrique du Sud est souvent confondue avec les Ndebele du Zimbabwe (Matabele), auxquels ils ne sont pas directement lies : les deux groupes sont des branches distinctes du tronc nguni, separees depuis le XVIe siecle au moins.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Matabele peut etre percu comme depreciatif par les Ndebele contemporains, qui preferent leur autodesignation AmaNdebele. La region appelee Matabeleland par les Europeens est designee Mthwakazi dans la tradition ndebele.
Pourquoi ce nom pose problème : L'etiquette Gurage leur etait imposee malgre leur rejet de cette appartenance. Le referendum de 2001 a officiellement etabli leur identite distincte. L'appellation Islam Gurage etait reductrice et confondue avec la religion plutot que l'ethnie.
Pourquoi ce nom pose problème : L'etiquette Gurage leur etait imposee malgre leur rejet de cette appartenance. Le referendum de 2001 a officiellement etabli leur identite distincte. L'appellation Islam Gurage etait reductrice et confondue avec la religion plutot que l'ethnie.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme générique « isleño » efface la spécificité ethnique, linguistique et religieuse (protestante et anglophone) des Raizales en les assimilant à l'ensemble de la population résidant sur l'archipel, y compris les migrants continentaux hispanophones et catholiques installés depuis les politiques de « colombianisation » engagées à partir de 1953.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Kukuruku, encore utilisé parfois en référence aux Kukuruku Hills, est rejeté par la communauté comme héritage colonial dévalorisant.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Kukuruku, encore utilisé parfois en référence aux Kukuruku Hills, est rejeté par la communauté comme héritage colonial dévalorisant.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bayaka peut creer confusion avec le peuple Aka (Mbenga), groupe pygmee d'Afrique centrale qui parle une langue bantoue differente (ISO axk). Ces deux peuples n'ont aucun lien historique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Kukuruku, encore utilisé parfois en référence aux Kukuruku Hills, est rejeté par la communauté comme héritage colonial dévalorisant.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Brass est d'origine coloniale et ne reflete pas l'identite autochtone du peuple. Elle peut etre confondue avec la ville de Brass (Twon-Brass), qui est une localite distincte au sein du territoire nembe. Le terme Ijaw designe un ensemble plus vaste de peuples dont les Nembe constituent un sous-groupe.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre le nom du peuple Duala et la ville de Douala est courante. Le terme Sawa englobe des groupes distincts qui ne sont pas tous Duala stricto sensu.
Pourquoi ce nom pose problème : La notion d'Arabes d'Afrique est une macro-catégorie regroupant des populations très diverses ayant en commun l'arabe comme langue et l'islam comme religion, mais dont les origines génétiques, les cultures et les histoires locales sont très différentes. Une grande partie des populations dites arabes d'Afrique du Nord sont en réalité de souche berbère ayant adopté la langue arabe et l'islam suite à l'islamisation (7e-11e siècles) et aux grandes migrations arabes (Banu Hilal, Banu Sulaym, 11e siècle).
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des graphies (Djallonke, Dialonke, Yalunka, Jalunka) reflete les translitterations differentes des explorateurs et administrateurs coloniaux francais et britanniques. Le terme peut aussi preter a confusion avec Djalonke, qui designe parfois l'ensemble des peuples pre-fulanis du Fouta Djallon. L'origine du second element du nom Fouta Djallon est par ailleurs discutee : l'administrateur colonial Andre Arcin le faisait deriver du patronyme peul Diallo, lecture que les travaux ulterieurs ecartent au profit de Jalon, la montagne en langue yalunka.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des graphies (Djallonke, Dialonke, Yalunka, Jalunka) reflete les translitterations differentes des explorateurs et administrateurs coloniaux francais et britanniques. Le terme peut aussi preter a confusion avec Djalonke, qui designe parfois l'ensemble des peuples pre-fulanis du Fouta Djallon. L'origine du second element du nom Fouta Djallon est par ailleurs discutee : l'administrateur colonial Andre Arcin le faisait deriver du patronyme peul Diallo, lecture que les travaux ulterieurs ecartent au profit de Jalon, la montagne en langue yalunka.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des graphies (Djallonke, Dialonke, Yalunka, Jalunka) reflete les translitterations differentes des explorateurs et administrateurs coloniaux francais et britanniques. Le terme peut aussi preter a confusion avec Djalonke, qui designe parfois l'ensemble des peuples pre-fulanis du Fouta Djallon. L'origine du second element du nom Fouta Djallon est par ailleurs discutee : l'administrateur colonial Andre Arcin le faisait deriver du patronyme peul Diallo, lecture que les travaux ulterieurs ecartent au profit de Jalon, la montagne en langue yalunka.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des graphies (Djallonke, Dialonke, Yalunka, Jalunka) reflete les translitterations differentes des explorateurs et administrateurs coloniaux francais et britanniques. Le terme peut aussi preter a confusion avec Djalonke, qui designe parfois l'ensemble des peuples pre-fulanis du Fouta Djallon. L'origine du second element du nom Fouta Djallon est par ailleurs discutee : l'administrateur colonial Andre Arcin le faisait deriver du patronyme peul Diallo, lecture que les travaux ulterieurs ecartent au profit de Jalon, la montagne en langue yalunka.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme renvoie à une catégorie forgée par les colonisateurs pour désigner des fugitifs ; les communautés elles-mêmes l'ont toutefois repris et revendiqué comme nom d'identité politique et culturelle, notamment depuis les traités de 1739-1740 qui reconnaissent leur autonomie sous ce nom.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Yem considèrent Janjero comme un nom qui les dévalorise. Certains locuteurs du yemsa ont dit craindre de parler leur langue en raison du jugement négatif associé à ce nom dans la société éthiopienne.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Luo est generique et designe un ensemble de peuples nilotiques de l'ouest (Luo du Nil Blanc en Ouganda, Acholi, Alur, Adhola, Padhola, Shilluk du Soudan du Sud, etc.). Les Luo du Kenya et de Tanzanie se distinguent comme les seuls river-lake Nilotes (Nilotiques de riviere et de lac) du groupe. Il convient de preciser Luo du Kenya ou Dholuo pour eviter la confusion.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Jarawa a servi pour plusieurs peuples : les Jarawa de l'État de Bauchi, dont parle cette fiche, les Afizere des collines autour de Jos, qui ont leur propre fiche, et un peuple des îles Andaman, en Inde. Le bankal et le gwak sont classés parmi les langues bantoïdes, et non parmi les langues tchadiques ; le rapprochement avec ces dernières vient du classement administratif des Jarawa aux côtés des peuples de Bauchi qui les parlent.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Jarawa a servi pour plusieurs peuples : les Jarawa de l'État de Bauchi, dont parle cette fiche, les Afizere des collines autour de Jos, qui ont leur propre fiche, et un peuple des îles Andaman, en Inde. Le bankal et le gwak sont classés parmi les langues bantoïdes, et non parmi les langues tchadiques ; le rapprochement avec ces dernières vient du classement administratif des Jarawa aux côtés des peuples de Bauchi qui les parlent.