Le fleuve Congo vu depuis le plateau de Manyanga, gravure publiée en 1895 — Harry H. Johnston, Wikimedia Commons, domaine public
Saviez-vous que
Le nom Manianga est expliqué par deux récits différents.
Van Bulck le rapproche d’un marché fondé près de Kimbanza par l’ancêtre Volumina. Ce marché aurait été le seul de la région à subsister à l’époque coloniale. Monnier et Wiliame rapportent plutôt un surnom employé par Stanley et ses compagnons en 1881 près des chutes de Mpioka, pour des personnes appelées Sundi.
Dans ces deux explications, Manianga n’aurait donc pas été à l’origine un nom de peuple. Ba-sundi reste un nom employé pour le groupe ; ba- indique le pluriel des personnes. Les récits ne donnent toutefois pas la même origine à Manianga.
PeupleManianga (Ba-sundi)
PaysRépublique démocratique du Congo
PaysCongo
Chargement des noms et appellations
Mitako, monnaie-bracelet en laiton ou en cuivre attribuée aux Teke du Congo, Museo Casa de la Moneda, Madrid — Ángel M. Felicísimo, Wikimedia Commons, CC BY 2.0
Saviez-vous que
Le nom Teke est rapproché d’un verbe qui signifie « vendre ».
Cette explication rattache le nom aux activités commerciales du peuple. Les formes BaTeke et MuTeke désignent respectivement plusieurs personnes et une seule. Leur sens est présenté comme « ceux du commerce ».
Comme pour le nom Dioula, l’explication proposée fait un lien entre un nom de peuple et le commerce. La ressemblance entre ces récits ne signifie pas que les deux noms ont une origine commune.
PeupleTeke
PaysCongo
PaysGabon
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Jarawa désigne aussi d'autres peuples : les Jarawa de l'État de Bauchi, qui parlent d'autres langues, et un peuple des îles Andaman, en Inde. C'est l'une des raisons pour lesquelles le groupe préfère le nom Afizere.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Jarawa a servi pour plusieurs peuples : les Jarawa de l'État de Bauchi, dont parle cette fiche, les Afizere des collines autour de Jos, qui ont leur propre fiche, et un peuple des îles Andaman, en Inde. Le bankal et le gwak sont classés parmi les langues bantoïdes, et non parmi les langues tchadiques ; le rapprochement avec ces dernières vient du classement administratif des Jarawa aux côtés des peuples de Bauchi qui les parlent.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme 'Jareer' et surtout 'Addoon' (esclave) sont des termes discriminatoires refletant la position sociale marginalisee des Bantous en Somalie. Historiquement associes a l'esclavage, ces appellations perpetuent la stigmatisation. Les Bantous ont reapproprie 'Jareer' dans les annees 1980 comme terme positif d'auto-identification.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bozo designe en realite un groupe pluriel de dialectes et sous-groupes distincts que SIL Ethnologue reconnait comme quatre langues separees (boo, bze, boz, bzx). L'unite bozo est plus culturelle et historique que strictement linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Zarma et les Songhay sont souvent regroupes sous l'etiquette Zarma-Songhay au Niger, ce qui efface leur distinction historique et identitaire. Les Zarma se distinguent des Songhay par leurs origines migratoires, leur installation dans le Niger occidental independamment de l'empire, et une culture et des pratiques religieuses specifiques (yenendi, holey). Par ailleurs, le terme Djerma, d'usage colonial, est percu negativement par certains membres du groupe.
Pourquoi ce nom pose problème : La multitude de noms cree des confusions dans les sources historiques et museographiques. La repartition entre trois Etats (Angola, RDC, Zambie) a engendre trois nomenclatures administratives differentes pour le meme peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : Diola et Jola sont des noms donnés par les Mandinka. Ils réunissent sous un même nom plusieurs groupes dont les manières de parler ne sont pas toujours compréhensibles d'un groupe à l'autre.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Luo est generique et designe un ensemble de peuples nilotiques de l'ouest (Luo du Nil Blanc en Ouganda, Acholi, Alur, Adhola, Padhola, Shilluk du Soudan du Sud, etc.). Les Luo du Kenya et de Tanzanie se distinguent comme les seuls river-lake Nilotes (Nilotiques de riviere et de lac) du groupe. Il convient de preciser Luo du Kenya ou Dholuo pour eviter la confusion.
Pourquoi ce nom pose problème : Diola et Jola sont des noms donnés par les Mandinka. Ils réunissent sous un même nom plusieurs groupes dont les manières de parler ne sont pas toujours compréhensibles d'un groupe à l'autre.
Pourquoi ce nom pose problème : La designation macro-groupe Kx'a est avant tout une categorie linguistique et non un groupe ethnique unifie. Les peuples qui parlent des langues Kx'a n'ont pas de conscience collective commune ni d'organisation politique partagee. La notion de groupe Khoisan, jadis utilisee, est scientifiquement invalide car les trois familles linguistiques concernees (Kx'a, Tuu, Khoe-Kwadi) ne sont pas genealogiquement liees.
Pourquoi ce nom pose problème : La proximité des noms entraîne souvent une confusion entre les Dioula et les Diola, ou Joola, du Sénégal. Ces derniers parlent une langue atlantique et forment un peuple distinct des Dioula mandé. Le nom Dioula a plusieurs sens : il a désigné un métier, des commerçants musulmans et un peuple. Il a parfois été donné de l'extérieur à des communautés bambara ou mandingues. Une forme simplifiée du dioula sert aussi aux échanges entre personnes de langues différentes, bien au-delà des communautés dioula. Elle se distingue de la langue parlée dans les communautés d'origine.
Pourquoi ce nom pose problème : La proximité des noms entraîne souvent une confusion entre les Dioula et les Diola, ou Joola, du Sénégal. Ces derniers parlent une langue atlantique et forment un peuple distinct des Dioula mandé. Le nom Dioula a plusieurs sens : il a désigné un métier, des commerçants musulmans et un peuple. Il a parfois été donné de l'extérieur à des communautés bambara ou mandingues. Une forme simplifiée du dioula sert aussi aux échanges entre personnes de langues différentes, bien au-delà des communautés dioula. Elle se distingue de la langue parlée dans les communautés d'origine.
Pourquoi ce nom pose problème : Krachi est une adaptation anglaise, apparue à l'époque coloniale, des noms Krakye ou Kaakye employés par le peuple lui-même. L'usage du nom de la ville Kete-Krachi pour l'ensemble du peuple peut créer une confusion entre le lieu et ses habitants.
Pourquoi ce nom pose problème : Krachi est une adaptation anglaise, apparue à l'époque coloniale, des noms Krakye ou Kaakye employés par le peuple lui-même. L'usage du nom de la ville Kete-Krachi pour l'ensemble du peuple peut créer une confusion entre le lieu et ses habitants.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme créole peut être perçu comme réducteur car l'identité cap-verdienne est complexe, mêlant des contributions africaines (Mandingue, Wolof, Fulani, Sérère, Balanta, Temne) et européennes (portugaise principalement). La question du rattachement identitaire africain ou européen a été un enjeu politique lors de l'indépendance (1975) et dans les débats sur l'officialisation du kriolu.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme créole peut être perçu comme réducteur car l'identité cap-verdienne est complexe, mêlant des contributions africaines (Mandingue, Wolof, Fulani, Sérère, Balanta, Temne) et européennes (portugaise principalement). La question du rattachement identitaire africain ou européen a été un enjeu politique lors de l'indépendance (1975) et dans les débats sur l'officialisation du kriolu.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Kabyle s'impose en français au milieu du XIXe siècle : les militaires, les administrateurs puis les chercheurs français l'emploient pour identifier les régions et les peuples de la nouvelle colonie, selon R. Bellil. Kabylie, le nom de la région, serait en revanche une création française, remarquée dès 1857 selon Patricia Lorcin, citée par Malika Assam.
Pourquoi ce nom pose problème : Les langues dogon constituent une famille independante avec environ 12 langues et 50 sous-dialectes tres divergents, dont beaucoup ne sont pas mutuellement intelligibles. L'unite ethnique Dogon est culturelle et territoriale plutot que strictement linguistique. Le terme Dogon recouvre donc des groupes dont les langues sont aussi eloignees que des langues differentes.