Système politique traditionnel
Systeme politique hierarchique matrilineaire a tendance mixte. A la tete : le kiambv (paramount chief, pl. biambv), chef supreme qui gouverne les royaumes physique et spirituel, percu comme voyant les sorciers. Il est entoure de 41 nobles (bilio, sing. yilolo) gouvernant des regroupements de villages. Chaque village est administre par un chef de terre (tulamba, pl. kalamba). Les tributs incluent des parties d'animaux puissants (leopard, elephant) verses au kiambv, et la monnaie en coquillages ndzimbu.
Organisation clanique
Societe matrilineaire incluant le nom de famille patrilineaire. Les clans sont identifies par des chefferies territoriales. Les nobles (bilio) portent des chapeaux de perles a plumes (tsala) dont la couleur indique le rang (plumes blanches tsala zi kanaangi = rang superieur, plumes rouges tsala zi nduwa = rang inferieur). Les chefs de terre (tulamba) portent des coiffes tissees en raphia (bweni) a 1 a 3 cretes, et dorment avec des appur-tete sculptee (musaw ou m-baambu).
Grades d'âge
Le nkanda (initiation des jeunes garcons) constitue le principal systeme de classes d'age. Les tundansi (inities) passent 1 a 3 ans en reclusion, apprenant les codes de la virilite, et participent aux ceremonies masquees. Ce rite structure le passage de l'enfance a l'age adulte masculin.
Rôle des lignages
La matrilinearite determine la succession et la transmission des biens symboliques et rituels. Les chefs de lignage matrilineaire portent des hachettes khaandu et utilisent des coupes rituelles en bois a double embouchure (kyopa) pour le vin de palme, transmises de generation en generation. La terre est geree collectivement par les lignages.
Autorité religieuse
Autorite des devins (ngoombu) qui utilisent des paquets rituels, des statuettes mbwoolo, des miroirs, des herbes et des tambours slit (mukoku) pour les seances de divination. Le paramount chief (kiambv) detient aussi une autorite spirituelle : il est cense voir les sorciers (baloki) et participe a des pratiques magiques limitees au bien communautaire. Culte des ancetres (venerés aux tombes, dans les arbres n-saanda et n-yoombu plantes pres des sepultures).