Figure masculine, Tabwa, Metropolitan Museum of Art (1978.412.592) — Wikimedia Commons, CC0
Saviez-vous que
Le nom Tabwa viendrait d’un verbe signifiant « être attaché ».
Cette explication renvoie à la période où les Tabwa ont subi la traite esclavagiste. La fiche la présente comme une origine possible du nom, qui demande encore à être vérifiée.
Elle décrit aussi plusieurs villages aux histoires différentes, regroupés sous un même nom par l’administration belge. Les Tabwa et les Lungu voisins sont parfois confondus dans les sources. Leur regroupement et l’origine de leur nom doivent donc être examinés séparément.
PeupleTabwa
PaysRépublique démocratique du Congo
PaysZambie
Chargement des noms et appellations
Maison traditionnelle rendille, nord du Kenya, 2012 — Redemption93, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
Deux explications des noms des Rendille racontent des histoires différentes.
Le nom Rendille est interprété comme « porteurs du bâton de Dieu », en référence à un bâton sacré de chef. Le nom somali Rertit, rapproché de Reer Til, « les rejetés », évoquerait plutôt des personnes qui auraient refusé le territoire somali pour rester à Marsabit.
La fiche rapporte aussi une distinction faite en somali entre les Rendille dits asil, ou « vrais » Rendille, et ceux qui parlent samburu. Ce classement exprime le regard de leurs voisins ; il ne permet pas de décider de l’identité des personnes concernées.
PeupleRendille
PaysKenya
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : L'appellation 'Pedi' est ambigue : elle renvoie tantot au clan royal Maroteng (sens etroit), tantot a l'ensemble des 27-30 dialectes Sesotho sa Leboa (sens large). L'assimilation de 'Sepedi' a 'Northern Sotho' dans la constitution sud-africaine de 1994 a efface les identites de nombreux groupes dialectaux tels que les Lobedu, Birwa ou Hananwa.
Pourquoi ce nom pose problème : Bassa-Bakoko est reducteur car il amalgame deux peuples distincts sous une meme etiquette coloniale, niant leurs specificites culturelles respectives. Le terme a aussi ete utilise pour justifier des politiques de travail force sur le chemin de fer Douala-Yaounde. Le nom Bassa s'écrit aussi de la même façon pour un autre peuple, les Bassa du Liberia et de Sierra Leone, dont la langue (code bsq) appartient à la famille krou et non au groupe bantou : ce sont deux peuples et deux langues distincts, sans lien établi par nos sources, que la ressemblance des noms a souvent confondus.
Pourquoi ce nom pose problème : Bassa Nge est, selon l'association Bassa Nge Community North America, un nom reçu des administrateurs coloniaux britanniques. Ils auraient appelé « Bassa » toutes les tribus de l'ancienne province de Bassa, puis ajouté à chacune un suffixe, « Nge » ou « Komu », pour les distinguer. L'association précise que les deux groupes n'ont « rien en commun » dans leur origine, leur culture ou leur histoire.
Pourquoi ce nom pose problème : Bassa-Bakoko est reducteur car il amalgame deux peuples distincts sous une meme etiquette coloniale, niant leurs specificites culturelles respectives. Le terme a aussi ete utilise pour justifier des politiques de travail force sur le chemin de fer Douala-Yaounde. Le nom Bassa s'écrit aussi de la même façon pour un autre peuple, les Bassa du Liberia et de Sierra Leone, dont la langue (code bsq) appartient à la famille krou et non au groupe bantou : ce sont deux peuples et deux langues distincts, sans lien établi par nos sources, que la ressemblance des noms a souvent confondus.
Pourquoi ce nom pose problème : Confusion fréquente avec les Bassa Komu (qui parlent une langue benue-congo distincte) et avec d'autres groupes bassa d'Afrique (Bassa du Cameroun, Bassa du Liberia). Ces groupes n'ont en commun que le toponyme colonial. Les Bassa Nge sont une communauté d'origine nupe distincte de toutes les autres.
Pourquoi ce nom pose problème : Confusion fréquente avec les Bassa Komu (qui parlent une langue benue-congo distincte) et avec d'autres groupes bassa d'Afrique (Bassa du Cameroun, Bassa du Liberia). Ces groupes n'ont en commun que le toponyme colonial. Les Bassa Nge sont une communauté d'origine nupe distincte de toutes les autres.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Sotho seul peut etre ambigu car il couvre aussi les Sotho du Nord (Pedi) et les Tswana. Basotho designe specifiquement le peuple du Lesotho et ses cousins sud-africains.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Sotho seul peut etre ambigu car il couvre aussi les Sotho du Nord (Pedi) et les Tswana. Basotho designe specifiquement le peuple du Lesotho et ses cousins sud-africains.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Sotho seul peut etre ambigu car il couvre aussi les Sotho du Nord (Pedi) et les Tswana. Basotho designe specifiquement le peuple du Lesotho et ses cousins sud-africains.
Pourquoi ce nom pose problème : Teke et Bateke sont des noms d'origine kikongo, donnés de l'extérieur puis repris par l'administration coloniale. Les personnes concernées se nomment plutôt Tio, Tyo ou Teo. Bateke réunit plusieurs groupes aux manières de parler et aux histoires différentes : les Teke de l'Est ou Tio, ceux du Nord au Gabon et ceux de l'Ouest.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Tokaleya reunit deux groupes distincts (Toka et Leya) qui ont chacun une identite propre. Les Tokaleya sont parfois confondus avec les Tonga de Zambie car ils parlent des dialectes tongiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Tswa sont souvent consideres par les recenseurs mozambicains et par les peuples voisins comme un sous-dialecte des Tsonga plutot que comme un peuple distinct. Cette ambiguite rend les donnees demographiques difficiles a etablir. La Bible de reference ecrite est basee sur la grammaire tsonga; xitswa s'en distingue par des traits phonologiques et lexicaux propres.
Pourquoi ce nom pose problème : La désignation Sotho-Tswana est un artefact académique linguistique. Les peuples inclus ne se reconnaissent pas nécessairement comme un groupe unique. Les tensions identitaires entre Tswana (qui se considèrent distincts des Sotho) et Basotho (qui utilisent le même terme Basotho pour désigner les habitants du Lesotho) peuvent créer des confusions.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Tonga designe un sous-groupe tumbuka du Malawi (Nyasa Tonga) qui est distinct des Tonga de Zambie et Zimbabwe — confusion frequente dans les sources.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identité tutsi a été radicalement transformée par la théorie hamitique coloniale, qui présentait les Tutsi comme une race nilotique ou chamitique supérieure aux Hutu. Cette idéologie a justifié la domination coloniale pro-tutsi, puis a alimenté les propagandes anti-tutsi conduisant au génocide de 1994. Depuis 1994, l'usage du terme comme marqueur identitaire premier est découragé par le gouvernement rwandais, qui promeut l'identité Banyarwanda unifiée.
Pourquoi ce nom pose problème : La distinction Tutsi/Hutu est plus sociale qu'ethnique dans son origine historique. Instrumentalisee par la colonisation belge (cartes d'identite ethniques introduites en 1933), elle est devenue un marqueur de violence politique. Les Ganwa constituent une categorie aristocratique historiquement distincte des Tutsi communs. Un Hutu riche en betail pouvait devenir Tutsi socialement (kwihutura), et un Tutsi appauvri pouvait descendre au rang social des Hutu (gukora), selon les historiens.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme 'Pygmee' est considere comme pejoratif et deshumanisant par de nombreuses organisations de defenses des droits des peuples autochtones, dont l'IWGIA (International Work Group for Indigenous Affairs) et le Forum Permanent de l'ONU sur les Questions Autochtones. Il reduit les individus a une caracteristique physique (stature) et nie leur identite culturelle et linguistique. L'auto-denomination Batwa ou Twa est preferred par les communautes et les organisations de defense des droits. Au Rwanda, suite au genocide de 1994, toute denomination ethnique est officiellement proscrite, ce qui cree une tension entre protection de l'identite Batwa et interdiction legale des categories ethniques.