Village dogon au pied de la falaise de Bandiagara, Mali — Kirua, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0
Saviez-vous que
Des textes anciens désignent les Dogon par le nom peul Habe.
La fiche rapporte que des Peuls emploient Habe pour des populations ayant refusé l’islamisation, avec des sens liés à l’étranger et au paysan. Le nom est décrit comme méprisant. Il apparaît régulièrement à la place de Dogon dans des références anciennes.
Dogon s’est ensuite largement répandu, y compris chez les personnes concernées. Ce nom commun recouvre pourtant une douzaine de langues et une cinquantaine de variantes, dont beaucoup ne permettent pas de se comprendre. Les liens entre les Dogon sont donc aussi culturels et territoriaux.
PeupleDogon
PaysMali
PaysBurkina Faso
Chargement des noms et appellations
Lac Babati, région de Manyara, Tanzanie, 2009 — Daniel Thomas, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0
Saviez-vous que
Les Gorwaa portent aussi des noms donnés par leurs voisins.
Kimbulu, ou Mbulu, serait emprunté au nom du principal village iraqw. Fiome et Ufiomi sont employés en swahili. Les Datooga, des éleveurs voisins, utilisent Gobreik pour les anciens groupes d’agriculteurs de langue couchitique auxquels la fiche rattache les Gorwaa et les Iraqw.
La fiche rapporte qu’en ville, de jeunes Gorwaa se présentent eux-mêmes comme Mbulu. Un nom venu des voisins peut donc être adopté par les personnes concernées, tout en rendant moins visible la distinction entre les groupes.
PeupleGorwaa
PaysTanzanie
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le peuple Wandya est peu documente dans les sources academiques accessibles. Les frontieres avec les groupes voisins (Nande/Yira, Konjo, Amba) sont parfois floues dans les classifications ethnographiques coloniales et postcoloniales.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Venda sont souvent confondus avec des groupes Shona ou Sotho-Tswana. Leur langue Tshivenda est unique et non mutuellement intelligible avec les langues voisines, malgre des influences Sotho-Tswana et Kalanga.
Pourquoi ce nom pose problème : Selon la tradition orale, les colonisateurs auraient confondu le nom du chef de l'époque avec celui du groupe en employant Mankanya. Les personnes concernées se nomment Bahula, « les gens de Hula », et appellent leur langue Uhula.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bayaka peut creer confusion avec le peuple Aka (Mbenga), groupe pygmee d'Afrique centrale qui parle une langue bantoue differente (ISO axk). Ces deux peuples n'ont aucun lien historique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Bakoba, parfois utilise par les voisins, a une connotation de subalternite liee a la periode de servage sous les Batawana. Les Wayeyi preferent leurs propres noms MaYeyi ou Wayeyi.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Bakoba, parfois utilise par les voisins, a une connotation de subalternite liee a la periode de servage sous les Batawana. Les Wayeyi preferent leurs propres noms MaYeyi ou Wayeyi.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : Deux groupes distincts portent le nom Yombe : d'une part les Yombe-Kongo (COD, COG, AGO), sous-groupe Kongo de la foret du Mayombe et de la vallee du Chiloango, qui ont produit les nkisi nkondi et phemba celebres ; d'autre part, un groupe distinct de Zambie (district d'Isoka, dans le nord du pays) dont la langue n'est pas apparentee a celle des Yombe-Kongo. Cette fiche concerne exclusivement les Yombe-Kongo d'Afrique centrale. Au sein meme de ce groupe, les appellations Yombe, Bayombe et Kongo du Mayombe designent la meme population, tantot par son ethnyme, tantot par sa region d'habitat ; les Yombe du Congo-Brazzaville, de Cabinda et du Kongo Central (RDC) partagent une identite commune mais des dialectes et des pratiques locales differencies, fragmentee par les frontieres coloniales entre trois Etats.
Pourquoi ce nom pose problème : Deux groupes distincts portent le nom Yombe : d'une part les Yombe-Kongo (COD, COG, AGO), sous-groupe Kongo de la foret du Mayombe et de la vallee du Chiloango, qui ont produit les nkisi nkondi et phemba celebres ; d'autre part, un groupe distinct de Zambie (district d'Isoka, dans le nord du pays) dont la langue n'est pas apparentee a celle des Yombe-Kongo. Cette fiche concerne exclusivement les Yombe-Kongo d'Afrique centrale. Au sein meme de ce groupe, les appellations Yombe, Bayombe et Kongo du Mayombe designent la meme population, tantot par son ethnyme, tantot par sa region d'habitat ; les Yombe du Congo-Brazzaville, de Cabinda et du Kongo Central (RDC) partagent une identite commune mais des dialectes et des pratiques locales differencies, fragmentee par les frontieres coloniales entre trois Etats.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Azande (peuple) et Zande (langue) est frequente. De plus, le terme Azande designe un macro-groupe constitue de nombreux peuples assimiles par la conquete Avungara : tous les Azande ne partagent pas les memes origines, mais ont adopte la langue et la culture zande.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Ndowe est en realite un terme collectif englobant plusieurs peuples bantous cotiers distincts (Kombe, Benga, Bujeba, Balengue, etc.) partageant une identite littorale commune. Il est parfois difficile de distinguer les differents sous-groupes dans les statistiques et les sources.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Batswana designe aussi tous les citoyens du Botswana, independamment de leur ethnicite. Il convient de distinguer les Tswana ethniques des citoyens botswanais au sens civique.
Pourquoi ce nom pose problème : La variation orthographique (Bade, Bede, Bedde, Bode) cree parfois des confusions dans les sources documentaires. Le terme Bedde fait reference a l'emirat colonial tandis que Bade designe le groupe ethnolinguistique. La frontiere entre le groupe Bade et le groupe Ngizim voisin est parfois floue dans les sources, les deux etant classes dans la meme subdivision Bade Proper du West Chadic.
Pourquoi ce nom pose problème : La variation orthographique (Bade, Bede, Bedde, Bode) cree parfois des confusions dans les sources documentaires. Le terme Bedde fait reference a l'emirat colonial tandis que Bade designe le groupe ethnolinguistique. La frontiere entre le groupe Bade et le groupe Ngizim voisin est parfois floue dans les sources, les deux etant classes dans la meme subdivision Bade Proper du West Chadic.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Batswana designe aussi tous les citoyens du Botswana, independamment de leur ethnicite. Il convient de distinguer les Tswana ethniques des citoyens botswanais au sens civique.
Pourquoi ce nom pose problème : Beja est un nom d'origine arabe donné à ce peuple par d'autres populations. Selon certains chefs religieux beja, il signifierait combattants ou combattants des Pharaons. Les personnes concernées emploient Bidhaawyeet pour leur langue et leur peuple, ou se présentent par leur groupe : Bishareen, Hadendoa, Amarar, entre autres.
Pourquoi ce nom pose problème : Konkomba est un nom donné au peuple à l'époque coloniale, puis diffusé dans les publications de recherche et les documents administratifs. Ses membres préfèrent Bikpakpaam. Konkomba reste toutefois reconnu dans les usages officiels au Ghana et au Togo.
Pourquoi ce nom pose problème : Les termes Shanqella et Changalla sont consideres pejoratifs car utilises par les peuples des hautes terres pour designer les peuples des basses terres qu'ils asservissaient. Wetawit/Watawit peut etre ressenti comme stigmatisant pour les individus issus de mariages mixtes.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Balanda Boor (groupe nilotique, Nilo-Saharien) et Balanda Bviri (groupe Ubangien, Niger-Congo) est frequente dans les sources, les deux groupes cohabitant dans les memes etats du Soudan du Sud et etant souvent collectivement designes Belanda. Ils partagent un nom geographique mais appartiennent a des familles linguistiques differentes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Haratine est fortement associe a l'histoire de l'esclavage et de la servitude dans le monde arabo-berbere. Il est perçu comme pejoratif dans certains contextes (notamment au Maroc). La population ainsi designee n'est pas homogene : elle regroupe des descendants de populations noires autochtones du Sahara, des descendants d'esclaves captures au sud du Sahara et des affranchis dont le statut social reste inferieur. La frontiere entre Haratine et Abid (esclaves proprement dits) est floue selon les regions et les epoques.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Belle, d'origine externe, efface l'identite propre du groupe. Il reste toutefois largement utilise dans les sources anglophones et les statistiques officielles du Libéria.
Pourquoi ce nom pose problème : Il ne faut pas confondre les Ambo de Zambie avec les Ambo (Ovambo) de Namibie et d'Angola, qui sont des peuples totalement differents. Les Ambo de Zambie sont un sous-groupe Lala de la Province de l'Est.
Pourquoi ce nom pose problème : La distinction entre Arabes somaliens et Somaliens d'ascendance arabe est floue, car de nombreux clans somaliens revendiquent une origine arabe (notamment la genealogie depuis Quraych ou des saints islamiques). Les Benadiris sont souvent consideres comme distincts des Somaliens ethniques, mais leur identite est composite (arabe, persane, indienne, bantoue et somalienne). Le terme Arabes somaliens peut couvrir a la fois ces minorites historiques et les ressortissants arabes recents en Somalie.
Pourquoi ce nom pose problème : Certains membres de la communauté considèrent désormais Gimira, le nom donné par les Amhara, comme méprisant. Il reste présent dans les anciennes recherches sur le peuple et sa langue.