Système politique traditionnel
Les trois sous-groupes partagent une organisation en chefferies héréditaires (morena/kgosi selon le groupe). Chez les Batswana, le kgosi (chef) gouverne une communauté-tribu (morafe) avec un conseil consultatif (kgotla, assemblée de tous les hommes adultes). Chez les Basotho, le morena règne par consensus avec des chefs subordonnés. Le système kgotla des Batswana est reconnu dans la constitution du Botswana comme institution formelle (Ntlo ya Dikgosi).
Organisation clanique
Structure clanique patrilinéaire avec totems claniques. Chez les Batswana, les clans principaux incluent : Bakwena (crocodile), Bangwato (nyala), Bangwaketse, Bakgatla (singe), Batawana. Chez les Basotho : Bakwena, Bataung (lion), Baphuthi, Bafokeng. Les mariages exogames (hors du clan) sont la norme.
Grades d'âge
Le système lebollo (Basotho) et bojale/bogwera (Batswana) organise les classes d'âge par initiation. Les initiés d'une même session forment une classe permanente avec des obligations mutuelles, un rang social et des noms collectifs.
Rôle des lignages
Les lignages patrilinéaires déterminent l'appartenance clanique, les droits fonciers, les alliances matrimoniales et les obligations cérémonielles. La bridewealth (bohali chez les Basotho, bogadi chez les Batswana) formalise les alliances entre lignages.
Autorité religieuse
Les chefs traditionnels exercent une autorité cérémonialo-religieuse sur les rites ancestraux. Les pasteurs chrétiens ont une influence majeure depuis le XIXe siècle (PEMS pour Basotho, London Missionary Society pour Batswana). Syncrétisme entre traditions ancestrales et christianisme.