Cases masa à Yagoua, Cameroun — Bile rene, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
Le nom Banana donné aux Masa serait lié à leur hospitalité.
La fiche des Masa interprète Banana, employé dans plusieurs langues voisines, comme « amical ». Elle relie ce nom à leur réputation d’hospitalité. Yagoua, une autre appellation, vient du nom de leur ville principale au Cameroun.
Les Masa sont aussi appelés Kirdi, un mot interprété comme « païen » et qu’ils rejettent. Les noms donnés à un même peuple peuvent donc exprimer des regards très différents.
PeupleMasa
PaysTchad
PaysCameroun
Chargement des noms et appellations
Masque bovin wonnin, catalogué « godié », Côte d'Ivoire, vers 1900, Musée africain de Lyon — Ji-Elle, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
Le nom Godié viendrait d’un surnom donné par les voisins des Wonnin.
La fiche des Wonnin rapproche Godié du mot néyo Gwèdji, qui associerait « chimpanzé » et « panthère » pour évoquer un caractère jugé combatif. Selon cette explication, les Néyo auraient donné ce surnom à leurs voisins. La forme française Godié est employée sur les cartes, dans les recensements et pour identifier la langue.
Wonnin est le nom que le groupe emploie pour se désigner. Les deux noms coexistent donc, mais ils n’occupent pas la même place dans les documents officiels et les usages des personnes concernées.
PeupleWonnin (Godié)
PaysCôte d'Ivoire
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Selon la tradition orale, les colonisateurs auraient confondu le nom du chef de l'époque avec celui du groupe en employant Mankanya. Les personnes concernées se nomment Bahula, « les gens de Hula », et appellent leur langue Uhula.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kirdi est considere desapprouvant et stigmatisant. Il a ete utilise par l'administration coloniale et par les populations islamises pour designer les peuples non-musulmans ou partiellement musulmans du nord du Cameroun et du sud du Tchad.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Mbochi désigne en réalité une constellation de dix groupes ethniques apparentés (Likouaka, Mbochi proprement dit, Likouba, Kouyou, Makoua, Bonga, Boubangui, Moye, Ngaré, Mboko) dont les histoires migratoires et les dialectes diffèrent. La prééminence politique des Mbochi sous Denis Sassou Nguesso a créé une association entre ce terme et un groupe de pouvoir au Congo-Brazzaville, rendant l'identité mbochi politiquement sensible.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Lomwe sont etroitement apparentes aux Makua du Mozambique et sont parfois integres dans le super-groupe Makhuwa-Lomwe, qui represente environ 40% de la population mozambicaine. Les frontières ethniques et linguistiques entre Lomwe et Makua sont fluides. En 2005, l'Ethnologue reconnut que le lomwe du Mozambique (ngl) et le lomwe du Malawi (lon) ne sont pas mutuellement intelligibles et constituent deux langues distinctes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Matakam est rejete car il confondait sous une meme appellation des groupes ethniques distincts (Mafa, Mofu, Mada) et portait une connotation pejorative liee a la domination fulbe et coloniale. Les Mofu eux-memes se divisent en sous-groupes (Mofu-Gudur, Mofu-Diamare) dont les identites distinctes sont importantes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Matakam est rejete car il confondait sous une meme appellation des groupes ethniques distincts (Mafa, Mofu, Mada) et portait une connotation pejorative liee a la domination fulbe et coloniale. Les Mofu eux-memes se divisent en sous-groupes (Mofu-Gudur, Mofu-Diamare) dont les identites distinctes sont importantes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Matakam est rejete car il confondait sous une meme appellation des groupes ethniques distincts (Mafa, Mofu, Mada) et portait une connotation pejorative liee a la domination fulbe et coloniale. Les Mofu eux-memes se divisent en sous-groupes (Mofu-Gudur, Mofu-Diamare) dont les identites distinctes sont importantes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Dinka, d'origine arabe externe, est aujourd'hui universellement accepte y compris par les Jieng eux-memes dans les contextes officiels. Toutefois, dans les contextes politiques post-independance (Soudan du Sud depuis 2011), le terme Jieng est de plus en plus utilise dans les revendications identitaires.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination 'Rundi' peut etre interpretee soit comme designation linguistique (locuteurs du kirundi), soit comme designation ethnique (peuple du Burundi). La distinction entre Hutu, Tutsi et Twa a ete instrumentalisee par les colonisateurs allemands et belges qui ont durci des categories sociales autrefois plus fluides, contribuant aux tensions qui ont conduit aux genocides de 1972 et 1993. Il est scientifiquement errone de traiter Hutu et Tutsi comme des 'races' separees : tous deux parlent Kirundi, partagent la culture rundi et sont genetiquement tres proches. Les distinctions etaient historiquement socio-economiques (agriculteurs vs eleveurs de betail) et poreuses.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Teke du Nord (Teke-Tege) ne doivent pas être confondus avec les Teke génériques (voir la fiche Teke) qui désignent le groupe dans son ensemble. Les Teke du Nord sont un sous-groupe géographique et linguistique distinct, principalement localisé au nord de la République du Congo et dans le sud du Gabon, avec une langue (teke-tege, ISO teg) différente des autres variantes teke (laali, tsaayi, tyee, kukuya, etc.).
Pourquoi ce nom pose problème : Il existe deux langues distinctes portant le nom Tembo dans la nomenclature Ethnologue : Tembo (tbt) parlé dans les provinces du Kivu (DRC, Zone J — Grand Lacs) et Tembo (tmv) de la rivière Mongala (Zone C, nord de la DRC, distinct du groupe kivu). Cette fiche concerne les Batembo du Kivu (tbt), peuple bantou des provinces de Sud-Kivu et Nord-Kivu, à l'est de la RDC.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Tsao sont un petit groupe peu documente dans la litterature academique mainstream. Leur appellation peut etre confondue avec d'autres groupes de la zone H ou C du bantou en RDC. La denomination Tsao ne figure pas dans les grandes bases de donnees linguistiques standards (Ethnologue, Glottolog) de facon independante, ce qui suggere qu'il s'agit soit d'un sous-groupe d'un ensemble plus large, soit d'un groupe dont la documentation est tres limitee.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Shangaan est souvent utilise de facon abusive pour l'ensemble des Tsonga, ce qui est historiquement inexact: les Shangaan ne sont qu'une fraction des Tsonga, liee a l'empire de Gaza de Soshangane (1820s). Cela cree des tensions identitaires, notamment en Afrique du Sud ou des communautes tsonga preexistaient a Gaza et refusent l'etiquette Shangaan. En Mozambique, l'appellation Changana est utilisee.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Tswa sont souvent consideres par les recenseurs mozambicains et par les peuples voisins comme un sous-dialecte des Tsonga plutot que comme un peuple distinct. Cette ambiguite rend les donnees demographiques difficiles a etablir. La Bible de reference ecrite est basee sur la grammaire tsonga; xitswa s'en distingue par des traits phonologiques et lexicaux propres.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Mousgoum recouvre plusieurs varietes dialectales proches (Beege, Mpus, Vulum) qui ne sont pas toujours mutuellement intelligibles. Les distinctions entre Musgu proper, Munjuk et Muzuk peuvent etre considerees comme des langues separees par certains linguistes.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Bura et les Bura-Pabir (Babur) sont souvent traites comme un meme groupe dans les sources academiques, car ils parlent la meme langue (ISO 639-3 : bwr) et partagent la plupart de leurs traditions culturelles. La distinction porte essentiellement sur le statut politique : les Pabir (nobles descendants de Yamta-ra-Wala) gouvernent les Bura, qui leur en veulent historiquement. Cette fiche documente specifiquement le groupe Bura (population autochtone du plateau de Biu) distinct des Pabir nobles, bien que les deux soient souvent amalgames sous le terme Bura-Pabir.
Pourquoi ce nom pose problème : Terme employé par l'administration coloniale française pour désigner les Yoruba du Dahomey (actuel Bénin) et du Togo ; perçu comme réducteur par les communautés concernées.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Hottentot est pejoratif et rejete par les Nama. L'identite Nama a ete profondement affectee par le genocide de 1904-1908 perpetue par l'Allemagne imperiale, qui a detruit plus de la moitie de la population. L'assimilation des Oorlam (metis Khoekhoe-europeens) au XIXe siecle a aussi complique les frontieres identitaires du groupe.
Pourquoi ce nom pose problème : La frontiere entre le peuple Ndengereko et le peuple Rufiji est linguistiquement et ethniquement floue. Les linguistes debattent si le rufiji est un dialecte du ndengereko ou une langue distincte. La designation Warufiji dans le recensement tanzanien englobe parfois l'ensemble du groupe.
Pourquoi ce nom pose problème : Le statut des Ndau est débattu : ils sont parfois classés comme dialecte du shona (Southeast Shona), parfois comme langue et groupe ethnique distincts. Depuis 2013, le ChiNdau est reconnu comme langue officielle distincte par la Constitution du Zimbabwe (article 6). La forte influence nguni sur la langue et la culture ndau complique l'identification ethnique claire.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des graphies (Nzebi, Ndzébi, Njabi, Bandjabi...) engendre des confusions dans la litterature coloniale et ethnographique. Le groupe est parfois confondu avec les Tsaangi, population voisine avec laquelle les Nzebi ont fusionne au fil du temps, creant une identite composite.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Mbochi désigne en réalité une constellation de dix groupes ethniques apparentés (Likouaka, Mbochi proprement dit, Likouba, Kouyou, Makoua, Bonga, Boubangui, Moye, Ngaré, Mboko) dont les histoires migratoires et les dialectes diffèrent. La prééminence politique des Mbochi sous Denis Sassou Nguesso a créé une association entre ce terme et un groupe de pouvoir au Congo-Brazzaville, rendant l'identité mbochi politiquement sensible.
Pourquoi ce nom pose problème : Les multiples orthographes historiques (Ngazar, Ngujam, Nkazzar) ont pu etre confondues avec des termes geographiques ou dynastiques (Birni N'gazargamu). La distinction entre le peuple Ngizim proprement dit et le terme geographique utilise dans les sources historiques du Bornou necessite une lecture critique des sources.
Pourquoi ce nom pose problème : Les multiples orthographes historiques (Ngazar, Ngujam, Nkazzar) ont pu etre confondues avec des termes geographiques ou dynastiques (Birni N'gazargamu). La distinction entre le peuple Ngizim proprement dit et le terme geographique utilise dans les sources historiques du Bornou necessite une lecture critique des sources.
Pourquoi ce nom pose problème : Les multiples orthographes historiques (Ngazar, Ngujam, Nkazzar) ont pu etre confondues avec des termes geographiques ou dynastiques (Birni N'gazargamu). La distinction entre le peuple Ngizim proprement dit et le terme geographique utilise dans les sources historiques du Bornou necessite une lecture critique des sources.
Pourquoi ce nom pose problème : Les multiples orthographes historiques (Ngazar, Ngujam, Nkazzar) ont pu etre confondues avec des termes geographiques ou dynastiques (Birni N'gazargamu). La distinction entre le peuple Ngizim proprement dit et le terme geographique utilise dans les sources historiques du Bornou necessite une lecture critique des sources.
Pourquoi ce nom pose problème : Les multiples orthographes historiques (Ngazar, Ngujam, Nkazzar) ont pu etre confondues avec des termes geographiques ou dynastiques (Birni N'gazargamu). La distinction entre le peuple Ngizim proprement dit et le terme geographique utilise dans les sources historiques du Bornou necessite une lecture critique des sources.
Pourquoi ce nom pose problème : Les multiples orthographes historiques (Ngazar, Ngujam, Nkazzar) ont pu etre confondues avec des termes geographiques ou dynastiques (Birni N'gazargamu). La distinction entre le peuple Ngizim proprement dit et le terme geographique utilise dans les sources historiques du Bornou necessite une lecture critique des sources.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Niaboua recouvre en realite plusieurs entites distinctes — Nyabwa, Nyedebwa, Kouzie — dont les limites sont parfois confondues dans les sources. Les Niaboua et les Niedeboua se considerent parents issus d'une meme souche, mais forment des groupes residentiels separes.
Pourquoi ce nom pose problème : Nǀuu désigne la forme occidentale de la langue Nǁng. C'est aussi un verbe général en khoekhoe. Le gouvernement et les ONG emploient ǂKhomani pour l'ensemble de la communauté, alors que ce nom lui avait historiquement été donné par les ǀʼAuni. Les publications et les médias confondent souvent Nǀuu, une forme locale de la langue, Nǁng, la langue dans son ensemble, et ǂKhomani, la communauté. Le nom s'écrit N|uu, Nluu ou Nǀuu selon les conventions suivies.
Pourquoi ce nom pose problème : La nomenclature est complexe : le même groupe est désigné Taa, ǃXóõ, ǃXoon, et chacun de ces termes recouvre des réalités légèrement différentes selon les dialectes et les regions. Les locuteurs eux-mêmes utilisent ǃXoon ou ʼNǀohan selon leur dialecte. Le terme ǃXóõ a été popularisé dans la littérature linguistique internationale mais n'est pas employé par tous les locuteurs. Le terme Masarwa est considéré péjoratif par les communautés San.