Système politique traditionnel
Monarchie electiveà legitimite religieuse : le Manikongo (roi du Kongo) etait elu par les nobles de la cour (ne pas heredite stricte) et legitimise par la reconnaissance de ses pairs, les regalia royaux et le ritualisme religieux. La cour de Mbanza Kongo comptait des gouverneurs provinciaux (ducs, marques, comtes) souvent de la famille royale. Apres 1665 : fragmentation en principautes dirigees par des familles nobles alliees aux Portugais. Les regions etaient administrees par des nobles hereditaires.
Organisation clanique
Systeme de descent matrilineaire (kanda) : l'appartenance clanique se transmet par la mere. Les kanda sont les unites sociales fondamentales pour l'heritage, l'alliance et l'identite. Les sous-groupes (Beembe, Vili, Yombe, Sundi, etc.) constituent des unites semi-autonomes au sein de la culture kongo globale.
Rôle des lignages
Les lignages matrilineaires (kanda) detiennent les droits fonciers et de succession. Le chef de kanda gere les conflits, les mariages et les rites. La descendance matrilineaire coexiste avec une residence patrilocale, creant une tension entre le lignage du pere et celui de la mere dans les droits de l'enfant.
Autorité religieuse
Pretres traditionnels (nganga) specialises selon les domaines (nganga nkisi pour les amulettes, nganga a bilongo pour la medecine). Les nkisi (objets-forts charges de puissance spirituelle) sont actives par des nganga. L'Eglise catholique, implantee depuis 1491, a joue un role majeur dans la vie kongo. Le mouvement Kimbanguiste (fonde au Congo belge en 1921 par Simon Kimbangu) est un exemple de religion kongo syncretique tres influente.