Église São Sebastião, île de Mozambique — Erik Cleves Kristensen, Wikimedia Commons, CC BY 2.0
Saviez-vous que
Le nom Mozambique serait lié à un marchand appelé Mussa Bin Bique.
Selon le récit présenté ici, Mussa Bin Bique était un cheikh et marchand installé sur l’île. Lorsque l’expédition de Vasco de Gama y arrive en 1498, les Portugais auraient pris son nom pour celui du lieu et l’auraient écrit Moçambique.
L’île devient une capitale coloniale au XVIe siècle. Son nom est ensuite étendu à un territoire plus vaste. Cette explication relie donc le nom d’une personne, celui d’une île et celui du pays.
PaysMozambique
PeupleMakua
Chargement des noms et appellations
Village des monts Maloti, Lesotho — SkyPixels, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
Les mots Lesotho et Botswana indiquent le lien entre un pays et un peuple.
En sesotho, Mosotho désigne une personne, Basotho le peuple, Sesotho la langue et Lesotho le pays. Une même base revient dans ces mots, mais leur début change. On retrouve ce fonctionnement avec Motswana, Batswana, Setswana et Botswana.
Cette partie placée au début du mot s’appelle un préfixe. Dans ces exemples, elle permet de distinguer le pays, le peuple, une personne et la langue. La comprendre aide donc à savoir de quoi l’on parle.
PaysLesotho
PaysBotswana
PeupleSotho
PeupleTswana
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bushmen est considere comme offensant dans les contextes officiels bien que certains membres de la communaute l'aient reapproprie. L'appellation !Kung cree une confusion avec les groupes !Xun du nord. L'emploi de San comme terme collectif gomme les differences significatives entre les dizaines de groupes distincts.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Touareg a ete applique de maniere uniforme a des groupes confedres distincts qui n'avaient pas necessairement conscience d'une identite commune avant la colonisation. Les etats post-coloniaux ont souvent criminalise les revendications identitaires touaregues. Le terme Tamacheq ou Tamajaq est prefere par certains linguistes pour designer la langue plutot que le peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Touareg a ete applique de maniere uniforme a des groupes confedres distincts qui n'avaient pas necessairement conscience d'une identite commune avant la colonisation. Les etats post-coloniaux ont souvent criminalise les revendications identitaires touaregues. Le terme Tamacheq ou Tamajaq est prefere par certains linguistes pour designer la langue plutot que le peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Touareg a ete applique de maniere uniforme a des groupes confedres distincts qui n'avaient pas necessairement conscience d'une identite commune avant la colonisation. Les etats post-coloniaux ont souvent criminalise les revendications identitaires touaregues. Le terme Tamacheq ou Tamajaq est prefere par certains linguistes pour designer la langue plutot que le peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des graphies (Djallonke, Dialonke, Yalunka, Jalunka) reflete les translitterations differentes des explorateurs et administrateurs coloniaux francais et britanniques. Le terme peut aussi preter a confusion avec Djalonke, qui designe parfois l'ensemble des peuples pre-fulanis du Fouta Djallon. L'origine du second element du nom Fouta Djallon est par ailleurs discutee : l'administrateur colonial Andre Arcin le faisait deriver du patronyme peul Diallo, lecture que les travaux ulterieurs ecartent au profit de Jalon, la montagne en langue yalunka.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme créole peut être perçu comme réducteur car l'identité cap-verdienne est complexe, mêlant des contributions africaines (Mandingue, Wolof, Fulani, Sérère, Balanta, Temne) et européennes (portugaise principalement). La question du rattachement identitaire africain ou européen a été un enjeu politique lors de l'indépendance (1975) et dans les débats sur l'officialisation du kriolu.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Kara peut preter a confusion avec d'autres peuples d'Afrique portant ce nom. La graphie Karo est aujourd'hui privilegiee dans la litterature scientifique pour designer specifiquement ce groupe omovallien.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Kara peut preter a confusion avec d'autres peuples d'Afrique portant ce nom. La graphie Karo est aujourd'hui privilegiee dans la litterature scientifique pour designer specifiquement ce groupe omovallien.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Tigre et Tigrinya (ou Tigréens/Tigray) est fréquente dans la littérature occidentale et même dans certains contextes politiques. Ce sont deux peuples, deux langues et deux contextes géographiques distincts : les Tigre sont des lowlanders majoritairement musulmans des plaines occidentales et côtières de l'Érythrée, tandis que les Tigrinya-speaking Biher-Tigrinya occupent les hauts plateaux centraux et sont majoritairement chrétiens.
Pourquoi ce nom pose problème : La multitude de noms cree des confusions dans les sources historiques et museographiques. La repartition entre trois Etats (Angola, RDC, Zambie) a engendre trois nomenclatures administratives differentes pour le meme peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : La distinction entre Koyra Boro Seyo (Koyraboro Senni, groupe de Gao) et Koyra Chiini (groupe de Tombouctou) peut prêter à confusion, les deux étant des dialectes songhaï du Mali mais géographiquement et linguistiquement distincts. Koyraboro Senni est inintelligible aux locuteurs zarma du Niger selon Ethnologue, ce qui souligne la diversité interne du groupe songhay.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Guerze (utilisé en Guinée francophone) et Kpelle (utilisé au Libéria anglophone) désignent le même peuple mais sont souvent traités comme des groupes distincts dans les sources coloniales et certaines classifications, créant une confusion dans la littérature académique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme créole peut être perçu comme réducteur car l'identité cap-verdienne est complexe, mêlant des contributions africaines (Mandingue, Wolof, Fulani, Sérère, Balanta, Temne) et européennes (portugaise principalement). La question du rattachement identitaire africain ou européen a été un enjeu politique lors de l'indépendance (1975) et dans les débats sur l'officialisation du kriolu.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Crioulo est ambigu car il désigne à la fois une identité ethnique (les Créoles, métis d'origine afro-portugaise) et une pratique linguistique (tous les locuteurs du créole de Guinée-Bissau, quelle que soit leur origine). Les Créoles ethniques ne représentent qu'environ 1% de la population, mais leur langue est parlée par 90% des Bissau-Guinéens.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kroumen a oscillé entre désignation ethnique et désignation professionnelle : des marins d'origines diverses adoptaient l'identité Kroumen pour bénéficier de la réputation maritime krou. Il peut donc désigner un sous-groupe ethnique précis (populations côtières de Tabou à San Pedro en CIV) ou plus largement tout marin d'origine krou.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Sesarwa ou Sarwa est considere pejoratif par de nombreux membres du groupe car il implique une subordination aux Tswana. Basarwa (pluriel tswana) est le terme officiel utilise au Botswana pour l'ensemble des San, mais est aussi juge reducteur. L'appellation Bushmen est generalement rejetee.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre le nom du peuple (Kusasi) et la langue (Kusaal) est courante. Les locuteurs preferent Kusaal pour la langue, afin de distinguer clairement la denomination ethnique de la denomination linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Kuteb et les peuples voisins (Jukun, Chamba, Tiv) est frequente dans les sources coloniales et postcoloniales en raison des imbrications historiques et des conflits interethniques dans la region de Takum. L'orthographe varie entre Kuteb et Kutep selon les sources.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Belle, d'origine externe, efface l'identite propre du groupe. Il reste toutefois largement utilise dans les sources anglophones et les statistiques officielles du Libéria.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kwararafa designe a la fois le peuple jukun et leur ancien empire, ce qui peut preter a confusion. Le nom Jukun couvre plusieurs groupes dialectaux distincts (Wapa, Wanu, Jiba) qui ne se reconnaissent pas tous sous ce denominateur commun.
Pourquoi ce nom pose problème : Les termes Barakwena, Mbarakwena et Water Bushmen sont consideres pejoratifs ou reducteurs. La denomination Bushmen est egalement rejetee par beaucoup de membres du groupe. La declaration de Penduka (2000) recommande l'orthographe Khwe comme appellation standardisee.
Pourquoi ce nom pose problème : Swazi est une adaptation européenne du nom. Dans leur langue, les personnes concernées emploient Emaswati ou siSwati. La présence des deux formes Swazi et Swati crée parfois une confusion dans les sources anglaises et françaises.
Pourquoi ce nom pose problème : Lobi est un terme generique recouvrant plusieurs groupes ethniques etroitement apparentes mais distincts (Lobi propres, Birifor, Dagara, Dyan, Gan, Tenbo/Loron, Dorossy). La confusion est frequente entre les Lobi propres et l'ensemble du groupe Lobi-Dagarti. Au Ghana, les Lobi sont souvent comptes comme partie du groupe Mole-Dagomba, rendant leur quantification difficile.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Manza (langue) et Mbanza (peuple distinct de RCA, Congo-Brazzaville et RDC) est frequente dans les sources coloniales et certaines publications contemporaines.
Pourquoi ce nom pose problème : La terminologie est complexe car Malinké, Mandinka, Mandingo, Maninka et Manding désignent parfois le même groupe ethnique élargi (environ 15 millions de personnes), parfois des sous-groupes distincts selon les contextes géographiques et académiques. L'ISO 639-3 distingue plusieurs langues : emk (Eastern Maninkakan), mnk (Mandinka), mlq (Western Maninkakan), mku (Konyanka Maninka), msc (Sankaran Maninka), mwk (Kita Maninkakan), sous le macrocode man (Mandingo).
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Manianga (terme géographique/commercial) et Ba-sundi (terme ethnique propre) a conduit à des approximations dans les sources coloniales. Les Manianga constituent un sous-groupe de l'ethnie Kongo de la province du Kongo Central (ex-Bas-Congo), et non un groupe entièrement distinct du peuple Kongo.
Pourquoi ce nom pose problème : Selon la tradition orale, les colonisateurs auraient confondu le nom du chef de l'époque avec celui du groupe en employant Mankanya. Les personnes concernées se nomment Bahula, « les gens de Hula », et appellent leur langue Uhula.