Cimier chi wara, Bamana, Mali, Huntington Museum of Art — Daderot, Wikimedia Commons, CC0
Saviez-vous que
Une explication rapproche Bambara de « ceux qui refusent ».
L’origine est discutée : le nom a été rapproché de l’arabe et du mandingue. Les sources du XVIIIe siècle citées dans la fiche lui donnent des sens comme « infidèle » ou « mécréant ». Des Mandingues musulmans l’employaient pour désigner les Bamana restés attachés à d’autres croyances.
Bamana est le nom employé par les personnes concernées. Bambara désigne aujourd’hui aussi une langue parlée par des millions de personnes et utilisée dans les échanges entre peuples. Ces usages actuels ne portent pas toujours le jugement religieux rapporté dans les textes anciens.
PeupleBambara (Bamana)
PaysMali
Chargement des noms et appellations
Gare de Dakar, Sénégal, 1972 — Fred van der Kraaij, ASC Leiden via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
Peul, Fulani et Fulɓe désignent le même peuple.
Les personnes concernées emploient Fulɓe pour plusieurs personnes et Pullo pour une seule. Le nom Peul, courant en français, viendrait du wolof. Fulani, courant en anglais, serait passé par le haoussa. On rencontre aussi Fula, ainsi que Fellata au Tchad et au Soudan. Leur langue est appelée pulaar à l’ouest et fulfulde à l’est.
Présents du Sénégal au Soudan, les Fulɓe ont été désignés dans plusieurs langues, par leurs voisins et par des administrations coloniales. Ces contacts aident à comprendre pourquoi plusieurs noms continuent à circuler.
PeupleFulɓe (Peul)
PaysSénégal
PaysMali
PaysNiger
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Sotho seul peut etre ambigu car il couvre aussi les Sotho du Nord (Pedi) et les Tswana. Basotho designe specifiquement le peuple du Lesotho et ses cousins sud-africains.
Pourquoi ce nom pose problème : Teke et Bateke sont des noms d'origine kikongo, donnés de l'extérieur puis repris par l'administration coloniale. Les personnes concernées se nomment plutôt Tio, Tyo ou Teo. Bateke réunit plusieurs groupes aux manières de parler et aux histoires différentes : les Teke de l'Est ou Tio, ceux du Nord au Gabon et ceux de l'Ouest.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Tokaleya reunit deux groupes distincts (Toka et Leya) qui ont chacun une identite propre. Les Tokaleya sont parfois confondus avec les Tonga de Zambie car ils parlent des dialectes tongiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Tswa sont souvent consideres par les recenseurs mozambicains et par les peuples voisins comme un sous-dialecte des Tsonga plutot que comme un peuple distinct. Cette ambiguite rend les donnees demographiques difficiles a etablir. La Bible de reference ecrite est basee sur la grammaire tsonga; xitswa s'en distingue par des traits phonologiques et lexicaux propres.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Tonga designe un sous-groupe tumbuka du Malawi (Nyasa Tonga) qui est distinct des Tonga de Zambie et Zimbabwe — confusion frequente dans les sources.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identité tutsi a été radicalement transformée par la théorie hamitique coloniale, qui présentait les Tutsi comme une race nilotique ou chamitique supérieure aux Hutu. Cette idéologie a justifié la domination coloniale pro-tutsi, puis a alimenté les propagandes anti-tutsi conduisant au génocide de 1994. Depuis 1994, l'usage du terme comme marqueur identitaire premier est découragé par le gouvernement rwandais, qui promeut l'identité Banyarwanda unifiée.
Pourquoi ce nom pose problème : La distinction Tutsi/Hutu est plus sociale qu'ethnique dans son origine historique. Instrumentalisee par la colonisation belge (cartes d'identite ethniques introduites en 1933), elle est devenue un marqueur de violence politique. Les Ganwa constituent une categorie aristocratique historiquement distincte des Tutsi communs. Un Hutu riche en betail pouvait devenir Tutsi socialement (kwihutura), et un Tutsi appauvri pouvait descendre au rang social des Hutu (gukora), selon les historiens.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme 'Pygmee' est considere comme pejoratif et deshumanisant par de nombreuses organisations de defenses des droits des peuples autochtones, dont l'IWGIA (International Work Group for Indigenous Affairs) et le Forum Permanent de l'ONU sur les Questions Autochtones. Il reduit les individus a une caracteristique physique (stature) et nie leur identite culturelle et linguistique. L'auto-denomination Batwa ou Twa est preferred par les communautes et les organisations de defense des droits. Au Rwanda, suite au genocide de 1994, toute denomination ethnique est officiellement proscrite, ce qui cree une tension entre protection de l'identite Batwa et interdiction legale des categories ethniques.
Pourquoi ce nom pose problème : Le peuple Wandya est peu documente dans les sources academiques accessibles. Les frontieres avec les groupes voisins (Nande/Yira, Konjo, Amba) sont parfois floues dans les classifications ethnographiques coloniales et postcoloniales.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Venda sont souvent confondus avec des groupes Shona ou Sotho-Tswana. Leur langue Tshivenda est unique et non mutuellement intelligible avec les langues voisines, malgre des influences Sotho-Tswana et Kalanga.
Pourquoi ce nom pose problème : Selon la tradition orale, les colonisateurs auraient confondu le nom du chef de l'époque avec celui du groupe en employant Mankanya. Les personnes concernées se nomment Bahula, « les gens de Hula », et appellent leur langue Uhula.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bayaka peut creer confusion avec le peuple Aka (Mbenga), groupe pygmee d'Afrique centrale qui parle une langue bantoue differente (ISO axk). Ces deux peuples n'ont aucun lien historique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Bakoba, parfois utilise par les voisins, a une connotation de subalternite liee a la periode de servage sous les Batawana. Les Wayeyi preferent leurs propres noms MaYeyi ou Wayeyi.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Bakoba, parfois utilise par les voisins, a une connotation de subalternite liee a la periode de servage sous les Batawana. Les Wayeyi preferent leurs propres noms MaYeyi ou Wayeyi.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : Deux groupes distincts portent le nom Yombe : d'une part les Yombe-Kongo (COD, COG, AGO), sous-groupe Kongo de la foret du Mayombe et de la vallee du Chiloango, qui ont produit les nkisi nkondi et phemba celebres ; d'autre part, un groupe distinct de Zambie (district d'Isoka, dans le nord du pays) dont la langue n'est pas apparentee a celle des Yombe-Kongo. Cette fiche concerne exclusivement les Yombe-Kongo d'Afrique centrale. Au sein meme de ce groupe, les appellations Yombe, Bayombe et Kongo du Mayombe designent la meme population, tantot par son ethnyme, tantot par sa region d'habitat ; les Yombe du Congo-Brazzaville, de Cabinda et du Kongo Central (RDC) partagent une identite commune mais des dialectes et des pratiques locales differencies, fragmentee par les frontieres coloniales entre trois Etats.
Pourquoi ce nom pose problème : Deux groupes distincts portent le nom Yombe : d'une part les Yombe-Kongo (COD, COG, AGO), sous-groupe Kongo de la foret du Mayombe et de la vallee du Chiloango, qui ont produit les nkisi nkondi et phemba celebres ; d'autre part, un groupe distinct de Zambie (district d'Isoka, dans le nord du pays) dont la langue n'est pas apparentee a celle des Yombe-Kongo. Cette fiche concerne exclusivement les Yombe-Kongo d'Afrique centrale. Au sein meme de ce groupe, les appellations Yombe, Bayombe et Kongo du Mayombe designent la meme population, tantot par son ethnyme, tantot par sa region d'habitat ; les Yombe du Congo-Brazzaville, de Cabinda et du Kongo Central (RDC) partagent une identite commune mais des dialectes et des pratiques locales differencies, fragmentee par les frontieres coloniales entre trois Etats.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Azande (peuple) et Zande (langue) est frequente. De plus, le terme Azande designe un macro-groupe constitue de nombreux peuples assimiles par la conquete Avungara : tous les Azande ne partagent pas les memes origines, mais ont adopte la langue et la culture zande.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Ndowe est en realite un terme collectif englobant plusieurs peuples bantous cotiers distincts (Kombe, Benga, Bujeba, Balengue, etc.) partageant une identite littorale commune. Il est parfois difficile de distinguer les differents sous-groupes dans les statistiques et les sources.
Pourquoi ce nom pose problème : La variation orthographique (Bade, Bede, Bedde, Bode) cree parfois des confusions dans les sources documentaires. Le terme Bedde fait reference a l'emirat colonial tandis que Bade designe le groupe ethnolinguistique. La frontiere entre le groupe Bade et le groupe Ngizim voisin est parfois floue dans les sources, les deux etant classes dans la meme subdivision Bade Proper du West Chadic.
Pourquoi ce nom pose problème : La variation orthographique (Bade, Bede, Bedde, Bode) cree parfois des confusions dans les sources documentaires. Le terme Bedde fait reference a l'emirat colonial tandis que Bade designe le groupe ethnolinguistique. La frontiere entre le groupe Bade et le groupe Ngizim voisin est parfois floue dans les sources, les deux etant classes dans la meme subdivision Bade Proper du West Chadic.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Batswana designe aussi tous les citoyens du Botswana, independamment de leur ethnicite. Il convient de distinguer les Tswana ethniques des citoyens botswanais au sens civique.
Pourquoi ce nom pose problème : Beja est un nom d'origine arabe donné à ce peuple par d'autres populations. Selon certains chefs religieux beja, il signifierait combattants ou combattants des Pharaons. Les personnes concernées emploient Bidhaawyeet pour leur langue et leur peuple, ou se présentent par leur groupe : Bishareen, Hadendoa, Amarar, entre autres.
Pourquoi ce nom pose problème : Konkomba est un nom donné au peuple à l'époque coloniale, puis diffusé dans les publications de recherche et les documents administratifs. Ses membres préfèrent Bikpakpaam. Konkomba reste toutefois reconnu dans les usages officiels au Ghana et au Togo.
Pourquoi ce nom pose problème : Les termes Shanqella et Changalla sont consideres pejoratifs car utilises par les peuples des hautes terres pour designer les peuples des basses terres qu'ils asservissaient. Wetawit/Watawit peut etre ressenti comme stigmatisant pour les individus issus de mariages mixtes.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Balanda Boor (groupe nilotique, Nilo-Saharien) et Balanda Bviri (groupe Ubangien, Niger-Congo) est frequente dans les sources, les deux groupes cohabitant dans les memes etats du Soudan du Sud et etant souvent collectivement designes Belanda. Ils partagent un nom geographique mais appartiennent a des familles linguistiques differentes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Haratine est fortement associe a l'histoire de l'esclavage et de la servitude dans le monde arabo-berbere. Il est perçu comme pejoratif dans certains contextes (notamment au Maroc). La population ainsi designee n'est pas homogene : elle regroupe des descendants de populations noires autochtones du Sahara, des descendants d'esclaves captures au sud du Sahara et des affranchis dont le statut social reste inferieur. La frontiere entre Haratine et Abid (esclaves proprement dits) est floue selon les regions et les epoques.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Belle, d'origine externe, efface l'identite propre du groupe. Il reste toutefois largement utilise dans les sources anglophones et les statistiques officielles du Libéria.
Pourquoi ce nom pose problème : Il ne faut pas confondre les Ambo de Zambie avec les Ambo (Ovambo) de Namibie et d'Angola, qui sont des peuples totalement differents. Les Ambo de Zambie sont un sous-groupe Lala de la Province de l'Est.