L'Okavango près de Rundu, Namibie — Peter Stenglein, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.5
Saviez-vous que
Le nom vaKavango est lié au fleuve Okavango.
Dans cette région, l’Okavango marque la frontière entre la Namibie et l’Angola. Le nom vaKavango est rattaché à ce fleuve. La région administrative namibienne de Kavango, divisée en Kavango Est et Kavango Ouest en 2013, reprend également ce nom.
Le même nom sert ainsi à parler du fleuve, des populations riveraines et de régions administratives. Le contexte permet de savoir lequel de ces sens est employé.
PeuplevaKavango
PaysNamibie
PaysAngola
Chargement des noms et appellations
Baie de Freetown, Imray, 1884 — British Library via Wikimedia Commons, domaine public
Saviez-vous que
Les sources ne donnent pas toutes la même origine au nom Sierra Leone.
Un récit courant attribue Serra Lyoa, « montagnes du Lion », au Portugais Pedro de Sintra vers 1462. L’historien sierra-léonais C. Magbaily Fyle conteste cette attribution : il relève le nom avant cette date et propose qu’une erreur de lecture ait été recopiée par plusieurs historiens.
Le sens est lui aussi expliqué de plusieurs façons. Le relief aurait évoqué des dents de lion, ou le tonnerre au-dessus des collines aurait rappelé un rugissement. Les marins anglais emploient Sierra Leoa au XVIe siècle, puis Sierra Leone, rendu officiel par les Britanniques en 1787.
PaysSierra Leone
PeupleTemne
PeupleMende
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bakwé est parfois confondu avec les Kroumen (peuple cotier distinct du meme ensemble Krou), ce qui cree des ambiguites dans la litterature. Les Bakwé sont distincts des Kroumen (peche et activites maritimes) et des Wane (groupe voisin).
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bakwé est parfois confondu avec les Kroumen (peuple cotier distinct du meme ensemble Krou), ce qui cree des ambiguites dans la litterature. Les Bakwé sont distincts des Kroumen (peche et activites maritimes) et des Wane (groupe voisin).
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Balanda Boor (groupe nilotique, Nilo-Saharien) et Balanda Bviri (groupe Ubangien, Niger-Congo) est frequente dans les sources, les deux groupes cohabitant dans les memes etats du Soudan du Sud et etant souvent collectivement designes Belanda. Ils partagent un nom geographique mais appartiennent a des familles linguistiques differentes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme balanta designe un ensemble de sous-groupes linguistiquement apparentes mais pas toujours mutuellement intelligibles. La classification des dialectes comme langues distinctes ou comme dialectes d'une meme langue varie selon les linguistes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme balanta designe un ensemble de sous-groupes linguistiquement apparentes mais pas toujours mutuellement intelligibles. La classification des dialectes comme langues distinctes ou comme dialectes d'une meme langue varie selon les linguistes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme balanta designe un ensemble de sous-groupes linguistiquement apparentes mais pas toujours mutuellement intelligibles. La classification des dialectes comme langues distinctes ou comme dialectes d'une meme langue varie selon les linguistes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Tokaleya reunit deux groupes distincts (Toka et Leya) qui ont chacun une identite propre. Les Tokaleya sont parfois confondus avec les Tonga de Zambie car ils parlent des dialectes tongiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Makololo est incorrect car il designe le peuple conquis et non les Lozi eux-memes. Barotse peut etre percu comme un terme impose par les puissances coloniales europeennes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme 'Luhya' designe en realite une constellation ethnolinguistique de plus de 20 sous-tribus distinctes, chacune avec sa propre langue/dialecte et son systeme clanique. L'identite Luhya est une construction politique du XXe siecle: chaque individu s'identifie d'abord par sa sous-tribu (Omubukusu, Omumaragoli, Omusamia, etc.) avant de se dire Luhya.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme 'Luhya' designe en realite une constellation ethnolinguistique de plus de 20 sous-tribus distinctes, chacune avec sa propre langue/dialecte et son systeme clanique. L'identite Luhya est une construction politique du XXe siecle: chaque individu s'identifie d'abord par sa sous-tribu (Omubukusu, Omumaragoli, Omusamia, etc.) avant de se dire Luhya.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bangala/Ngala a d'abord été posé de l'extérieur, par des Européens, sur un ensemble de groupes distincts le long du Moyen-Congo et du Haut-Congo (Budja, Ngombe, Poto, Doko, Mondunga, Ngbandi, Ngbaka, Mbanza, etc.). Certains de ces groupes sont de souche soudanaise (Ngbandi, Ngbaka) et non strictement bantoue. Le parler qui porte le même nom, le bangala, est issu du bobangi et devenu langue de contact au poste de Bangala-Station (Meeuwis, 2020). Hulstaert tenait déjà en 1940 pour presque certain qu'aucune tribu Bangala n'avait existé.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identité manyika comme groupe distinct des autres Shona n'existe formellement que depuis les années 1930, construite en partie par les missionnaires et administrateurs coloniaux qui standardisèrent le dialecte écrit et appliquèrent le terme Manyika à tous les habitants de Manicaland. Des sous-groupes comme les peuples de Makoni (MaUngwe, ChiUngwe) ne parlent pas le même dialecte et furent inclus de manière arbitraire. Les Manyika du Mozambique et du Zimbabwe ont des trajectoires coloniales distinctes (portugaise versus britannique).
Pourquoi ce nom pose problème : Un debat historiographique important entoure l'assimilation des Obamba et Mbete au groupe Kota. Marie-Claude Dupre (1980) s'y est opposee, et l'historien gabonais Guy Claver Loubamono-Bessacque (2017) a confirme que les Obamba sont des Mbete et non des Kota : ils parlent le mbede et non le kota, et leurs migrations viennent de l'est (moyenne Sangha) tandis que les Kota viennent du nord.
Pourquoi ce nom pose problème : Un debat historiographique important entoure l'assimilation des Obamba et Mbete au groupe Kota. Marie-Claude Dupre (1980) s'y est opposee, et l'historien gabonais Guy Claver Loubamono-Bessacque (2017) a confirme que les Obamba sont des Mbete et non des Kota : ils parlent le mbede et non le kota, et leurs migrations viennent de l'est (moyenne Sangha) tandis que les Kota viennent du nord.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bassa est parfois confondu avec le peuple Bassa du Cameroun, dont la langue appartient au groupe bantou de la famille Niger-Congo. Il s'agit d'une entité distincte des Bassa du Liberia, dont la langue bassa (bsq) appartient à la famille krou. Il l'est aussi avec les Bassa Nge du Nigeria, un autre peuple qui porte le même nom (voir sa fiche) : ce sont trois peuples distincts, que seule la ressemblance du nom rapproche.
Pourquoi ce nom pose problème : Bamiléké est un terme-parapluie artificiel recouvrant une centaine de royaumes (fondoms) distincts avec leurs propres langues, chefs et histoires. Cette denomination coloniale a efface la diversite interne et a ete instrumentalisee dans les tensions ethniques post-independance au Cameroun.
Pourquoi ce nom pose problème : Bamiléké est un terme-parapluie artificiel recouvrant une centaine de royaumes (fondoms) distincts avec leurs propres langues, chefs et histoires. Cette denomination coloniale a efface la diversite interne et a ete instrumentalisee dans les tensions ethniques post-independance au Cameroun.
Pourquoi ce nom pose problème : La distinction entre Arabes somaliens et Somaliens d'ascendance arabe est floue, car de nombreux clans somaliens revendiquent une origine arabe (notamment la genealogie depuis Quraych ou des saints islamiques). Les Benadiris sont souvent consideres comme distincts des Somaliens ethniques, mais leur identite est composite (arabe, persane, indienne, bantoue et somalienne). Le terme Arabes somaliens peut couvrir a la fois ces minorites historiques et les ressortissants arabes recents en Somalie.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des graphies (Nzebi, Ndzébi, Njabi, Bandjabi...) engendre des confusions dans la litterature coloniale et ethnographique. Le groupe est parfois confondu avec les Tsaangi, population voisine avec laquelle les Nzebi ont fusionne au fil du temps, creant une identite composite.
Pourquoi ce nom pose problème : Les multiples orthographes historiques (Ngazar, Ngujam, Nkazzar) ont pu etre confondues avec des termes geographiques ou dynastiques (Birni N'gazargamu). La distinction entre le peuple Ngizim proprement dit et le terme geographique utilise dans les sources historiques du Bornou necessite une lecture critique des sources.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des graphies (Nzebi, Ndzébi, Njabi, Bandjabi...) engendre des confusions dans la litterature coloniale et ethnographique. Le groupe est parfois confondu avec les Tsaangi, population voisine avec laquelle les Nzebi ont fusionne au fil du temps, creant une identite composite.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bambara porte une connotation historiquement negative liee au refus de l'islam. Des le XVIIIe siecle, il etait employe comme terme depreciatif par les Mandingues islamises pour designer les Bamana restes animistes. Il a ete recupere et neutralise au fil du temps.
Pourquoi ce nom pose problème : Cette macro-catégorie n'est pas une identité ethnique vécue mais une classification linguistique académique. Aucun des peuples concernés ne se désigne comme bénoué-congolais. La diversité interne est extrême : des Yoruba du Nigeria aux Zulu d'Afrique du Sud, en passant par les Igbo, les Tiv, les Bantu de l'Afrique centrale et australe, tous appartiennent à cette famille mais n'ont aucune conscience collective commune.
Pourquoi ce nom pose problème : La categorisation 'autres' efface les identites specifiques de chaque groupe. Le Gabon compte une quarantaine de peuples aux langues et cultures distinctes, tous classe dans dix grands groupes linguistiques bantous.
Pourquoi ce nom pose problème : En Afrique du Sud, le terme Bantu a ete instrumentalise par le regime d apartheid (annees 1940-1990) pour designer les populations noires (Bantu Education Act, bantoustans). Cette utilisation politique pejorative a rendu le terme sensible. Les termes Bantu peoples et langues bantoues restent cependant utilises dans les milieux academiques, linguistiques et anthropologiques sans connotation negative.