Système politique traditionnel
Societe hierarchique et de castes. A Kong, deux groupes sociaux principaux : les horon (citoyens libres) et les woloso (anciens captifs domestiques). La hierarchie est fondee sur l'âge (aine sur cadet), le sexe et la caste familiale. Les aînes ont le pouvoir de parole dominant. Les captifs de guerre (jonw) et une classe de guerriers hereditaires charges de la defense des caravanes et des cites (tuntigi) completent cette hierarchie.
Organisation clanique
Clans structures autour de grandes familles patronymiques partagees avec les Bambara et les Malinke (Ouattara/Wattara, Coulibaly, Traore, Diarra, Doumbia, Fofana, Kone, Keita, Kouyate, Bamba, Camara, etc.). Les Ouattara detiennent le pouvoir coutumier, les Baro et Saganogo le pouvoir religieux.
Rôle des lignages
La loyaute aux clans est tres forte chez les Jula. La transmission du pouvoir religieux suit les lignees Saganogo (Qadiriyya) et Diane (Tijaniyya). Le ko koro, manifestation coutumiere reservee aux hommes d'age mur et de rang eleve, illustre l'importance du statut lineager.
Autorité religieuse
Autorite religieuse exercee par des imams et des lettrés islamiques (marabouts). Les familles Saganogo et Diane detiennent historiquement l'autorite spirituelle a Kong. Des academies, mosquees et bibliotheques islamiques furent fondees a Kong sous la dynastie Ouattara. Les lettrés (karamogo) se forment cinq a trente ans sous un cheikh avant de recevoir un turban et une chaine de transmission (isnad). Cette tradition, dite suwarienne, remonte a Sheikh Al-Hajj Salim Suwari, vers 1500.