Habitations à Vilankulo, province d'Inhambane, Mozambique — Brian Dell, Wikimedia Commons, domaine public
Saviez-vous que
Les Vatswa peuvent être regroupés avec les Tsonga dans les recensements.
La fiche rapporte que les recensements mozambicains comptent les Vatswa avec les Tsonga. Shangaan, un nom tiré de celui du chef Soshangane, leur a aussi été appliqué, bien qu’ils soient présents avant son empire.
Ces regroupements rendent les Vatswa moins visibles dans les chiffres publiés. La fiche rattache cette confusion aux usages de l’administration coloniale portugaise, qui écrivait Tshwa. Il faut donc regarder les catégories du recensement avant d’interpréter ses nombres.
Kirdi a été employé pour regrouper plus de quarante peuples non musulmans.
Le nom est rattaché au kanouri-haoussa et interprété comme « païen ». Des populations musulmanes du nord du Cameroun et du Tchad, dont les Peuls, les Mandaras et les Kotokos, l’emploient pour des voisins non musulmans. Le récit de voyage du major Denham, publié en 1826, mentionne la forme Kerdies.
Le regroupement réunit des peuples aux langues et aux cultures différentes. Depuis les années 1990, un mouvement politique reprend le nom dans « Kirditude » pour affirmer une identité commune. Un mot donné de l’extérieur peut ainsi être réutilisé par des personnes qu’il désignait.
PeupleMafa
PeupleSara
PaysCameroun
PaysTchad
PaysNigeria
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Toura sont parfois confondus avec les Mahou (Mahouka), leurs voisins proches avec qui ils partagent de nombreuses pratiques culturelles et des masques similaires. Wikipedia (FR) note explicitement ce lien : 'les Toura ont un lien avec les Mahous : ces deux ethnies ont presque les memes fetes villageoises, coutumes et masques'. La classification de la langue toura oscille entre le sous-groupe Dan-Toura (Mande du Sud) et un positionnement autonome.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identité godié est parfois contestée : certaines sources (notamment le tourisme officiel ivoirien) ont tenté de rattacher les Godié aux Dida comme sous-groupe, ce que les Godié eux-mêmes récusent, affirmant constituer un groupe ethnique à part entière.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Pare recouvre deux sous-groupes linguistiquement distincts : le Sud-Pare (Asu/Chasu) et le Nord-Pare (Gweno/Kighonu). Le processus historique de glissement du Nord-Pare vers la culture Asu a engendre une unite progressive mais incomplete.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Toura sont parfois confondus avec les Mahou (Mahouka), leurs voisins proches avec qui ils partagent de nombreuses pratiques culturelles et des masques similaires. Wikipedia (FR) note explicitement ce lien : 'les Toura ont un lien avec les Mahous : ces deux ethnies ont presque les memes fetes villageoises, coutumes et masques'. La classification de la langue toura oscille entre le sous-groupe Dan-Toura (Mande du Sud) et un positionnement autonome.
Pourquoi ce nom pose problème : La partition Guéré / Wobé est une construction coloniale artificielle qui ne correspondait à aucune frontière culturelle, linguistique ou identitaire préexistante. Elle a engendré des divisions qui se sont progressivement institutionnalisées malgré leur caractère arbitraire.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bushmen est historiquement pejoratif et reducteur. San (pluriel de San) est le terme generalement prefere par les organisations de defense des droits. Central Kalahari Bushmen efface la diversite linguistique et culturelle des peuples distincts du Kalahari (Gǁana, Gǀwi, Gwikwe, etc.).
Pourquoi ce nom pose problème : Les Dan jugent Gio méprisant en raison de son lien supposé avec le mot bassa pour esclave. Il reste employé dans les documents officiels libériens et certaines publications de recherche en anglais, malgré leur préférence pour leur propre nom, Dan.
Pourquoi ce nom pose problème : La designation Kussi est parfois confondue avec d'autres groupes. Le nom Cassanga renvoie egalement au royaume historique de Kasa (ou Kasanga) de Casamance, qui etait domine par des elites mandinguisees.
Pourquoi ce nom pose problème : Fellata peut être employé comme une insulte dans certains contextes au Soudan et au Tchad. Il est alors associé à l'idée que les migrants ne seraient pas les bienvenus. Ces noms donnés par d'autres personnes diffèrent de Fulɓe, le nom que les personnes concernées emploient pour se nommer. Fulani est parfois utilisé pour parler uniquement des pasteurs nomades, alors que ce nom désigne aussi d'autres personnes.
Pourquoi ce nom pose problème : Habesha a plusieurs sens selon le contexte. Dans son sens traditionnel le plus restreint, il désigne les peuples chrétiens orthodoxes des hauts plateaux qui parlent des langues sémitiques : Amhara, Tigrayens et Tigrinya d'Érythrée. Dans un sens plus large, il peut inclure les Gurage, les Argobba et les Harari. Les musulmans des hauts plateaux, notamment les Jeberti, ont historiquement refusé ce nom. Des Éthiopiens et des Érythréens vivant à l'étranger l'emploient pour affirmer une identité commune au-delà des frontières nationales. Certains membres de groupes dominés ne se reconnaissent toutefois pas dans cet usage.
Pourquoi ce nom pose problème : Les langues dogon constituent une famille independante avec environ 12 langues et 50 sous-dialectes tres divergents, dont beaucoup ne sont pas mutuellement intelligibles. L'unite ethnique Dogon est culturelle et territoriale plutot que strictement linguistique. Le terme Dogon recouvre donc des groupes dont les langues sont aussi eloignees que des langues differentes.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identité amhara est complexe car ce groupe a longtemps exercé une domination politique et culturelle sur l'Éthiopie, ce qui a conduit à confondre l'identité amhara avec l'identité éthiopienne elle-même. Sous le FDRE (depuis 1991), l'organisation ethnique de l'Éthiopie a généré des tensions autour de la définition de l'amharité (débat Mesfin Woldemariam vs Meles Zenawi en 1991).
Pourquoi ce nom pose problème : Habesha a plusieurs sens selon le contexte. Dans son sens traditionnel le plus restreint, il désigne les peuples chrétiens orthodoxes des hauts plateaux qui parlent des langues sémitiques : Amhara, Tigrayens et Tigrinya d'Érythrée. Dans un sens plus large, il peut inclure les Gurage, les Argobba et les Harari. Les musulmans des hauts plateaux, notamment les Jeberti, ont historiquement refusé ce nom. Des Éthiopiens et des Érythréens vivant à l'étranger l'emploient pour affirmer une identité commune au-delà des frontières nationales. Certains membres de groupes dominés ne se reconnaissent toutefois pas dans cet usage.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination 'Rundi' peut etre interpretee soit comme designation linguistique (locuteurs du kirundi), soit comme designation ethnique (peuple du Burundi). La distinction entre Hutu, Tutsi et Twa a ete instrumentalisee par les colonisateurs allemands et belges qui ont durci des categories sociales autrefois plus fluides, contribuant aux tensions qui ont conduit aux genocides de 1972 et 1993. Il est scientifiquement errone de traiter Hutu et Tutsi comme des 'races' separees : tous deux parlent Kirundi, partagent la culture rundi et sont genetiquement tres proches. Les distinctions etaient historiquement socio-economiques (agriculteurs vs eleveurs de betail) et poreuses.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identite hadiya est complexe : la definition historique basee sur l'ancien Sultanat Hadiya inclut des groupes ethniques aujourd'hui connus sous d'autres noms (Silt'e, Qabeena, Alaaba). Le terme Hadiya designe strictement aujourd'hui les groupes parlant le hadiyyisa (Hadiya proper), mais il est parfois utilise dans un sens plus large.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Hadimu rappelle leur statut historique de sujets subordonnés aux sultans omanais de Zanzibar. Certains membres de la communauté préfèrent d'autres désignations pour s'affranchir de cette connotation servile.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identite hadiya est complexe : la definition historique basee sur l'ancien Sultanat Hadiya inclut des groupes ethniques aujourd'hui connus sous d'autres noms (Silt'e, Qabeena, Alaaba). Le terme Hadiya designe strictement aujourd'hui les groupes parlant le hadiyyisa (Hadiya proper), mais il est parfois utilise dans un sens plus large.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identite hadiya est complexe : la definition historique basee sur l'ancien Sultanat Hadiya inclut des groupes ethniques aujourd'hui connus sous d'autres noms (Silt'e, Qabeena, Alaaba). Le terme Hadiya designe strictement aujourd'hui les groupes parlant le hadiyyisa (Hadiya proper), mais il est parfois utilise dans un sens plus large.
Pourquoi ce nom pose problème : Les différents noms donnés au peuple témoignent de ses contacts avec les Tswana, les Lozi et les Européens, ainsi que de sa présence dans plusieurs régions. Gova est surtout utilisé en Zambie, tandis que Mbukushu est préféré au Botswana et en Namibie.
Pourquoi ce nom pose problème : Les différents noms donnés au peuple témoignent de ses contacts avec les Tswana, les Lozi et les Européens, ainsi que de sa présence dans plusieurs régions. Gova est surtout utilisé en Zambie, tandis que Mbukushu est préféré au Botswana et en Namibie.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Haiǁom sont souvent classes parmi les San (Bushmen), terme generique que certains membres rejettent. Leur langue, qu'ils partageaient initialement avec les groupes Ju voisins, s'est progressivement converge vers le Khoekhoe sous influence des Nama expansionnistes aux 16e-17e siecles, rendant leur classification ambigue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Bakoba, parfois utilise par les voisins, a une connotation de subalternite liee a la periode de servage sous les Batawana. Les Wayeyi preferent leurs propres noms MaYeyi ou Wayeyi.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme générique Chinois efface les distinctions internes majeures entre sous-groupes : Hakka (majoritaires, ~95 %), Cantonais-Namshun (~5 %) et Hokkiens (Fujianese, groupe historique initial). Ces groupes ont une histoire migratoire, des langues et des organisations sociales distinctes, et ont parfois connu des tensions intercommunautaires.
Pourquoi ce nom pose problème : Les différents noms donnés au peuple témoignent de ses contacts avec les Tswana, les Lozi et les Européens, ainsi que de sa présence dans plusieurs régions. Gova est surtout utilisé en Zambie, tandis que Mbukushu est préféré au Botswana et en Namibie.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des variantes orthographiques (Mbukushu, Hambukushu, Hakokuhu) cree des confusions dans les sources coloniales et contemporaines. Le terme Mbukushu est impose par les Tswana et non choisi par le peuple lui-meme.