Le fleuve Congo vu depuis le plateau de Manyanga, gravure publiée en 1895 — Harry H. Johnston, Wikimedia Commons, domaine public
Saviez-vous que
Le nom Manianga est expliqué par deux récits différents.
Van Bulck le rapproche d’un marché fondé près de Kimbanza par l’ancêtre Volumina. Ce marché aurait été le seul de la région à subsister à l’époque coloniale. Monnier et Wiliame rapportent plutôt un surnom employé par Stanley et ses compagnons en 1881 près des chutes de Mpioka, pour des personnes appelées Sundi.
Dans ces deux explications, Manianga n’aurait donc pas été à l’origine un nom de peuple. Ba-sundi reste un nom employé pour le groupe ; ba- indique le pluriel des personnes. Les récits ne donnent toutefois pas la même origine à Manianga.
PeupleManianga (Ba-sundi)
PaysRépublique démocratique du Congo
PaysCongo
Chargement des noms et appellations
Gare de Dakar, Sénégal, 1972 — Fred van der Kraaij, ASC Leiden via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
Peul, Fulani et Fulɓe désignent le même peuple.
Les personnes concernées emploient Fulɓe pour plusieurs personnes et Pullo pour une seule. Le nom Peul, courant en français, viendrait du wolof. Fulani, courant en anglais, serait passé par le haoussa. On rencontre aussi Fula, ainsi que Fellata au Tchad et au Soudan. Leur langue est appelée pulaar à l’ouest et fulfulde à l’est.
Présents du Sénégal au Soudan, les Fulɓe ont été désignés dans plusieurs langues, par leurs voisins et par des administrations coloniales. Ces contacts aident à comprendre pourquoi plusieurs noms continuent à circuler.
PeupleFulɓe (Peul)
PaysSénégal
PaysMali
PaysNiger
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Gourounsi est un nom générique imposé de l'extérieur par les Mossi et les Djerma pour désigner un ensemble de groupes distincts ne partageant ni langue commune ni identité ethnique unifiée. Les sous-groupes (Kassena, Nankani, Lyele, Nuna, Sisaala, Ko, Frafra, Talensi, etc.) ne se reconnaissent pas toujours dans ce terme parapluie.
Pourquoi ce nom pose problème : Gwandara désigne à la fois le peuple et sa langue. L'administration coloniale les regroupait avec les Haoussa, et les Gwandara ont dû affirmer leur identité propre. Dans le Plateau State, l'usage d'un autre nom, Abakwa Riga, peut donner l'impression qu'il s'agit d'un groupe différent.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Guan designe en realite un ensemble heterogene de peuples partageant une parente linguistique plutot qu'une identite ethnique unique. Certains sous-groupes comme les Etsii sont assimiles aux Fante et ne se reconnaissent plus necessairement comme Guan.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Gen-Mina combine deux groupes distincts : les Gen (issus des Ga d'Accra) et les Mina stricto sensu (issus des Ane d'Elmina). Localement, les habitants d'Aneho preferent Mina tandis que ceux de Glidji preferent Gen. En francais colonial, Mina fut utilise de maniere elargie pour designer l'ensemble des peuples de la cote ouest-africaine du golfe de Guinee, ce qui cree des confusions. Les recensements utilisent tantot Mina, tantot Guen ou Anecho comme synonymes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Guéré est retenu officiellement par le capitaine Laurent, administrateur du cercle du Haut-Cavally, pour toutes les populations au sud des Dan, après la création du poste de Logoualé en 1911, selon Alfred Schwartz. Avant lui, il ne désignait que les Guéo, un petit groupe de la rive gauche du Rô.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Guerze (utilisé en Guinée francophone) et Kpelle (utilisé au Libéria anglophone) désignent le même peuple mais sont souvent traités comme des groupes distincts dans les sources coloniales et certaines classifications, créant une confusion dans la littérature académique.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Gen-Mina combine deux groupes distincts : les Gen (issus des Ga d'Accra) et les Mina stricto sensu (issus des Ane d'Elmina). Localement, les habitants d'Aneho preferent Mina tandis que ceux de Glidji preferent Gen. En francais colonial, Mina fut utilise de maniere elargie pour designer l'ensemble des peuples de la cote ouest-africaine du golfe de Guinee, ce qui cree des confusions. Les recensements utilisent tantot Mina, tantot Guen ou Anecho comme synonymes.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Gen-Mina combine deux groupes distincts : les Gen (issus des Ga d'Accra) et les Mina stricto sensu (issus des Ane d'Elmina). Localement, les habitants d'Aneho preferent Mina tandis que ceux de Glidji preferent Gen. En francais colonial, Mina fut utilise de maniere elargie pour designer l'ensemble des peuples de la cote ouest-africaine du golfe de Guinee, ce qui cree des confusions. Les recensements utilisent tantot Mina, tantot Guen ou Anecho comme synonymes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Crioulo est ambigu car il désigne à la fois une identité ethnique (les Créoles, métis d'origine afro-portugaise) et une pratique linguistique (tous les locuteurs du créole de Guinée-Bissau, quelle que soit leur origine). Les Créoles ethniques ne représentent qu'environ 1% de la population, mais leur langue est parlée par 90% des Bissau-Guinéens.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Giziga a été donné par les Fulɓe, alors que les personnes concernées se nomment Marva. Les administrations coloniale puis postcoloniale ont installé l'usage de Giziga. Le groupe peut donc le vivre comme un nom imposé de l'extérieur.
Pourquoi ce nom pose problème : Aucun nom donné de l'extérieur n'est signalé ici comme particulièrement problématique. Les chercheurs discutent encore le lien possible entre Gola et Gullah.
Pourquoi ce nom pose problème : Gourmantché est parfois confondu avec Gurma, employé en anglais, ou Gourma, employé par l'administration burkinabè. Ces formes viennent des manières française et britannique d'écrire le nom à l'époque coloniale. Elles ne correspondent pas à un nom unique employé durablement par le peuple lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Shanqella est considere pejoratif car il etait employe par les peuples des hautes terres (Amhara, Agaw) qui asservissaient les Gumuz et autres peuples des basses terres. Il efface les identites individuelles de chaque peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Shanqella est considere pejoratif car il etait employe par les peuples des hautes terres (Amhara, Agaw) qui asservissaient les Gumuz et autres peuples des basses terres. Il efface les identites individuelles de chaque peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : L'appellation Gur est une catégorie linguistique et non une identité ethnique partagée. Les peuples Gur n'ont pas de sentiment d'appartenance commune a priori. Leur regroupement sous ce label est le produit du travail des linguistes et anthropologues, et ne correspond pas à un auto-désignation collective.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Gurage est avant tout culturel et geographique plutot que strictement linguistique : les langues gurage ne sont pas toujours mutuellement intelligibles et couvrent au moins trois groupes distincts (Nord, Est, Ouest). Les Silte ont rejete l'identite gurage lors d'un referendum en 2000 et ont obtenu leur propre zone administrative. L'identite gurage englobe des communautes chretiennes orthodoxes, musulmanes et animistes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Frafra peut avoir des connotations péjoratives dans l'usage local. Il ne désigne pas un groupe ethniquement homogène mais un ensemble de peuples distincts (Gurensi, Talensi, Nabdam, Kusasi) regroupés sous ce label colonial en raison de leurs similarités culturelles et linguistiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Gourmantché est parfois confondu avec Gurma, employé en anglais, ou Gourma, employé par l'administration burkinabè. Ces formes viennent des manières française et britannique d'écrire le nom à l'époque coloniale. Elles ne correspondent pas à un nom unique employé durablement par le peuple lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : Gourmantché est parfois confondu avec Gurma, employé en anglais, ou Gourma, employé par l'administration burkinabè. Ces formes viennent des manières française et britannique d'écrire le nom à l'époque coloniale. Elles ne correspondent pas à un nom unique employé durablement par le peuple lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Frafra peut avoir des connotations péjoratives dans l'usage local. Il ne désigne pas un groupe ethniquement homogène mais un ensemble de peuples distincts (Gurensi, Talensi, Nabdam, Kusasi) regroupés sous ce label colonial en raison de leurs similarités culturelles et linguistiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Gurunsi regroupe des peuples non necessairement proches; les Kasena s'en distinguent et preferent leur propre designation ethnique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Gurunsi est d'origine externe et pejorative, impose par les voisins Mossi. Il recouvre une pluralite de peuples distincts ne partageant ni langue commune ni institutions politiques communes. Son emploi efface les identites specifiques comme celle des Wiyana.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kisii ne designe pas le peuple dans leur propre langue mais une ville (Kisii, aussi appelee Bosongo ou Getembe). Il provient de l'administration coloniale britannique. Le nom authentique est Abagusii.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Guwa/Gwa peut etre confondu avec d'autres groupes africains portant des appellations similaires (Gwa de Cote d'Ivoire, Guwa d'Australie designe une langue eteinte). Le petit nombre de locuteurs et l'absence de documentation etendue rendent l'identite du groupe peu connue hors du Nigeria.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Guwa/Gwa peut etre confondu avec d'autres groupes africains portant des appellations similaires (Gwa de Cote d'Ivoire, Guwa d'Australie designe une langue eteinte). Le petit nombre de locuteurs et l'absence de documentation etendue rendent l'identite du groupe peu connue hors du Nigeria.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Podoko/Podokwa designe a la fois un peuple et sa langue (Parkwa, ISO pbi), ce qui cree une confusion dans les sources. La grande variete des orthographes europeennes (Podogo, Podokwo, Parekwa, Parkwa) reflete les difficultes des transcriptions coloniales.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Shangaan est souvent utilise de facon abusive pour l'ensemble des Tsonga, ce qui est historiquement inexact: les Shangaan ne sont qu'une fraction des Tsonga, liee a l'empire de Gaza de Soshangane (1820s). Cela cree des tensions identitaires, notamment en Afrique du Sud ou des communautes tsonga preexistaient a Gaza et refusent l'etiquette Shangaan. En Mozambique, l'appellation Changana est utilisee.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kwararafa designe a la fois le peuple jukun et leur ancien empire, ce qui peut preter a confusion. Le nom Jukun couvre plusieurs groupes dialectaux distincts (Wapa, Wanu, Jiba) qui ne se reconnaissent pas tous sous ce denominateur commun.