Lac Babati, région de Manyara, Tanzanie, 2009 — Daniel Thomas, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0
Saviez-vous que
Les Gorwaa portent aussi des noms donnés par leurs voisins.
Kimbulu, ou Mbulu, serait emprunté au nom du principal village iraqw. Fiome et Ufiomi sont employés en swahili. Les Datooga, des éleveurs voisins, utilisent Gobreik pour les anciens groupes d’agriculteurs de langue couchitique auxquels la fiche rattache les Gorwaa et les Iraqw.
La fiche rapporte qu’en ville, de jeunes Gorwaa se présentent eux-mêmes comme Mbulu. Un nom venu des voisins peut donc être adopté par les personnes concernées, tout en rendant moins visible la distinction entre les groupes.
PeupleGorwaa
PaysTanzanie
Chargement des noms et appellations
Cours du Nouveau Calebar, delta du Niger, 1867 — Charles Girard, Wikimedia Commons, domaine public
Saviez-vous que
La ressemblance entre Kalabari et Calabar a créé des confusions.
La fiche rapproche Kalabari d’un ancêtre nommé Perebo Kalabari, fils de Meinowei. Calabar est un nom efik qui désigne une ville du Cross River. Elle rapporte que les Portugais ont écrit Calabari et que les Britanniques ont employé Calabar, en rapprochant les deux noms.
Les personnes concernées emploient aussi Awome. Elem Kalabari, le nom du principal lieu d’installation, est interprété comme « nouveau port d’expédition ». Ces explications distinguent le nom du peuple de ceux des lieux.
PeupleKalabari
PaysNigeria
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Baga recouvre plusieurs groupes distincts qui ne forment pas une unite linguistique homogene : leurs langues sont partiellement mutuellement inintelligibles. La denomination est avant tout geographique et culturelle plutot que strictement ethnolinguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Hutu fut instrumentalise par la colonisation belge : les Belges institutionnaliserent la distinction Hutu-Tutsi par des cartes d'identite ethniques obligatoires (annees 1920), creant une hierarchie raciale artificielle sur la base du nombre de vaches possedees. Cette categorisation contribua directement aux violences ethniques ulterieures, notamment au genocide de 1994. Depuis 1994, le Rwanda a officiellement supprime la categorisation ethnique dans les documents d'etat.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Baga recouvre plusieurs groupes distincts qui ne forment pas une unite linguistique homogene : leurs langues sont partiellement mutuellement inintelligibles. La denomination est avant tout geographique et culturelle plutot que strictement ethnolinguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Bakoba, parfois utilise par les voisins, a une connotation de subalternite liee a la periode de servage sous les Batawana. Les Wayeyi preferent leurs propres noms MaYeyi ou Wayeyi.
Pourquoi ce nom pose problème : La multitude de noms cree des confusions dans les sources historiques et museographiques. La repartition entre trois Etats (Angola, RDC, Zambie) a engendre trois nomenclatures administratives differentes pour le meme peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : La designation Swahili pour ces populations est academique plutot qu'auto-attribuee. Les Bajuni insistent sur leur identite distincte et affirment que le swahili est issu du bajuni, non l'inverse. En Somalie, leur statut de minorite bantoue les place en bas de la hierarchie clanique somali, exposant ces communautes a la discrimination et a la marginalisation depuis l'independance.
Pourquoi ce nom pose problème : Swazi est une adaptation européenne du nom. Dans leur langue, les personnes concernées emploient Emaswati ou siSwati. La présence des deux formes Swazi et Swati crée parfois une confusion dans les sources anglaises et françaises.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Kgalagadi ont ete categorises comme sous-groupe 'inferieur' des Batswana par l'administration coloniale britannique (Bechuanaland), ce qui leur a valu une exclusion du systeme des huit tribus tswana officielles dotees de droits et d'autonomie administrative. Ce classement discriminatoire a influence leur representation politique jusqu'a l'independance du Botswana (1966).
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Bakiga devient une catégorie de l'administration britannique, arrivée au Kigezi en 1908 : elle classe la population en Banyarwanda du Bufumbira, Bakiga du Rukiga et Bahororo du Rujumbura, catégories devenues depuis une part de l'identité du Kigezi, selon Donald Denoon.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Cabindais ont une identite distincte par rapport aux autres Bakongo angolais, issue de leur histoire separee sous trois royaumes (Ngoyo, Loango, Kakongo) et d'une culture differenciee. Le Traite de Simulambuco (1885) avait fait de Cabinda un protectorat portugais distinct de l'Angola, une difference constitutionnelle ignoree lors de l'independance angolaise (1975). Le mouvement separatiste FLEC (Front de Liberation de l'Enclave de Cabinda) milite depuis 1963 pour l'independance.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bakwé est parfois confondu avec les Kroumen (peuple cotier distinct du meme ensemble Krou), ce qui cree des ambiguites dans la litterature. Les Bakwé sont distincts des Kroumen (peche et activites maritimes) et des Wane (groupe voisin).
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bakwé est parfois confondu avec les Kroumen (peuple cotier distinct du meme ensemble Krou), ce qui cree des ambiguites dans la litterature. Les Bakwé sont distincts des Kroumen (peche et activites maritimes) et des Wane (groupe voisin).