Système politique traditionnel
Organisation en royaumes centralisés (ebihanje) gouvernes chacun par un roi (mukama). Le roi nommait des nobles (balangira, princes) aux postes administratifs. La hierarchie comprenait : le roi (mukama), le premier ministre (omukuru we kibuga), les ministres (batongole), le conseil (lukiiko), les chefs de comtés (bami b'enshozi) et les chefs de villages (bakungu). Un petit nombre de clans nobles patriclinéaires dirigeait une grande majorite de clans roturiers.
Organisation clanique
Les Haya etaient traditionnellement organises en environ 130 clans patrilineaires (oluganda), chacun possedant son propre totem (generalement un animal). Des interdictions alimentaires et comportementales s'appliquaient au totem de chaque clan. Les clans controlaient la tenure fonciere avant l'epoque des dynasties. Certains clans avaient des fonctions specifiques : les Batunda (gardes royaux), les Bashonde (brasseurs royaux), les Baihuzi (cuisiniers royaux). Les clans etaient exogames et disposes en groupes territoriaux.
Grades d'âge
Systeme de classes d'age (omuteko) : les garcons de 10-12 ans entraient dans une classe d'age pour environ 3 ans, recevant une instruction morale, sportive, militaire et historique. Environ 50 % etaient renvoyés a l'issue de cette formation. Les jeunes filles pouvaient etre envoyees a la cour du roi (buzana).
Rôle des lignages
Les lignages patrilineaires determinaient l'identite, les alliances matrimoniales et la succession. Chaque famille exploitait individuellement une ferme heritee des ancetres. Les villages etaient formes de groupes de menages adjacents sur des terres cultivees en permanence.
Autorité religieuse
Autorite des pretres, pretresses et mediums lies aux croyances bachwezi (esprits royaux des ancetres). La maison de divination (buchwankwanzi) guidait les decisions de guerre et de raids. Les guerisseurs (omufumu) utilisaient herbes et pouvoir spirituel. Syncrétisme avec le christianisme (lutheranisme puis catholicisme dominant depuis le XXe siecle).