Système politique traditionnel
Societe organisee autour de chefferies hereditaires (bihuwo) dirigees par un mwami (roi ou chef), qui detient a la fois l'autorite politique et sacree. Le mwami est assiste d'un conseil des anciens (bakungu) et de porteurs de charges rituelles. Les regalia sacres (tambours, lances, bâtons rituels) symbolisent la continuite avec les anciens rois de Bunyoro. Hierarchie de statuts dans la chefferie : barutsi (nobles), batambo (chefs de terre), bakungu (conseillers), bapfuku (sujets), balembetsi. Les forgerous (bahisi) occupaient un role tres puissant.
Organisation clanique
La societe hunde est organisee en groupes de parente territoriaux (bisasa) tracant leur descendance aux premiers compagnons de Kinyungu. Chaque groupement village inclut des statuts specifiques : barutsi, batambo, bahunga, bakungu, bapfuku, bakekulu. Les groupes territoriaux sont associes a un ou plusieurs 'montagnes' (domaines) et ont leur propre structure d'autorite. Certains groupes ont le statut de barutsi (nobles), d'autres de batambo (chefs de terre) ou de bapfuku (sujets).
Grades d'âge
Systeme d'initiation sacree complexe : le candidat a la chefferie sacree (mubake) doit passer par une initiation qui peut durer trois a quatre ans. La relation mumbo (lien rituel symbolique de paix et de legitimite) entre chefferies regulait les rapports d'autorite.
Rôle des lignages
Les lignages territoriaux hereditaires determinent l'appartenance au groupe, l'acces a la terre et la position dans la hierarchie politique. La succession au titre de mwami est strictement determinee par la genealogie. Le tribute (mutulo) en sorgho, eleusine, chevres et ivoire etait du par les groupes inferieurs aux chefs.
Autorité religieuse
Veneration des ancetres (bazimu) : les esprits des ancetres protegent la fertilite, la sante et la terre. Rituel ihema ngoma de consecration des chefs. Le porteur de l'autorite sur la terre (mubambi) controle l'acces rituel aux ressources. Les Hunde commercaient les limites de chasse et de peche avec les Nyanga via des autorisations rituelles du chef (mugomba wa mwami).