Pirogues sur le Wouri, Douala — Kondah, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
Le nom Cameroun serait lié aux crevettes du fleuve Wouri.
Selon le récit présenté ici, le navigateur portugais Fernão do Pó remonte l’estuaire du Wouri en 1472 et le nomme Rio dos Camarões, « la rivière des crevettes », en référence aux crustacés qu’il y observe.
Le nom du fleuve est ensuite appliqué au territoire. Il prend plusieurs formes selon les langues et les administrations : Camarões en portugais, Kamerun en allemand, Cameroon en anglais et Cameroun en français.
PaysCameroun
PeupleDuala
Chargement des noms et appellations
Couronne d'argent du royaume de Kaffa, Musée ethnologique d'Addis-Abeba — Sailko, Wikimedia Commons, CC BY 3.0
Saviez-vous que
Le lien entre Kaffa et le mot « café » reste une hypothèse peu probable.
Le caféier pousse dans cette région d’Éthiopie, ce qui peut faire penser que le mot « café » vient du nom Kaffa. Les linguistes cités jugent toutefois ce rapprochement peu probable. La ressemblance entre un lieu et un mot ne suffit pas à établir leur lien.
Kaffa désigne un peuple qui se nomme Kafficho, un ancien royaume et une zone administrative éthiopienne. Keffa est une façon de transcrire le nom amharique. Ces différents usages doivent être distingués de l’hypothèse sur le mot « café ».
PeupleKafficho
PaysÉthiopie
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Giziga a été donné par les Fulɓe, alors que les personnes concernées se nomment Marva. Les administrations coloniale puis postcoloniale ont installé l'usage de Giziga. Le groupe peut donc le vivre comme un nom imposé de l'extérieur.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Giziga a été donné par les Fulɓe, alors que les personnes concernées se nomment Marva. Les administrations coloniale puis postcoloniale ont installé l'usage de Giziga. Le groupe peut donc le vivre comme un nom imposé de l'extérieur.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Guerze (utilisé en Guinée francophone) et Kpelle (utilisé au Libéria anglophone) désignent le même peuple mais sont souvent traités comme des groupes distincts dans les sources coloniales et certaines classifications, créant une confusion dans la littérature académique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Grebo recouvre un continuum de plus de vingt-cinq dialectes distincts et des groupes d'ethnies diverses. Les groupes de l'intérieur contestent l'ascendant politique pris par les Grebo côtiers (Glebo) grâce à leurs alliances avec les colons américo-libériens.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des noms (Bussa, Dobase, Mosiye, Mossiya) reflete la diversite des appellations exterieures et la confusion qui peut en resulter dans les recensements et les sources academiques.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identité godié est parfois contestée : certaines sources (notamment le tourisme officiel ivoirien) ont tenté de rattacher les Godié aux Dida comme sous-groupe, ce que les Godié eux-mêmes récusent, affirmant constituer un groupe ethnique à part entière.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identité godié est parfois contestée : certaines sources (notamment le tourisme officiel ivoirien) ont tenté de rattacher les Godié aux Dida comme sous-groupe, ce que les Godié eux-mêmes récusent, affirmant constituer un groupe ethnique à part entière.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identité godié est parfois contestée : certaines sources (notamment le tourisme officiel ivoirien) ont tenté de rattacher les Godié aux Dida comme sous-groupe, ce que les Godié eux-mêmes récusent, affirmant constituer un groupe ethnique à part entière.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Toubou (terme generique englobant Teda et Daza) et Daza (sous-groupe specifique) est frequente dans la litterature. Le terme Gorane peut etre vecu comme reducteur car il efface la distinction entre Daza et Teda. Dans le contexte des guerres civiles tchadiennes, les affiliations ethniques Daza/Toubou ont ete instrumentalisees politiquement.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Kreda sont souvent subsumés sous l'appellation générique Daza ou Toubou dans les sources, ce qui rend difficile leur identification statistique distincte. La frontière entre Kreda et autres sous-groupes Daza est parfois floue dans la littérature.
Pourquoi ce nom pose problème : Gourmantché est parfois confondu avec Gurma, employé en anglais, ou Gourma, employé par l'administration burkinabè. Ces formes viennent des manières française et britannique d'écrire le nom à l'époque coloniale. Elles ne correspondent pas à un nom unique employé durablement par le peuple lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kimbulu peut induire en erreur car il désigne à la fois la langue gorowa et la langue iraqw dans certains contextes urbains, brouillant la distinction ethnolinguistique entre les deux groupes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Frafra est percu comme inapproprie car il derive d'un malentendu colonial sur une salutation locale. Le terme Nankana et ses variantes peuvent cree des confusions avec d'autres sous-groupes Frafra.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion est fréquente entre le peuple Gwa/M'bato et le groupe linguistique Kwa (famille de langues parlées en Côte d'Ivoire, au Ghana et au Togo). Le peuple Gwa est un groupe ethnique distinct et minoritaire appartenant aux Akan lagunaires.
Pourquoi ce nom pose problème : Gourmantché est parfois confondu avec Gurma, employé en anglais, ou Gourma, employé par l'administration burkinabè. Ces formes viennent des manières française et britannique d'écrire le nom à l'époque coloniale. Elles ne correspondent pas à un nom unique employé durablement par le peuple lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : La dénomination Koulango recouvre deux dialectes distincts (Bouna et Bondoukou), parfois traités comme des langues séparées par les linguistes (codes ISO distincts : nku pour Bouna, kzc pour Bondoukou). Le terme Lorhon peut désigner les ancêtres Koulango mais est encore utilisé pour certaines communautés. Le nom Koulango a par ailleurs d'abord désigné une catégorie sociale, et n'a pris son sens ethnique qu'à l'époque coloniale.
Pourquoi ce nom pose problème : Les différents noms donnés au peuple témoignent de ses contacts avec les Tswana, les Lozi et les Européens, ainsi que de sa présence dans plusieurs régions. Gova est surtout utilisé en Zambie, tandis que Mbukushu est préféré au Botswana et en Namibie.
Pourquoi ce nom pose problème : Les termes Grands blancs et Gran'bla peuvent rappeler les inégalités coloniales héritées. Le terme petits blancs impliquait une hiérarchie au sein même de la population d'origine européenne.
Pourquoi ce nom pose problème : À Maurice, le terme créole identifie spécifiquement les descendants d'esclaves africains chrétiens, par opposition aux Indo-Mauriciens (hindous et musulmans) et aux Sino-Mauriciens. La Constitution mauricienne classe la population en quatre communautés (hindoue, musulmane, sino-mauricienne, population générale), les Créoles faisant partie de la population générale avec les Franco-Mauriciens. Cette classification reste source de tensions politiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Blancs peut être perçu comme une réduction de l'identité du groupe à la couleur de peau, gommant la dimension culturelle et historique. Le terme Colons est chargé de connotations liées à l'esclavage et à l'exploitation coloniale.
Pourquoi ce nom pose problème : La categorisation unique de Khoisan Creole recouvre plusieurs identites distinctes et parfois rivales : Griqua (Afrique du Sud), Rehoboth Basters (Namibie), Oorlam, et d'autres. Sous l'apartheid, ces groupes etaient classes comme Coloured, terme rejete. Chaque communaute revendique une identite propre.
Pourquoi ce nom pose problème : La categorisation 'autres' efface les identites specifiques de chaque groupe. Le Gabon compte une quarantaine de peuples aux langues et cultures distinctes, tous classe dans dix grands groupes linguistiques bantous.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Gurunsi regroupe des peuples non necessairement proches; les Kasena s'en distinguent et preferent leur propre designation ethnique.