Cimier chi wara, Bamana, Mali, Huntington Museum of Art — Daderot, Wikimedia Commons, CC0
Saviez-vous que
Une explication rapproche Bambara de « ceux qui refusent ».
L’origine est discutée : le nom a été rapproché de l’arabe et du mandingue. Les sources du XVIIIe siècle citées dans la fiche lui donnent des sens comme « infidèle » ou « mécréant ». Des Mandingues musulmans l’employaient pour désigner les Bamana restés attachés à d’autres croyances.
Bamana est le nom employé par les personnes concernées. Bambara désigne aujourd’hui aussi une langue parlée par des millions de personnes et utilisée dans les échanges entre peuples. Ces usages actuels ne portent pas toujours le jugement religieux rapporté dans les textes anciens.
PeupleBambara (Bamana)
PaysMali
Chargement des noms et appellations
Habitations à Vilankulo, province d'Inhambane, Mozambique — Brian Dell, Wikimedia Commons, domaine public
Saviez-vous que
Les Vatswa peuvent être regroupés avec les Tsonga dans les recensements.
La fiche rapporte que les recensements mozambicains comptent les Vatswa avec les Tsonga. Shangaan, un nom tiré de celui du chef Soshangane, leur a aussi été appliqué, bien qu’ils soient présents avant son empire.
Ces regroupements rendent les Vatswa moins visibles dans les chiffres publiés. La fiche rattache cette confusion aux usages de l’administration coloniale portugaise, qui écrivait Tshwa. Il faut donc regarder les catégories du recensement avant d’interpréter ses nombres.
PeupleVatswa
PeupleRonga
PaysMozambique
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : La coexistence de plusieurs noms (Yungur, Bena, Bena-Yungur) peut preter a confusion. Depuis les travaux de Kleinewillinghöfer (1993), la denomination Bena-Yungur est privilegiee par les linguistes pour designer l'ensemble dialectal, afin de distinguer les Bena-Yungur des Lala qui se nomment aussi Bena.
Pourquoi ce nom pose problème : Lobi et Birifor sont deux peuples distincts mais culturellement et linguistiquement très proches, souvent regroupés dans la littérature ethnographique. Les Birifor ont deux dialectes (Nord et Sud) aux codes ISO distincts. Les deux groupes occupent la même région géographique et partagent des croyances, des coutumes et un mode de vie similaires, ce qui conduit parfois à les assimiler.
Pourquoi ce nom pose problème : Lobi et Birifor sont deux peuples distincts mais culturellement et linguistiquement très proches, souvent regroupés dans la littérature ethnographique. Les Birifor ont deux dialectes (Nord et Sud) aux codes ISO distincts. Les deux groupes occupent la même région géographique et partagent des croyances, des coutumes et un mode de vie similaires, ce qui conduit parfois à les assimiler.
Pourquoi ce nom pose problème : Le bijago a été classé à tort parmi les langues tchadiques. Il appartient aux langues atlantiques du Niger-Congo et présente des liens avec le groupe Bak. Confondre ces familles donne une image inexacte de la langue parlée par les Bidyogo.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Blancs peut être perçu comme une réduction de l'identité du groupe à la couleur de peau, gommant la dimension culturelle et historique. Le terme Colons est chargé de connotations liées à l'esclavage et à l'exploitation coloniale.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Touareg a ete applique de maniere uniforme a des groupes confedres distincts qui n'avaient pas necessairement conscience d'une identite commune avant la colonisation. Les etats post-coloniaux ont souvent criminalise les revendications identitaires touaregues. Le terme Tamacheq ou Tamajaq est prefere par certains linguistes pour designer la langue plutot que le peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : La frontiere Ghana-Togo tracee a l'epoque coloniale a divise artificiellement la communaute Bimoba, cree deux designations administratives distinctes (Bimoba au Ghana, Moba au Togo) et fragmente les structures politiques et familiales traditionnelles.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bobo est ambigu dans la litterature : les Bambara designent sous ce nom a la fois les Bobo-Fing (vrais Bobo, peuple Mande) et les Bwa (peuple Gur), qui sont deux entites distinctes. La confusion est frequente dans les sources populaires.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bobo est ambigu dans la litterature : les Bambara designent sous ce nom a la fois les Bobo-Fing (vrais Bobo, peuple Mande) et les Bwa (peuple Gur), qui sont deux entites distinctes. La confusion est frequente dans les sources populaires.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion systematique entre Bwa et Bobo (deux peuples distincts) dans les sources coloniales et meme contemporaines est la principale difficulte ethnonymique. Les Bwa sont un groupe gur distinct des Bobo (groupe mande), bien que leurs territoires soient proches.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bobo est ambigu dans la litterature : les Bambara designent sous ce nom a la fois les Bobo-Fing (vrais Bobo, peuple Mande) et les Bwa (peuple Gur), qui sont deux entites distinctes. La confusion est frequente dans les sources populaires.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Bobo-Oulé est celui que les Dioula et les Marka donnent aux Bwa ; l'administration française l'a repris, et les Bwa l'admettent couramment, selon Jean Capron.
Pourquoi ce nom pose problème : La variation orthographique (Bade, Bede, Bedde, Bode) cree parfois des confusions dans les sources documentaires. Le terme Bedde fait reference a l'emirat colonial tandis que Bade designe le groupe ethnolinguistique. La frontiere entre le groupe Bade et le groupe Ngizim voisin est parfois floue dans les sources, les deux etant classes dans la meme subdivision Bade Proper du West Chadic.
Pourquoi ce nom pose problème : Teke et Bateke sont des noms d'origine kikongo, donnés de l'extérieur puis repris par l'administration coloniale. Les personnes concernées se nomment plutôt Tio, Tyo ou Teo. Bateke réunit plusieurs groupes aux manières de parler et aux histoires différentes : les Teke de l'Est ou Tio, ceux du Nord au Gabon et ceux de l'Ouest.
Pourquoi ce nom pose problème : La notion d'ethnie Bété est en partie une construction coloniale française, qui a regroupé sous une même étiquette administrative quelque 93 sous-groupes distincts, sans unité politique précoloniale. Après la conquête, des jeunes qui fuient le travail forcé partent travailler vers la Basse-Côte ; les rapports coloniaux de l'époque parlent de « jeunes Bété au tempérament turbulent et instable » qui ne se fixeraient dans aucun emploi, et Dozon y voit les rudiments d'un stéréotype qui s'est attaché au nom. Le nom ne doit pas être confondu avec Mbété (ou Mbede), un peuple bantou du Gabon et du Congo dont la langue relève d'une autre famille : les Bété de Côte d'Ivoire parlent des langues krou.
Pourquoi ce nom pose problème : Selon la tradition orale, les colonisateurs auraient confondu le nom du chef de l'époque avec celui du groupe en employant Mankanya. Les personnes concernées se nomment Bahula, « les gens de Hula », et appellent leur langue Uhula.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identification de ce peuple pose des difficultes : 'Boliwa' n'apparait pas comme terme autonome dans les bases de donnees linguistiques (Ethnologue, Glottolog). Il s'agit vraisemblablement d'une variante orthographique de 'Bolewa' ou 'Bolua', designant le peuple Bole/Bolewa du nord-est du Nigeria. Le code ISO blv attribue dans le fichier source original correspond en realite au Kibala (langue de la Republique du Congo) et non a un peuple nigerian. La correction retenue ici est d'identifier Boliwa aux Bolewa/Bole (ISO : bol, Ethnologue : Bole-Tangale, West Chadic).
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Baga recouvre plusieurs groupes distincts qui ne forment pas une unite linguistique homogene : leurs langues sont partiellement mutuellement inintelligibles. La denomination est avant tout geographique et culturelle plutot que strictement ethnolinguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identification de ce peuple pose des difficultes : 'Boliwa' n'apparait pas comme terme autonome dans les bases de donnees linguistiques (Ethnologue, Glottolog). Il s'agit vraisemblablement d'une variante orthographique de 'Bolewa' ou 'Bolua', designant le peuple Bole/Bolewa du nord-est du Nigeria. Le code ISO blv attribue dans le fichier source original correspond en realite au Kibala (langue de la Republique du Congo) et non a un peuple nigerian. La correction retenue ici est d'identifier Boliwa aux Bolewa/Bole (ISO : bol, Ethnologue : Bole-Tangale, West Chadic).
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Galla est considéré comme une insulte par les Oromo et ne doit plus être utilisé. Le nom Borana peut prêter à confusion avec la moitié Boorana de l'ensemble du peuple Oromo, dont les Borana du sud sont une sous-division.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Galla est considéré comme une insulte par les Oromo et ne doit plus être utilisé. Le nom Borana peut prêter à confusion avec la moitié Boorana de l'ensemble du peuple Oromo, dont les Borana du sud sont une sous-division.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Galla est considéré comme une insulte par les Oromo et ne doit plus être utilisé. Le nom Borana peut prêter à confusion avec la moitié Boorana de l'ensemble du peuple Oromo, dont les Borana du sud sont une sous-division.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bariba, d'origine yoruba, est celui sous lequel le peuple est universellement connu dans les sources coloniales françaises et dans la littérature internationale. Il efface l'autoappellation Baatonu/Baatombu et peut être perçu comme stigmatisant. L'usage académique contemporain recommande d'utiliser Baatonu ou Baatombu.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Hova applique a l'ensemble des Merina est inexact et peut etre vecu comme pejoratif, car il efface la distinction entre les castes andriana (nobles) et hova (hommes libres).
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Shinasha peut preter a confusion car elle est utilisee de maniere interchangeable avec Boro et Bworo, qui sont les termes preferes par le groupe lui-meme. Dans la litterature scientifique, Boro est souvent utilise comme nom de la langue.
Pourquoi ce nom pose problème : La classification des Bideyat est source de confusion : ils sont tantot decrits comme un sous-groupe des Zaghawa/Beri (partageant la langue zaghawa, dialecte Tuba), tantot comme un peuple distinct. La denomination Bideyat dans les sources arabes les assimile parfois aux Toubou (Toubou etant geographiquement voisins dans l'Ennedi), alors qu'ils sont linguistiquement et culturellement proches des Zaghawa.