Impatiens niamniamensis, jardin botanique de Berlin-Dahlem — Krzysztof Ziarnek (Kenraiz), Wikimedia Commons, CC BY 4.0
Saviez-vous que
Un nom méprisant donné aux Azande se retrouve dans le nom d’une plante.
Azande est interprété comme « ceux qui possèdent beaucoup de terre ». Au XIXe siècle, des explorateurs européens ont repris Niam-Niam, un nom employé par des voisins arabes. Il aurait imité le bruit d’une bouche qui mange et associait les Azande à une accusation de cannibalisme.
Le nom a ensuite circulé dans d’autres usages. Le mot turc yamyam en serait issu, et une plante porte encore le nom scientifique Impatiens niamniamensis. Ces mots gardent ainsi la trace d’une réputation attribuée aux Azande.
PeupleAzande
PaysSoudan du Sud
PaysRépublique démocratique du Congo
PaysRépublique centrafricaine
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : La relation entre les Soussou et les Sosso de l'empire du 13e siecle est debattue : certaines sources les assimilent directement (Soussou d'aujourd'hui = descendants des soldats Sosso), d'autres les considerent comme un groupe forme par fusion de plusieurs elements mande. Le nom Sosso est aussi utilise pour l'empire de Soumaoro Kante, ce qui cree une ambiguite entre le peuple contemporain et l'entite historique medievale. Niane presente les Sosoe comme un clan maninka, alors que Person decrit les Susu comme un peuple apparente aux Jalonke.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Sotho seul peut etre ambigu car il couvre aussi les Sotho du Nord (Pedi) et les Tswana. Basotho designe specifiquement le peuple du Lesotho et ses cousins sud-africains.
Pourquoi ce nom pose problème : La désignation Sotho-Tswana est un artefact académique linguistique. Les peuples inclus ne se reconnaissent pas nécessairement comme un groupe unique. Les tensions identitaires entre Tswana (qui se considèrent distincts des Sotho) et Basotho (qui utilisent le même terme Basotho pour désigner les habitants du Lesotho) peuvent créer des confusions.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Chleuh a parfois ete utilise comme insulte en France pendant la Seconde Guerre mondiale pour designer les soldats allemands, en raison d'une confusion phonetique. Au Maroc, il est employe de maniere courante et non pejorative.
Pourquoi ce nom pose problème : La relation entre les Soussou et les Sosso de l'empire du 13e siecle est debattue : certaines sources les assimilent directement (Soussou d'aujourd'hui = descendants des soldats Sosso), d'autres les considerent comme un groupe forme par fusion de plusieurs elements mande. Le nom Sosso est aussi utilise pour l'empire de Soumaoro Kante, ce qui cree une ambiguite entre le peuple contemporain et l'entite historique medievale. Niane presente les Sosoe comme un clan maninka, alors que Person decrit les Susu comme un peuple apparente aux Jalonke.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Chleuh a parfois ete utilise comme insulte en France pendant la Seconde Guerre mondiale pour designer les soldats allemands, en raison d'une confusion phonetique. Au Maroc, il est employe de maniere courante et non pejorative.
Pourquoi ce nom pose problème : Le statut des Ndau est débattu : ils sont parfois classés comme dialecte du shona (Southeast Shona), parfois comme langue et groupe ethnique distincts. Depuis 2013, le ChiNdau est reconnu comme langue officielle distincte par la Constitution du Zimbabwe (article 6). La forte influence nguni sur la langue et la culture ndau complique l'identification ethnique claire.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bushmen est considere comme offensant dans les contextes officiels bien que certains membres de la communaute l'aient reapproprie. L'appellation !Kung cree une confusion avec les groupes !Xun du nord. L'emploi de San comme terme collectif gomme les differences significatives entre les dizaines de groupes distincts.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Khoisan est un terme parapluie desormais rejete car il regroupe des familles linguistiques non apparentees (Tuu, Kx'a, Khoe-Kwadi). Chaque branche et chaque peuple possede son propre endonymen et son histoire distincte.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Mande du Sud ne designe pas un peuple unique mais un regroupement linguistique et culturel de plusieurs peuples partageant des langues apparentees. Il est utilise principalement par les linguistes et ethnologues, et non par les populations elles-memes qui s'identifient a leurs ethnies specifiques (Dan, Guro, Wan, Mano, etc.).
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion fréquente entre Ovimbundu (peuple) et Umbundu (langue) dans la litterature non specialisee. Le terme Southern Mbundu efface la specificite culturelle et politique des Ovimbundu en les definissant uniquement par rapport a leurs voisins du nord.
Pourquoi ce nom pose problème : La désignation Ndebele englobe des groupes distincts. Les Ndzundza (Ndebele du Sud proprement dit) se distinguent des Manala (Ndebele du Nord intérieur) et des Ndebele du Zimbabwe. Sous l'apartheid, les deux groupes furent regroupés dans le bantoustan KwaNdebele (1977-1994), ce qui masqua leurs différences internes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Sotho seul peut etre ambigu car il couvre aussi les Sotho du Nord (Pedi) et les Tswana. Basotho designe specifiquement le peuple du Lesotho et ses cousins sud-africains.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Guerze (utilisé en Guinée francophone) et Kpelle (utilisé au Libéria anglophone) désignent le même peuple mais sont souvent traités comme des groupes distincts dans les sources coloniales et certaines classifications, créant une confusion dans la littérature académique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Basarwa utilise par les Tswana (signifiant ceux qui ne possedent pas de betail) est consideré pejoratif par certains membres du groupe. L'appellation generique Bushmen est aussi rejetee. Hiechware, ou Hietshware, est un nom donné aux Tshwa ; il a parfois été appliqué aussi aux Shua, ce qui crée une confusion.
Pourquoi ce nom pose problème : Confusion frequente avec les Songo de la Republique Democratique du Congo, qui constituent un peuple distinct. La forme Nsongo est preferable pour l'identification linguistique precise.
Pourquoi ce nom pose problème : La relation entre les Soussou et les Sosso de l'empire du 13e siecle est debattue : certaines sources les assimilent directement (Soussou d'aujourd'hui = descendants des soldats Sosso), d'autres les considerent comme un groupe forme par fusion de plusieurs elements mande. Le nom Sosso est aussi utilise pour l'empire de Soumaoro Kante, ce qui cree une ambiguite entre le peuple contemporain et l'entite historique medievale. Niane presente les Sosoe comme un clan maninka, alors que Person decrit les Susu comme un peuple apparente aux Jalonke.
Pourquoi ce nom pose problème : La relation entre les Soussou et les Sosso de l'empire du 13e siecle est debattue : certaines sources les assimilent directement (Soussou d'aujourd'hui = descendants des soldats Sosso), d'autres les considerent comme un groupe forme par fusion de plusieurs elements mande. Le nom Sosso est aussi utilise pour l'empire de Soumaoro Kante, ce qui cree une ambiguite entre le peuple contemporain et l'entite historique medievale. Niane presente les Sosoe comme un clan maninka, alors que Person decrit les Susu comme un peuple apparente aux Jalonke.
Pourquoi ce nom pose problème : La relation entre les Soussou et les Sosso de l'empire du 13e siecle est debattue : certaines sources les assimilent directement (Soussou d'aujourd'hui = descendants des soldats Sosso), d'autres les considerent comme un groupe forme par fusion de plusieurs elements mande. Le nom Sosso est aussi utilise pour l'empire de Soumaoro Kante, ce qui cree une ambiguite entre le peuple contemporain et l'entite historique medievale. Niane presente les Sosoe comme un clan maninka, alors que Person decrit les Susu comme un peuple apparente aux Jalonke.
Pourquoi ce nom pose problème : La relation entre les Soussou et les Sosso de l'empire du 13e siecle est debattue : certaines sources les assimilent directement (Soussou d'aujourd'hui = descendants des soldats Sosso), d'autres les considerent comme un groupe forme par fusion de plusieurs elements mande. Le nom Sosso est aussi utilise pour l'empire de Soumaoro Kante, ce qui cree une ambiguite entre le peuple contemporain et l'entite historique medievale. Niane presente les Sosoe comme un clan maninka, alors que Person decrit les Susu comme un peuple apparente aux Jalonke.
Pourquoi ce nom pose problème : L'appellation Arabes pour les Waswahili efface leur fondement bantou dominant. Certains chercheurs distinguent les Waswahili ethniques (population de la cote) des locuteurs du swahili comme langue vehiculaire (plusieurs dizaines de millions de personnes).
Pourquoi ce nom pose problème : La notion d'Arabes d'Afrique est une macro-catégorie regroupant des populations très diverses ayant en commun l'arabe comme langue et l'islam comme religion, mais dont les origines génétiques, les cultures et les histoires locales sont très différentes. Une grande partie des populations dites arabes d'Afrique du Nord sont en réalité de souche berbère ayant adopté la langue arabe et l'islam suite à l'islamisation (7e-11e siècles) et aux grandes migrations arabes (Banu Hilal, Banu Sulaym, 11e siècle).
Pourquoi ce nom pose problème : La designation Swahili pour ces populations est academique plutot qu'auto-attribuee. Les Bajuni insistent sur leur identite distincte et affirment que le swahili est issu du bajuni, non l'inverse. En Somalie, leur statut de minorite bantoue les place en bas de la hierarchie clanique somali, exposant ces communautes a la discrimination et a la marginalisation depuis l'independance.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identite de cette communaute est complexe : certains membres se considerent comme omanais ayant des racines en Afrique de l'est, d'autres comme des Zanzibaris exiles. Le terme Swahili peut etre percu comme stigmatisant dans certains contextes omanais, ou ces familles cherchent a s'integrer a la societe omanaise dominante.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identite Shirazi est debattue entre historiens. Certains la presentent comme une origine persane authentique (soutenue par des traditions orales et la Chronique de Kilwa), d'autres y voient une construction identitaire posterieure destinee a se distinguer des Arabes omanais arrivants au XIXe siecle, ou a masquer des origines serviles. Des preuves genetiques recentes attestent d'un metissage iranien reel, mais les preuves archeologiques d'une colonisation persane massive font defaut.
Pourquoi ce nom pose problème : Swazi est une adaptation européenne du nom. Dans leur langue, les personnes concernées emploient Emaswati ou siSwati. La présence des deux formes Swazi et Swati crée parfois une confusion dans les sources anglaises et françaises.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Sénoufo apparaît d'abord dans des publications françaises de la fin du XIXe siècle, chez Tautain en 1887 puis chez Binger en 1892, et s'impose ensuite dans la littérature savante et sur le marché de l'art. La recherche récente réexamine cette désignation et la manière dont elle a été construite. Les intéressés se nomment Syénambélé, et se désignent le plus souvent par leur sous-groupe : Cebaara, Supyire, Djimini.