Cases peintes de la SWOPA, Sirigu, village nankana, Ghana — Sucram Yef, Flickr, CC BY 2.0
Saviez-vous que
Trois récits expliquent des noms de peuples par une réponse mal comprise.
Un récit rapproche Frafra, employé sous l’administration britannique pour les Nankana du Ghana, de la salutation en gurune Ya fara fara ?, « comment va ton travail, ta peine ? ». Une formule de politesse aurait ainsi été prise pour un nom de peuple.
Un autre récit rapproche Busanga, nom donné aux Bissa, de bisag gua, « homme bissa », une réponse à des Européens qui demandaient qui ils étaient. Les Ma'di du Nil rapportent une histoire semblable avec madi, « une personne ». Les fiches présentent ces explications comme des récits transmis, dont les détails restent à vérifier.
PeupleNankana (Frafra)
PeupleBissa
PeupleMa'di
PaysGhana
PaysBurkina Faso
PaysOuganda
Chargement des noms et appellations
Mitako, monnaie-bracelet en laiton ou en cuivre attribuée aux Teke du Congo, Museo Casa de la Moneda, Madrid — Ángel M. Felicísimo, Wikimedia Commons, CC BY 2.0
Saviez-vous que
Le nom Teke est rapproché d’un verbe qui signifie « vendre ».
Cette explication rattache le nom aux activités commerciales du peuple. Les formes BaTeke et MuTeke désignent respectivement plusieurs personnes et une seule. Leur sens est présenté comme « ceux du commerce ».
Comme pour le nom Dioula, l’explication proposée fait un lien entre un nom de peuple et le commerce. La ressemblance entre ces récits ne signifie pas que les deux noms ont une origine commune.
PeupleTeke
PaysCongo
PaysGabon
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le regroupement présenté ici repose sur la parenté des langues. Il ne permet pas d'attribuer à tous leurs locuteurs une même origine géographique, une histoire unique ou une identité collective obligatoire. Mandé et mandingue peuvent aussi servir à exprimer des appartenances : leurs usages doivent être situés selon les personnes, les lieux et les époques. Une classification linguistique ne suffit ni à imposer ces appartenances, ni à les nier.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Mande du Sud ne designe pas un peuple unique mais un regroupement linguistique et culturel de plusieurs peuples partageant des langues apparentees. Il est utilise principalement par les linguistes et ethnologues, et non par les populations elles-memes qui s'identifient a leurs ethnies specifiques (Dan, Guro, Wan, Mano, etc.).
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Mande du Sud ne designe pas un peuple unique mais un regroupement linguistique et culturel de plusieurs peuples partageant des langues apparentees. Il est utilise principalement par les linguistes et ethnologues, et non par les populations elles-memes qui s'identifient a leurs ethnies specifiques (Dan, Guro, Wan, Mano, etc.).
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Manza (langue) et Mbanza (peuple distinct de RCA, Congo-Brazzaville et RDC) est frequente dans les sources coloniales et certaines publications contemporaines.
Pourquoi ce nom pose problème : Le regroupement présenté ici repose sur la parenté des langues. Il ne permet pas d'attribuer à tous leurs locuteurs une même origine géographique, une histoire unique ou une identité collective obligatoire. Mandé et mandingue peuvent aussi servir à exprimer des appartenances : leurs usages doivent être situés selon les personnes, les lieux et les époques. Une classification linguistique ne suffit ni à imposer ces appartenances, ni à les nier.
Pourquoi ce nom pose problème : Le regroupement présenté ici repose sur la parenté des langues. Il ne permet pas d'attribuer à tous leurs locuteurs une même origine géographique, une histoire unique ou une identité collective obligatoire. Mandé et mandingue peuvent aussi servir à exprimer des appartenances : leurs usages doivent être situés selon les personnes, les lieux et les époques. Une classification linguistique ne suffit ni à imposer ces appartenances, ni à les nier.
Pourquoi ce nom pose problème : Le regroupement présenté ici repose sur la parenté des langues. Il ne permet pas d'attribuer à tous leurs locuteurs une même origine géographique, une histoire unique ou une identité collective obligatoire. Mandé et mandingue peuvent aussi servir à exprimer des appartenances : leurs usages doivent être situés selon les personnes, les lieux et les époques. Une classification linguistique ne suffit ni à imposer ces appartenances, ni à les nier.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Manza (langue) et Mbanza (peuple distinct de RCA, Congo-Brazzaville et RDC) est frequente dans les sources coloniales et certaines publications contemporaines.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Manza (langue) et Mbanza (peuple distinct de RCA, Congo-Brazzaville et RDC) est frequente dans les sources coloniales et certaines publications contemporaines.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Kirdi (terme pejoratif Fulani pour les non-musulmans) a ete appliquee aux Mandara de maniere abusive dans certaines sources coloniales, alors que les Wandala etaient en realite islamises depuis le XVIIIe siecle.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Manza (langue) et Mbanza (peuple distinct de RCA, Congo-Brazzaville et RDC) est frequente dans les sources coloniales et certaines publications contemporaines.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bangala/Ngala a d'abord été posé de l'extérieur, par des Européens, sur un ensemble de groupes distincts le long du Moyen-Congo et du Haut-Congo (Budja, Ngombe, Poto, Doko, Mondunga, Ngbandi, Ngbaka, Mbanza, etc.). Certains de ces groupes sont de souche soudanaise (Ngbandi, Ngbaka) et non strictement bantoue. Le parler qui porte le même nom, le bangala, est issu du bobangi et devenu langue de contact au poste de Bangala-Station (Meeuwis, 2020). Hulstaert tenait déjà en 1940 pour presque certain qu'aucune tribu Bangala n'avait existé.
Pourquoi ce nom pose problème : En 1968, le président Hastings Kamuzu Banda a renommé officiellement la langue Chinyanja en Chichewa pour l'associer au peuple Chewa et promouvoir l'unité nationale. Cette décision politisée a effacé la diversité linguistique et provoqué des tensions avec les locuteurs Tumbuka.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Ngoni désigne aujourd'hui un groupe hybride issu du métissage entre les Nguni d'origine (Zulou) et les peuples locaux conquis ou assimilés (Tumbuka, Chewa, Nsenga, Tonga, Nyasa, Ngonde). En 1906, rares étaient les individus de pure ascendance Ngoni. Le terme renvoie davantage à une identité politique et culturelle construite lors de la migration qu'à une ethnicité strictement définie.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Manianga (terme géographique/commercial) et Ba-sundi (terme ethnique propre) a conduit à des approximations dans les sources coloniales. Les Manianga constituent un sous-groupe de l'ethnie Kongo de la province du Kongo Central (ex-Bas-Congo), et non un groupe entièrement distinct du peuple Kongo.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identité manyika comme groupe distinct des autres Shona n'existe formellement que depuis les années 1930, construite en partie par les missionnaires et administrateurs coloniaux qui standardisèrent le dialecte écrit et appliquèrent le terme Manyika à tous les habitants de Manicaland. Des sous-groupes comme les peuples de Makoni (MaUngwe, ChiUngwe) ne parlent pas le même dialecte et furent inclus de manière arbitraire. Les Manyika du Mozambique et du Zimbabwe ont des trajectoires coloniales distinctes (portugaise versus britannique).
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Mao recouvre en realite plusieurs groupes linguistiquement distincts: les Mao omotiques (Hozo, Sezo, Bambasi, Ganza) et les Mao komaniques (groupe linguistique different). La correspondance entre identite ethnique et langue n'est pas systematique, certains groupes s'identifiant comme Mao tout en parlant une langue Koman, et vice versa. L'Anfillo meridional est un groupe Mao qui a abandonne sa langue omotique au profit de l'Oromo.
Pourquoi ce nom pose problème : Selon la tradition orale, les colonisateurs auraient confondu le nom du chef de l'époque avec celui du groupe en employant Mankanya. Les personnes concernées se nomment Bahula, « les gens de Hula », et appellent leur langue Uhula.
Pourquoi ce nom pose problème : Selon la tradition orale, les colonisateurs auraient confondu le nom du chef de l'époque avec celui du groupe en employant Mankanya. Les personnes concernées se nomment Bahula, « les gens de Hula », et appellent leur langue Uhula.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Mao recouvre en realite plusieurs groupes linguistiquement distincts: les Mao omotiques (Hozo, Sezo, Bambasi, Ganza) et les Mao komaniques (groupe linguistique different). La correspondance entre identite ethnique et langue n'est pas systematique, certains groupes s'identifiant comme Mao tout en parlant une langue Koman, et vice versa. L'Anfillo meridional est un groupe Mao qui a abandonne sa langue omotique au profit de l'Oromo.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Mano sont souvent confondus avec les Dan/Gio, leurs voisins tres proches linguistiquement et culturellement. Les deux peuples partagent le comte de Nimba (Liberia) et sont parfois regroupes sous l'appellation Mano-Dan ou Yacouba. Voir aussi les fiches Gio et Dan.
Pourquoi ce nom pose problème : Les deux divisions Manya Krobo et Yilo Krobo sont parfois traitees comme deux groupes distincts alors qu'ils constituent un seul peuple. L'usage colonial des termes Eastern Krobo (Manya) et Western Krobo (Yilo) a cree des confusions administratives.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Manianga (terme géographique/commercial) et Ba-sundi (terme ethnique propre) a conduit à des approximations dans les sources coloniales. Les Manianga constituent un sous-groupe de l'ethnie Kongo de la province du Kongo Central (ex-Bas-Congo), et non un groupe entièrement distinct du peuple Kongo.
Pourquoi ce nom pose problème : La distinction entre Ronga et Tsonga est sujette a debat. Les recensements mozambicains et sud-africains ont souvent enregistre les Ronga sous l'etiquette 'Tsonga' ou 'Shangaan', effacant leur identite distincte. Les Ronga affirment leur identite propre distincte de celle des Shangaan (issus de la migration nguni-tsonga du 19e siecle). Certains linguistes considerent le Xironga comme un dialecte du Xitsonga, d'autres comme une langue distincte.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Soninke peut avoir des connotations negatives dans le Fouta-Djalon et en Senegambie, ou il a ete utilise pour designer des non-musulmans ou des adeptes des religions traditionnelles, bien que les Soninke soient en grande majorite musulmans depuis le 10e siecle.
Pourquoi ce nom pose problème : Kalenjin rassemble plus de 25 groupes distincts. Leurs parlers sont parfois assez différents pour que leurs locuteurs se comprennent difficilement. Avant les années 1950, chacun se présentait surtout par son propre nom, par exemple Nandi ou Kipsigis. Kalenjin était alors peu employé.
Pourquoi ce nom pose problème : La distinction entre Nyanja et Chewa est historiquement et politiquement chargee : Kamuzu Banda imposa le terme Chichewa/Chewa dans le cadre d'une politique nationaliste d'unite (one nation, one language) qui marginalisa d'autres langues comme le tumbuka. En Zambie, le terme Nyanja reste prefere. Les deux noms referent essentiellement au meme continuum ethnolinguistique.