Grande Mosquée de Bobo-Dioulasso, Burkina Faso — Angeline A. van Achterberg, ASC Leiden via Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
Le nom Dioula serait lié au commerce.
Dioula est rapproché d’un mot mandingue qui signifie « marchand » ou « commerçant itinérant ». Il aurait été appliqué à des communautés mandé musulmanes spécialisées dans le commerce à longue distance, puis serait devenu un nom de peuple. Wangara apparaît aussi dans les récits sur ces réseaux, mais les deux noms ne désignent pas toujours exactement les mêmes groupes.
Jula et Dyula sont d’autres façons d’écrire le nom. Julakan désigne la langue, et non « les gens du commerce » : kan signifie ici « langue ». Il faut aussi distinguer Dioula de Diola, employé en Casamance pour un autre peuple et une autre langue.
PeupleDioula
PaysCôte d'Ivoire
PaysBurkina Faso
PaysMali
Chargement des noms et appellations
Vallée rocheuse de Tanoboase, près de Techiman, Ghana — Kelsdark, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0
Saviez-vous que
Brong est devenu le nom d’une région du Ghana en 1959.
Les personnes concernées se nomment Bono ou Bonofoɔ, interprété comme « les pionniers » ou « les premiers-nés de la terre ». Brong était employé par les Asante et les Gonja pour des populations situées entre les Asante et le Volta. L’administration britannique l’a repris. En Côte d’Ivoire, on rencontre aussi Abron.
En 1959, le Ghana crée la région Brong-Ahafo, qui réunit des peuples d’origines différentes. Environ soixante ans plus tard, elle est divisée en Bono, Bono Est et Ahafo. Le nom Bono apparaît ainsi dans le nom officiel de deux régions.
PeupleBono
PaysGhana
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre le nom du peuple Duala et la ville de Douala est courante. Le terme Sawa englobe des groupes distincts qui ne sont pas tous Duala stricto sensu.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Haratine est fortement associe a l'histoire de l'esclavage et de la servitude dans le monde arabo-berbere. Il est perçu comme pejoratif dans certains contextes (notamment au Maroc). La population ainsi designee n'est pas homogene : elle regroupe des descendants de populations noires autochtones du Sahara, des descendants d'esclaves captures au sud du Sahara et des affranchis dont le statut social reste inferieur. La frontiere entre Haratine et Abid (esclaves proprement dits) est floue selon les regions et les epoques.
Pourquoi ce nom pose problème : Les anciennes graphies coloniales allemandes (Dschagga) reflètent le regard extérieur colonial et sont aujourd'hui abandonnées au profit de Chagga.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bushmen est historiquement pejoratif et reducteur. San (pluriel de San) est le terme generalement prefere par les organisations de defense des droits. Central Kalahari Bushmen efface la diversite linguistique et culturelle des peuples distincts du Kalahari (Gǁana, Gǀwi, Gwikwe, etc.).
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des graphies (Djallonke, Dialonke, Yalunka, Jalunka) reflete les translitterations differentes des explorateurs et administrateurs coloniaux francais et britanniques. Le terme peut aussi preter a confusion avec Djalonke, qui designe parfois l'ensemble des peuples pre-fulanis du Fouta Djallon. L'origine du second element du nom Fouta Djallon est par ailleurs discutee : l'administrateur colonial Andre Arcin le faisait deriver du patronyme peul Diallo, lecture que les travaux ulterieurs ecartent au profit de Jalon, la montagne en langue yalunka.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Zarma et les Songhay sont souvent regroupes sous l'etiquette Zarma-Songhay au Niger, ce qui efface leur distinction historique et identitaire. Les Zarma se distinguent des Songhay par leurs origines migratoires, leur installation dans le Niger occidental independamment de l'empire, et une culture et des pratiques religieuses specifiques (yenendi, holey). Par ailleurs, le terme Djerma, d'usage colonial, est percu negativement par certains membres du groupe.
Pourquoi ce nom pose problème : Diola et Jola sont des noms donnés par les Mandinka. Ils réunissent sous un même nom plusieurs groupes dont les manières de parler ne sont pas toujours compréhensibles d'un groupe à l'autre.
Pourquoi ce nom pose problème : La proximité des noms entraîne souvent une confusion entre les Dioula et les Diola, ou Joola, du Sénégal. Ces derniers parlent une langue atlantique et forment un peuple distinct des Dioula mandé. Le nom Dioula a plusieurs sens : il a désigné un métier, des commerçants musulmans et un peuple. Il a parfois été donné de l'extérieur à des communautés bambara ou mandingues. Une forme simplifiée du dioula sert aussi aux échanges entre personnes de langues différentes, bien au-delà des communautés dioula. Elle se distingue de la langue parlée dans les communautés d'origine.
Pourquoi ce nom pose problème : L'etiquette Gurage leur etait imposee malgre leur rejet de cette appartenance. Le referendum de 2001 a officiellement etabli leur identite distincte. L'appellation Islam Gurage etait reductrice et confondue avec la religion plutot que l'ethnie.
Pourquoi ce nom pose problème : La ressemblance des noms Kalabari et Calabar (ville du Cross River State) peut preter a confusion. Les deux toponymes ont des origines distinctes : Calabar est un nom efik, tandis que Kalabari renvoie a l'ancetre eponyme du peuple ijaw de Rivers State. Certains membres du groupe Ijaw considerent les Kalabari comme un sous-groupe ijaw, tandis que d'autres les identifient comme un peuple distinct.
Pourquoi ce nom pose problème : La designation Lunda-Kazembe peut etre confondue avec les Lunda de l'Ouest (Kanongesha-Lunda, Ishindi-Lunda). Bien que partageant des origines Luba-Lunda communes, le Kazembe constitue un royaume distinct, adopta la langue Bemba et developpa une culture propre. Sur le plan linguistique, les habitants parlent le Bemba, non le Lunda.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination de ce groupe est complexe en raison de la diversite dialectale interne et de la quasi-extinction du groupe. Le terme ǂHoan, bien que courant dans la litterature ancienne, ne correspond qu'a un des dialectes du continuum ǂ'Amkoe. La langue et le groupe etaient si peu etudies avant les annees 1970 qu'une classification linguistique erronee les avait places dans la famille Tuu (Khoisan meridional) avant leur rattachement definitif a la famille Kx'a en 2010.
Pourquoi ce nom pose problème : La coexistence de plusieurs noms (Yungur, Bena, Bena-Yungur) peut preter a confusion. Depuis les travaux de Kleinewillinghöfer (1993), la denomination Bena-Yungur est privilegiee par les linguistes pour designer l'ensemble dialectal, afin de distinguer les Bena-Yungur des Lala qui se nomment aussi Bena.
Pourquoi ce nom pose problème : Les variantes anciennes (Igbira, Egbira) sont desormais obsoletes depuis la gazette officielle de 2022. Leur usage dans les documents academiques et administratifs anterieurs peut preter a confusion.
Pourquoi ce nom pose problème : La coexistence de plusieurs noms (Yungur, Bena, Bena-Yungur) peut preter a confusion. Depuis les travaux de Kleinewillinghöfer (1993), la denomination Bena-Yungur est privilegiee par les linguistes pour designer l'ensemble dialectal, afin de distinguer les Bena-Yungur des Lala qui se nomment aussi Bena.
Pourquoi ce nom pose problème : Les variantes anciennes (Igbira, Egbira) sont desormais obsoletes depuis la gazette officielle de 2022. Leur usage dans les documents academiques et administratifs anterieurs peut preter a confusion.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme IDOMA, créé par l'administration coloniale britannique pour regrouper plusieurs ethnies (Igede, Doma, Akpoto, Agatu, Akpa), efface les identités distinctes. Les Igede se sont progressivement détachés de cet amalgame et revendiquent leur identité propre.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme IDOMA, créé par l'administration coloniale britannique pour regrouper plusieurs ethnies (Igede, Doma, Akpoto, Agatu, Akpa), efface les identités distinctes. Les Igede se sont progressivement détachés de cet amalgame et revendiquent leur identité propre.
Pourquoi ce nom pose problème : Le sens de copte a changé au fil du temps. Le mot désignait d'abord l'ensemble de la population égyptienne. Après l'arabisation progressive du pays, il en est venu à désigner la minorité restée chrétienne. Aujourd'hui, certains y voient une appartenance religieuse ; d'autres, une origine égyptienne antérieure à l'arrivée des Arabes. Ces deux lectures ont des conséquences politiques en Égypte, où les recensements ne donnent plus la répartition de la population par religion depuis 1986. Les personnes concernées revendiquent elles-mêmes le nom copte.
Pourquoi ce nom pose problème : L'appellation Eket designe a la fois le peuple, leur territoire et une zone de gouvernement local (Eket LGA) dans l'Etat d'Akwa Ibom, ce qui peut preter a confusion. Le groupe est souvent classe comme sous-groupe des Ibibio mais maintient une identite propre.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bushmen est considere comme offensant dans les contextes officiels bien que certains membres de la communaute l'aient reapproprie. L'appellation !Kung cree une confusion avec les groupes !Xun du nord. L'emploi de San comme terme collectif gomme les differences significatives entre les dizaines de groupes distincts.
Pourquoi ce nom pose problème : La ressemblance des noms Kalabari et Calabar (ville du Cross River State) peut preter a confusion. Les deux toponymes ont des origines distinctes : Calabar est un nom efik, tandis que Kalabari renvoie a l'ancetre eponyme du peuple ijaw de Rivers State. Certains membres du groupe Ijaw considerent les Kalabari comme un sous-groupe ijaw, tandis que d'autres les identifient comme un peuple distinct.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bainouk recouvre un ensemble de groupes aux langues partiellement distinctes (Gunyaamolo, Samik, Gunyuno). La frontiere entre les Bainouk et les groupes voisins (Diola, Mandingue) est floue du fait de siecles d'intermariage et d'assimilation culturelle. Dans les recensements gambiens de 1973 et 1983, les Bainouk n'apparaissaient plus comme groupe distinct, absorbes dans les categories Diola ou Mandingue.
Pourquoi ce nom pose problème : La dénomination Makua couvre une grande diversité de sous-groupes linguistiques et régionaux (Makhuwa-Meetto, Makhuwa-Shirima, Makhuwa-Marrevone, Lomwe, etc.) qui sont parfois traités comme des peuples distincts par les linguistes. Le groupe Makua-Lomwe est souvent présenté ensemble dans les statistiques démographiques, rendant difficile l'isolement de la population strictement makua. Certaines sources incluent le Lomwe dans le compte global, portant le total à 40% de la population du Mozambique.