Maison de la rua Banana, Cidade Velha, Cap-Vert — Cayambe, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0
Saviez-vous que
Au Cap-Vert, le sens de crioulo a changé au fil de l’histoire.
En portugais, crioulo désignait d’abord les esclaves africains nés dans les colonies, puis les personnes d’ascendance mixte. Le mot était donc lié aux catégories de la société coloniale.
Au Cap-Vert, son usage s’est étendu à l’ensemble de la population. Il sert à exprimer une identité nationale commune et à nommer la langue parlée dans l’archipel. Le sens actuel ne se limite donc plus à l’ancien statut colonial.
PeupleCap-Verdiens
PaysCap-Vert
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Me'en ne sont PAS un peuple omotique : leur langue appartient à la branche surmique (Surmic) de la famille nilo-saharienne, et non à la famille afro-asiatique. Les Me'en font partie du groupe Surma (avec les Suri et les Mursi), désignation utilisée par l'administration éthiopienne pour ces trois peuples surmiques. Leur rangement dans la famille omotique est une erreur de catégorisation héritée.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Me'en ne sont PAS un peuple omotique : leur langue appartient à la branche surmique (Surmic) de la famille nilo-saharienne, et non à la famille afro-asiatique. Les Me'en font partie du groupe Surma (avec les Suri et les Mursi), désignation utilisée par l'administration éthiopienne pour ces trois peuples surmiques. Leur rangement dans la famille omotique est une erreur de catégorisation héritée.
Pourquoi ce nom pose problème : En 2015, lors de l'intronisation d'un roi, la communauté a demandé l'usage officiel de Bétibé plutôt qu'Ehotilé, nom imposé par l'administration.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Me'en ne sont PAS un peuple omotique : leur langue appartient à la branche surmique (Surmic) de la famille nilo-saharienne, et non à la famille afro-asiatique. Les Me'en font partie du groupe Surma (avec les Suri et les Mursi), désignation utilisée par l'administration éthiopienne pour ces trois peuples surmiques. Leur rangement dans la famille omotique est une erreur de catégorisation héritée.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Tigre et Tigrinya (ou Tigréens/Tigray) est fréquente dans la littérature occidentale et même dans certains contextes politiques. Ce sont deux peuples, deux langues et deux contextes géographiques distincts : les Tigre sont des lowlanders majoritairement musulmans des plaines occidentales et côtières de l'Érythrée, tandis que les Tigrinya-speaking Biher-Tigrinya occupent les hauts plateaux centraux et sont majoritairement chrétiens.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Me'en ne sont PAS un peuple omotique : leur langue appartient à la branche surmique (Surmic) de la famille nilo-saharienne, et non à la famille afro-asiatique. Les Me'en font partie du groupe Surma (avec les Suri et les Mursi), désignation utilisée par l'administration éthiopienne pour ces trois peuples surmiques. Leur rangement dans la famille omotique est une erreur de catégorisation héritée.
Pourquoi ce nom pose problème : Le gouvernement ethiopien regroupe les Mursi avec les Me'en et les Kwegu sous le nom collectif Surma, ce qui efface les distinctions identitaires propres a chaque groupe.
Pourquoi ce nom pose problème : Le gouvernement ethiopien regroupe les Mursi avec les Me'en et les Kwegu sous le nom collectif Surma, ce qui efface les distinctions identitaires propres a chaque groupe.
Pourquoi ce nom pose problème : Certains membres de la communauté considèrent désormais Gimira, le nom donné par les Amhara, comme méprisant. Il reste présent dans les anciennes recherches sur le peuple et sa langue.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Meru peut etre confondu avec les Wameru de Tanzanie (groupe sans lien genetique ou linguistique direct). La denomination collective Meru recouvre neuf sous-groupes (dont Tharaka) qui ont parfois des identites distinctes.
Pourquoi ce nom pose problème : Colleyn et Jonckers indiquent que les personnes couramment appelées Minyanka se désignent elles-mêmes comme Bamana dans le contexte étudié. Cette auto-appellation ne doit pas conduire à les confondre automatiquement avec le peuple Bambara ou Bamana répertorié séparément : les usages du nom dépendent du contexte historique, religieux et linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Me'en ne sont PAS un peuple omotique : leur langue appartient à la branche surmique (Surmic) de la famille nilo-saharienne, et non à la famille afro-asiatique. Les Me'en font partie du groupe Surma (avec les Suri et les Mursi), désignation utilisée par l'administration éthiopienne pour ces trois peuples surmiques. Leur rangement dans la famille omotique est une erreur de catégorisation héritée.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Me'en ne sont PAS un peuple omotique : leur langue appartient à la branche surmique (Surmic) de la famille nilo-saharienne, et non à la famille afro-asiatique. Les Me'en font partie du groupe Surma (avec les Suri et les Mursi), désignation utilisée par l'administration éthiopienne pour ces trois peuples surmiques. Leur rangement dans la famille omotique est une erreur de catégorisation héritée.
Pourquoi ce nom pose problème : La categorie Africains d'origine recente est une construction administrative et statistique, non une identite ethnique. Elle regroupe des individus d'origines tres diverses (Senegalais, Gambiens, Guineans, Bissau-Guineens, Sierra-Leonais, etc.). L'archipel du Cap-Vert, d'abord pays d'emigration, est devenu depuis les annees 2010 un pays de transit et de destination pour les migrants d'Afrique de l'Ouest.
Pourquoi ce nom pose problème : Gourmantché est parfois confondu avec Gurma, employé en anglais, ou Gourma, employé par l'administration burkinabè. Ces formes viennent des manières française et britannique d'écrire le nom à l'époque coloniale. Elles ne correspondent pas à un nom unique employé durablement par le peuple lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Mikea peut etre stigmatisant : les populations urbaines et rurales voisines les associent parfois a un mode de vie primitif ou les assimilent aux Vazimba legendaires. Des recherches (Blench et Walsh, 2009) ont montre que cette assimilation aux Vazimba est sans fondement linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Colleyn et Jonckers indiquent que les personnes couramment appelées Minyanka se désignent elles-mêmes comme Bamana dans le contexte étudié. Cette auto-appellation ne doit pas conduire à les confondre automatiquement avec le peuple Bambara ou Bamana répertorié séparément : les usages du nom dépendent du contexte historique, religieux et linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Colleyn et Jonckers indiquent que les personnes couramment appelées Minyanka se désignent elles-mêmes comme Bamana dans le contexte étudié. Cette auto-appellation ne doit pas conduire à les confondre automatiquement avec le peuple Bambara ou Bamana répertorié séparément : les usages du nom dépendent du contexte historique, religieux et linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Colleyn et Jonckers indiquent que les personnes couramment appelées Minyanka se désignent elles-mêmes comme Bamana dans le contexte étudié. Cette auto-appellation ne doit pas conduire à les confondre automatiquement avec le peuple Bambara ou Bamana répertorié séparément : les usages du nom dépendent du contexte historique, religieux et linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kisii ne designe pas le peuple dans leur propre langue mais une ville (Kisii, aussi appelee Bosongo ou Getembe). Il provient de l'administration coloniale britannique. Le nom authentique est Abagusii.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Lomwe sont etroitement apparentes aux Makua du Mozambique et sont parfois integres dans le super-groupe Makhuwa-Lomwe, qui represente environ 40% de la population mozambicaine. Les frontières ethniques et linguistiques entre Lomwe et Makua sont fluides. En 2005, l'Ethnologue reconnut que le lomwe du Mozambique (ngl) et le lomwe du Malawi (lon) ne sont pas mutuellement intelligibles et constituent deux langues distinctes.
Pourquoi ce nom pose problème : La frontiere Ghana-Togo tracee a l'epoque coloniale a divise artificiellement la communaute Bimoba, cree deux designations administratives distinctes (Bimoba au Ghana, Moba au Togo) et fragmente les structures politiques et familiales traditionnelles.