Lokoja vue du mont Patti, État de Kogi, Nigeria — Dotun55, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
Le nom Bassa Nge a servi à distinguer deux peuples appelés Bassa.
Les Bassa Nge, d’origine nupe, et les Bassa Komu, dont la langue appartient au groupe benue-congo, ont migré à des périodes proches vers la province coloniale britannique de Bassa. Employer Bassa seul pouvait créer une confusion entre eux.
Les administrateurs ont ajouté Nge, un mot nupe, pour les distinguer. Ce nom est resté en usage. Cet exemple montre qu’un nom administratif peut aussi servir à différencier des groupes.
PeupleBassa Nge
PaysNigeria
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Me'en ne sont PAS un peuple omotique : leur langue appartient à la branche surmique (Surmic) de la famille nilo-saharienne, et non à la famille afro-asiatique. Les Me'en font partie du groupe Surma (avec les Suri et les Mursi), désignation utilisée par l'administration éthiopienne pour ces trois peuples surmiques. Leur rangement dans la famille omotique est une erreur de catégorisation héritée.
Pourquoi ce nom pose problème : La categorie Africains d'origine recente est une construction administrative et statistique, non une identite ethnique. Elle regroupe des individus d'origines tres diverses (Senegalais, Gambiens, Guineans, Bissau-Guineens, Sierra-Leonais, etc.). L'archipel du Cap-Vert, d'abord pays d'emigration, est devenu depuis les annees 2010 un pays de transit et de destination pour les migrants d'Afrique de l'Ouest.
Pourquoi ce nom pose problème : Gourmantché est parfois confondu avec Gurma, employé en anglais, ou Gourma, employé par l'administration burkinabè. Ces formes viennent des manières française et britannique d'écrire le nom à l'époque coloniale. Elles ne correspondent pas à un nom unique employé durablement par le peuple lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Mikea peut etre stigmatisant : les populations urbaines et rurales voisines les associent parfois a un mode de vie primitif ou les assimilent aux Vazimba legendaires. Des recherches (Blench et Walsh, 2009) ont montre que cette assimilation aux Vazimba est sans fondement linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Colleyn et Jonckers indiquent que les personnes couramment appelées Minyanka se désignent elles-mêmes comme Bamana dans le contexte étudié. Cette auto-appellation ne doit pas conduire à les confondre automatiquement avec le peuple Bambara ou Bamana répertorié séparément : les usages du nom dépendent du contexte historique, religieux et linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Colleyn et Jonckers indiquent que les personnes couramment appelées Minyanka se désignent elles-mêmes comme Bamana dans le contexte étudié. Cette auto-appellation ne doit pas conduire à les confondre automatiquement avec le peuple Bambara ou Bamana répertorié séparément : les usages du nom dépendent du contexte historique, religieux et linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Colleyn et Jonckers indiquent que les personnes couramment appelées Minyanka se désignent elles-mêmes comme Bamana dans le contexte étudié. Cette auto-appellation ne doit pas conduire à les confondre automatiquement avec le peuple Bambara ou Bamana répertorié séparément : les usages du nom dépendent du contexte historique, religieux et linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kisii ne designe pas le peuple dans leur propre langue mais une ville (Kisii, aussi appelee Bosongo ou Getembe). Il provient de l'administration coloniale britannique. Le nom authentique est Abagusii.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Lomwe sont etroitement apparentes aux Makua du Mozambique et sont parfois integres dans le super-groupe Makhuwa-Lomwe, qui represente environ 40% de la population mozambicaine. Les frontières ethniques et linguistiques entre Lomwe et Makua sont fluides. En 2005, l'Ethnologue reconnut que le lomwe du Mozambique (ngl) et le lomwe du Malawi (lon) ne sont pas mutuellement intelligibles et constituent deux langues distinctes.
Pourquoi ce nom pose problème : La frontiere Ghana-Togo tracee a l'epoque coloniale a divise artificiellement la communaute Bimoba, cree deux designations administratives distinctes (Bimoba au Ghana, Moba au Togo) et fragmente les structures politiques et familiales traditionnelles.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Matakam, utilise dans les sources coloniales, recouvre plusieurs peuples distincts des montagnes Mandara (Mafa, Mofu, Mada) et ne doit pas etre employe comme synonyme exclusif de Mafa.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Matakam est rejete car il confondait sous une meme appellation des groupes ethniques distincts (Mafa, Mofu, Mada) et portait une connotation pejorative liee a la domination fulbe et coloniale. Les Mofu eux-memes se divisent en sous-groupes (Mofu-Gudur, Mofu-Diamare) dont les identites distinctes sont importantes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Matakam est rejete car il confondait sous une meme appellation des groupes ethniques distincts (Mafa, Mofu, Mada) et portait une connotation pejorative liee a la domination fulbe et coloniale. Les Mofu eux-memes se divisent en sous-groupes (Mofu-Gudur, Mofu-Diamare) dont les identites distinctes sont importantes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Matakam est rejete car il confondait sous une meme appellation des groupes ethniques distincts (Mafa, Mofu, Mada) et portait une connotation pejorative liee a la domination fulbe et coloniale. Les Mofu eux-memes se divisent en sous-groupes (Mofu-Gudur, Mofu-Diamare) dont les identites distinctes sont importantes.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Ngbande sont moins une ethnie traditionnelle délimitée qu'un ensemble de gens du nord-ouest du Congo devenus majoritairement locuteurs du lingala ou du bangala (son dialecte congolais). Leur identité fut fortement politisée sous le régime de Mobutu Sese Seko (1965-1997), lui-même membre du groupe, ce qui leur valut d'être assimilés à l'élite militaire et politique de Zaire puis de subir des discriminations après 1997.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Ngbande sont moins une ethnie traditionnelle délimitée qu'un ensemble de gens du nord-ouest du Congo devenus majoritairement locuteurs du lingala ou du bangala (son dialecte congolais). Leur identité fut fortement politisée sous le régime de Mobutu Sese Seko (1965-1997), lui-même membre du groupe, ce qui leur valut d'être assimilés à l'élite militaire et politique de Zaire puis de subir des discriminations après 1997.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bangala est artificiel : le politologue M. Crawford Young le qualifie de construction coloniale sans fondement ethnographique reel.