Carte des groupes tsonga, Henri-Alexandre Junod — Wikimedia Commons, domaine public
Saviez-vous que
Les travaux d’un chercheur suisse ont diffusé le nom Ronga en Europe.
Henri-Alexandre Junod, missionnaire et linguiste, étudie la langue à la fin du XIXe siècle. Ses travaux contribuent à installer Ronga dans les publications européennes. Il n’a pas inventé le mot : des sources portugaises du XVIe siècle mentionnaient déjà des chefferies rhonga autour de la baie de Delagoa, aujourd’hui baie de Maputo.
Les recensements mozambicains et sud-africains ont ensuite regroupé les Ronga sous les noms Tsonga ou Shangaan. La place du xironga reste discutée : selon les classements, il est présenté comme une langue ou comme une variante du xitsonga.
PeupleRonga
PaysMozambique
Chargement des noms et appellations
Enclos à bétail (boma) datooga, Tanzanie, 2022 — Erasmus Kamugisha, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
Les Datooga sont aussi appelés Mang’ati, un nom interprété comme « les ennemis ».
Les Maasai et plusieurs peuples voisins de langue bantoue emploient Mang’ati pour désigner les Datooga. Le sens rapporté pour ce nom évoque les relations entre ces peuples.
Barabaig, un autre nom courant, désigne le plus grand de leurs sous-groupes. Les Datooga en comptent au moins dix. Employer le nom d’un seul sous-groupe pour l’ensemble peut donc créer une confusion.
PeupleDatooga
PaysTanzanie
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bille peut prêter à confusion avec d'autres groupes ijaw ou des entités géographiques du delta du Niger (Bille Creek, Bille 1 Flow Station). Il ne faut pas confondre les Bille avec les Kalabari ou les Bonny, bien que ces groupes soient tous des clans ijaw orientaux.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bille peut prêter à confusion avec d'autres groupes ijaw ou des entités géographiques du delta du Niger (Bille Creek, Bille 1 Flow Station). Il ne faut pas confondre les Bille avec les Kalabari ou les Bonny, bien que ces groupes soient tous des clans ijaw orientaux.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bille peut prêter à confusion avec d'autres groupes ijaw ou des entités géographiques du delta du Niger (Bille Creek, Bille 1 Flow Station). Il ne faut pas confondre les Bille avec les Kalabari ou les Bonny, bien que ces groupes soient tous des clans ijaw orientaux.
Pourquoi ce nom pose problème : La frontiere Ghana-Togo tracee a l'epoque coloniale a divise artificiellement la communaute Bimoba, cree deux designations administratives distinctes (Bimoba au Ghana, Moba au Togo) et fragmente les structures politiques et familiales traditionnelles.
Pourquoi ce nom pose problème : La coexistence de plusieurs noms (Yungur, Bena, Bena-Yungur) peut preter a confusion. Depuis les travaux de Kleinewillinghöfer (1993), la denomination Bena-Yungur est privilegiee par les linguistes pour designer l'ensemble dialectal, afin de distinguer les Bena-Yungur des Lala qui se nomment aussi Bena.
Pourquoi ce nom pose problème : Lobi et Birifor sont deux peuples distincts mais culturellement et linguistiquement très proches, souvent regroupés dans la littérature ethnographique. Les Birifor ont deux dialectes (Nord et Sud) aux codes ISO distincts. Les deux groupes occupent la même région géographique et partagent des croyances, des coutumes et un mode de vie similaires, ce qui conduit parfois à les assimiler.
Pourquoi ce nom pose problème : La classification des Bideyat est source de confusion : ils sont tantot decrits comme un sous-groupe des Zaghawa/Beri (partageant la langue zaghawa, dialecte Tuba), tantot comme un peuple distinct. La denomination Bideyat dans les sources arabes les assimile parfois aux Toubou (Toubou etant geographiquement voisins dans l'Ennedi), alors qu'ils sont linguistiquement et culturellement proches des Zaghawa.
Pourquoi ce nom pose problème : Lobi et Birifor sont deux peuples distincts mais culturellement et linguistiquement très proches, souvent regroupés dans la littérature ethnographique. Les Birifor ont deux dialectes (Nord et Sud) aux codes ISO distincts. Les deux groupes occupent la même région géographique et partagent des croyances, des coutumes et un mode de vie similaires, ce qui conduit parfois à les assimiler.
Pourquoi ce nom pose problème : Le bijago a été classé à tort parmi les langues tchadiques. Il appartient aux langues atlantiques du Niger-Congo et présente des liens avec le groupe Bak. Confondre ces familles donne une image inexacte de la langue parlée par les Bidyogo.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Blancs peut être perçu comme une réduction de l'identité du groupe à la couleur de peau, gommant la dimension culturelle et historique. Le terme Colons est chargé de connotations liées à l'esclavage et à l'exploitation coloniale.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Touareg a ete applique de maniere uniforme a des groupes confedres distincts qui n'avaient pas necessairement conscience d'une identite commune avant la colonisation. Les etats post-coloniaux ont souvent criminalise les revendications identitaires touaregues. Le terme Tamacheq ou Tamajaq est prefere par certains linguistes pour designer la langue plutot que le peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : La frontiere Ghana-Togo tracee a l'epoque coloniale a divise artificiellement la communaute Bimoba, cree deux designations administratives distinctes (Bimoba au Ghana, Moba au Togo) et fragmente les structures politiques et familiales traditionnelles.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bobo est ambigu dans la litterature : les Bambara designent sous ce nom a la fois les Bobo-Fing (vrais Bobo, peuple Mande) et les Bwa (peuple Gur), qui sont deux entites distinctes. La confusion est frequente dans les sources populaires.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bobo est ambigu dans la litterature : les Bambara designent sous ce nom a la fois les Bobo-Fing (vrais Bobo, peuple Mande) et les Bwa (peuple Gur), qui sont deux entites distinctes. La confusion est frequente dans les sources populaires.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion systematique entre Bwa et Bobo (deux peuples distincts) dans les sources coloniales et meme contemporaines est la principale difficulte ethnonymique. Les Bwa sont un groupe gur distinct des Bobo (groupe mande), bien que leurs territoires soient proches.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bobo est ambigu dans la litterature : les Bambara designent sous ce nom a la fois les Bobo-Fing (vrais Bobo, peuple Mande) et les Bwa (peuple Gur), qui sont deux entites distinctes. La confusion est frequente dans les sources populaires.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Bobo-Oulé est celui que les Dioula et les Marka donnent aux Bwa ; l'administration française l'a repris, et les Bwa l'admettent couramment, selon Jean Capron.
Pourquoi ce nom pose problème : La variation orthographique (Bade, Bede, Bedde, Bode) cree parfois des confusions dans les sources documentaires. Le terme Bedde fait reference a l'emirat colonial tandis que Bade designe le groupe ethnolinguistique. La frontiere entre le groupe Bade et le groupe Ngizim voisin est parfois floue dans les sources, les deux etant classes dans la meme subdivision Bade Proper du West Chadic.
Pourquoi ce nom pose problème : Teke et Bateke sont des noms d'origine kikongo, donnés de l'extérieur puis repris par l'administration coloniale. Les personnes concernées se nomment plutôt Tio, Tyo ou Teo. Bateke réunit plusieurs groupes aux manières de parler et aux histoires différentes : les Teke de l'Est ou Tio, ceux du Nord au Gabon et ceux de l'Ouest.
Pourquoi ce nom pose problème : La notion d'ethnie Bété est en partie une construction coloniale française, qui a regroupé sous une même étiquette administrative quelque 93 sous-groupes distincts, sans unité politique précoloniale. Après la conquête, des jeunes qui fuient le travail forcé partent travailler vers la Basse-Côte ; les rapports coloniaux de l'époque parlent de « jeunes Bété au tempérament turbulent et instable » qui ne se fixeraient dans aucun emploi, et Dozon y voit les rudiments d'un stéréotype qui s'est attaché au nom. Le nom ne doit pas être confondu avec Mbété (ou Mbede), un peuple bantou du Gabon et du Congo dont la langue relève d'une autre famille : les Bété de Côte d'Ivoire parlent des langues krou.
Pourquoi ce nom pose problème : Selon la tradition orale, les colonisateurs auraient confondu le nom du chef de l'époque avec celui du groupe en employant Mankanya. Les personnes concernées se nomment Bahula, « les gens de Hula », et appellent leur langue Uhula.