Le fleuve Congo vu depuis le plateau de Manyanga, gravure publiée en 1895 — Harry H. Johnston, Wikimedia Commons, domaine public
Saviez-vous que
Le nom Manianga est expliqué par deux récits différents.
Van Bulck le rapproche d’un marché fondé près de Kimbanza par l’ancêtre Volumina. Ce marché aurait été le seul de la région à subsister à l’époque coloniale. Monnier et Wiliame rapportent plutôt un surnom employé par Stanley et ses compagnons en 1881 près des chutes de Mpioka, pour des personnes appelées Sundi.
Dans ces deux explications, Manianga n’aurait donc pas été à l’origine un nom de peuple. Ba-sundi reste un nom employé pour le groupe ; ba- indique le pluriel des personnes. Les récits ne donnent toutefois pas la même origine à Manianga.
PeupleManianga (Ba-sundi)
PaysRépublique démocratique du Congo
PaysCongo
Chargement des noms et appellations
Aminuis vu d'avion, Kalahari namibien, 2017 — Hp.Baumeler, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
Les !Xoon sont connus sous des noms qui n’ont pas tous le même sens.
En taa, ǃama ʘʔâni est interprété comme « les gens de l’ouest ». Les voisins tswana emploient Masarwa, généralement jugé méprisant, ainsi que la variante régionale Magong. Les linguistes utilisent West Taa pour distinguer cette langue du !Xoon oriental étudié par Anthony Traill.
Ces noms correspondent à des usages différents : celui des personnes concernées, celui de leurs voisins et celui des chercheurs. Les catalogues de langues reprennent surtout ce dernier.
Peuple!Xoon occidental
PaysBotswana
PaysNamibie
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : A ne pas confondre avec les Kissi d'Afrique de l'Ouest (Guinee, Sierra Leone, Liberia), qui sont un groupe distinct de langue Mel, sans lien avec les Kisi bantous de Tanzanie.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion avec les Mbugu des monts Usambara est possible en raison de la similarite des noms, mais les deux peuples et leurs langues sont distincts.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kimbulu peut induire en erreur car il désigne à la fois la langue gorowa et la langue iraqw dans certains contextes urbains, brouillant la distinction ethnolinguistique entre les deux groupes.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Ambundu (Mbundu du nord, parlant le kimbundu) et Ovimbundu (Mbundu du sud, parlant l'umbundu) est frequente dans les sources non specialisees. Ces deux peuples sont culturellement et linguistiquement distincts malgre leur nom similaire.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Meru peut etre confondu avec les Wameru de Tanzanie (groupe sans lien genetique ou linguistique direct). La denomination collective Meru recouvre neuf sous-groupes (dont Tharaka) qui ont parfois des identites distinctes.
Pourquoi ce nom pose problème : La frontiere entre le peuple Ndengereko et le peuple Rufiji est linguistiquement et ethniquement floue. Les linguistes debattent si le rufiji est un dialecte du ndengereko ou une langue distincte. La designation Warufiji dans le recensement tanzanien englobe parfois l'ensemble du groupe.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Kinyarwanda (locuteurs) utilisee dans l'intitule initial est une denomination linguistique, non ethnique. Elle recouvre plusieurs identites ethniques distinctes (Hutu, Tutsi, Twa) qui partagent une langue commune. Elle ne doit pas etre confondue avec l'identite ethnique ou nationale rwandaise. En RDC, les Banyarwanda font l'objet de controverses sur leur nationalite, certains etant consideres comme etrangers par d'autres groupes congolais.
Pourquoi ce nom pose problème : La multitude de noms cree des confusions dans les sources historiques et museographiques. La repartition entre trois Etats (Angola, RDC, Zambie) a engendre trois nomenclatures administratives differentes pour le meme peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : Deux groupes distincts portent le nom Yombe : d'une part les Yombe-Kongo (COD, COG, AGO), sous-groupe Kongo de la foret du Mayombe et de la vallee du Chiloango, qui ont produit les nkisi nkondi et phemba celebres ; d'autre part, un groupe distinct de Zambie (district d'Isoka, dans le nord du pays) dont la langue n'est pas apparentee a celle des Yombe-Kongo. Cette fiche concerne exclusivement les Yombe-Kongo d'Afrique centrale. Au sein meme de ce groupe, les appellations Yombe, Bayombe et Kongo du Mayombe designent la meme population, tantot par son ethnyme, tantot par sa region d'habitat ; les Yombe du Congo-Brazzaville, de Cabinda et du Kongo Central (RDC) partagent une identite commune mais des dialectes et des pratiques locales differencies, fragmentee par les frontieres coloniales entre trois Etats.
Pourquoi ce nom pose problème : Kalenjin rassemble plus de 25 groupes distincts. Leurs parlers sont parfois assez différents pour que leurs locuteurs se comprennent difficilement. Avant les années 1950, chacun se présentait surtout par son propre nom, par exemple Nandi ou Kipsigis. Kalenjin était alors peu employé.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kirdi est stigmatisant et ne reflete pas l'identite propre du groupe. Les Mobe, comme d'autres petits groupes tchadiques du nord du Cameroun, ont souffert de classifications generiques effacant leurs specificites culturelles et linguistiques.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Kirdi (terme pejoratif Fulani pour les non-musulmans) a ete appliquee aux Mandara de maniere abusive dans certaines sources coloniales, alors que les Wandala etaient en realite islamises depuis le XVIIIe siecle.
Pourquoi ce nom pose problème : L'appellation Tonga (Malawi) recouvre en réalité deux sous-ensembles distincts selon les auteurs : les Lakeshore Tonga (rive du lac, Nkhata Bay) et les Tonga de l'intérieur du Malawi. La parenté avec les Tonga de Zambie est nulle sur le plan linguistique (langues de branches bantoues différentes) et historique. La langue Chitonga (tog, N15) est un dialecte du Chitumbuka, radicalement différent du Chitonga de Zambie (toi, M64). L'identité Tonga au Malawi est parfois floue, certains groupes étant proches des Tumbuka ou des Cewa.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Tswa sont souvent consideres par les recenseurs mozambicains et par les peuples voisins comme un sous-dialecte des Tsonga plutot que comme un peuple distinct. Cette ambiguite rend les donnees demographiques difficiles a etablir. La Bible de reference ecrite est basee sur la grammaire tsonga; xitswa s'en distingue par des traits phonologiques et lexicaux propres.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bayaka peut creer confusion avec le peuple Aka (Mbenga), groupe pygmee d'Afrique centrale qui parle une langue bantoue differente (ISO axk). Ces deux peuples n'ont aucun lien historique.
Pourquoi ce nom pose problème : Deux groupes distincts portent le nom Yombe : d'une part les Yombe-Kongo (COD, COG, AGO), sous-groupe Kongo de la foret du Mayombe et de la vallee du Chiloango, qui ont produit les nkisi nkondi et phemba celebres ; d'autre part, un groupe distinct de Zambie (district d'Isoka, dans le nord du pays) dont la langue n'est pas apparentee a celle des Yombe-Kongo. Cette fiche concerne exclusivement les Yombe-Kongo d'Afrique centrale. Au sein meme de ce groupe, les appellations Yombe, Bayombe et Kongo du Mayombe designent la meme population, tantot par son ethnyme, tantot par sa region d'habitat ; les Yombe du Congo-Brazzaville, de Cabinda et du Kongo Central (RDC) partagent une identite commune mais des dialectes et des pratiques locales differencies, fragmentee par les frontieres coloniales entre trois Etats.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Bakoba, parfois utilise par les voisins, a une connotation de subalternite liee a la periode de servage sous les Batawana. Les Wayeyi preferent leurs propres noms MaYeyi ou Wayeyi.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Kodia sont souvent assimiles aux peuples voisins plus importants numeriquement (Bakwe, Bete, Godie), ce qui efface leur specificite ethnique et linguistique. Ils ne figurent pas sur certaines listes officielles des 68 ethnies de Cote d'Ivoire, ce qui les rend administrativement invisibles.
Pourquoi ce nom pose problème : La dénomination Koulango recouvre deux dialectes distincts (Bouna et Bondoukou), parfois traités comme des langues séparées par les linguistes (codes ISO distincts : nku pour Bouna, kzc pour Bondoukou). Le terme Lorhon peut désigner les ancêtres Koulango mais est encore utilisé pour certaines communautés. Le nom Koulango a par ailleurs d'abord désigné une catégorie sociale, et n'a pris son sens ethnique qu'à l'époque coloniale.