Le fleuve Congo vu depuis le plateau de Manyanga, gravure publiée en 1895 — Harry H. Johnston, Wikimedia Commons, domaine public
Saviez-vous que
Le nom Manianga est expliqué par deux récits différents.
Van Bulck le rapproche d’un marché fondé près de Kimbanza par l’ancêtre Volumina. Ce marché aurait été le seul de la région à subsister à l’époque coloniale. Monnier et Wiliame rapportent plutôt un surnom employé par Stanley et ses compagnons en 1881 près des chutes de Mpioka, pour des personnes appelées Sundi.
Dans ces deux explications, Manianga n’aurait donc pas été à l’origine un nom de peuple. Ba-sundi reste un nom employé pour le groupe ; ba- indique le pluriel des personnes. Les récits ne donnent toutefois pas la même origine à Manianga.
PeupleManianga (Ba-sundi)
PaysRépublique démocratique du Congo
PaysCongo
Chargement des noms et appellations
L'Okavango près de Rundu, Namibie — Peter Stenglein, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.5
Saviez-vous que
Le nom vaKavango est lié au fleuve Okavango.
Dans cette région, l’Okavango marque la frontière entre la Namibie et l’Angola. Le nom vaKavango est rattaché à ce fleuve. La région administrative namibienne de Kavango, divisée en Kavango Est et Kavango Ouest en 2013, reprend également ce nom.
Le même nom sert ainsi à parler du fleuve, des populations riveraines et de régions administratives. Le contexte permet de savoir lequel de ces sens est employé.
PeuplevaKavango
PaysNamibie
PaysAngola
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Shangilla est considéré comme méprisant. Marille et Geleb sont des noms donnés par d'autres populations ; le groupe ne les emploie pas pour se nommer lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : Shangilla est considéré comme méprisant. Marille et Geleb sont des noms donnés par d'autres populations ; le groupe ne les emploie pas pour se nommer lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Gen-Mina combine deux groupes distincts : les Gen (issus des Ga d'Accra) et les Mina stricto sensu (issus des Ane d'Elmina). Localement, les habitants d'Aneho preferent Mina tandis que ceux de Glidji preferent Gen. En francais colonial, Mina fut utilise de maniere elargie pour designer l'ensemble des peuples de la cote ouest-africaine du golfe de Guinee, ce qui cree des confusions. Les recensements utilisent tantot Mina, tantot Guen ou Anecho comme synonymes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Zenata est un macro-groupe historique dont les limites sont contestees par les historiens. L'historien Yves Modéran souligne que le terme est relativement tardif et sans racines claires dans l'Antiquite : les mentions de factions zenata dans les sources medievales sont incertaines quant a leur histoire reelle ou a une simple affiliation nominale. La notion de Zenata comme groupe unifie est surtout une construction des sources arabes medievales.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Mikea peut etre stigmatisant : les populations urbaines et rurales voisines les associent parfois a un mode de vie primitif ou les assimilent aux Vazimba legendaires. Des recherches (Blench et Walsh, 2009) ont montre que cette assimilation aux Vazimba est sans fondement linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Les voisins ont donné le nom Buduma à ce peuple en référence aux roseaux du lac Tchad, plutôt qu'au nom qu'il se donne lui-même. Les récits d'attaques contre les troupeaux voisins ont nourri des préjugés négatifs encore présents. Depuis les années 1970, le recul du lac Tchad menace la survie de cette population et son mode de vie lié à l'eau.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme nilotique est anthropologiquement contestable car il regroupe des peuples tres divers sur les plans culturel, historique et meme linguistique. Les classifications raciales historiques (grande taille, peau tres sombre, membres longs) ont ete abandonnees au profit de la linguistique. Certains groupes classes comme nilotiques (ex: Kalenjin) sont linguistiquement nilotiques mais culturellement tres differents des Dinka ou Nuer.
Pourquoi ce nom pose problème : La partition Guéré / Wobé est une construction coloniale artificielle qui ne correspondait à aucune frontière culturelle, linguistique ou identitaire préexistante. Elle a engendré des divisions qui se sont progressivement institutionnalisées malgré leur caractère arbitraire.
Pourquoi ce nom pose problème : La partition Guéré / Wobé est une construction coloniale artificielle qui ne correspondait à aucune frontière culturelle, linguistique ou identitaire préexistante. Elle a engendré des divisions qui se sont progressivement institutionnalisées malgré leur caractère arbitraire.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Giziga a été donné par les Fulɓe, alors que les personnes concernées se nomment Marva. Les administrations coloniale puis postcoloniale ont installé l'usage de Giziga. Le groupe peut donc le vivre comme un nom imposé de l'extérieur.
Pourquoi ce nom pose problème : Les différents noms donnés au peuple témoignent de ses contacts avec les Tswana, les Lozi et les Européens, ainsi que de sa présence dans plusieurs régions. Gova est surtout utilisé en Zambie, tandis que Mbukushu est préféré au Botswana et en Namibie.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Giziga a été donné par les Fulɓe, alors que les personnes concernées se nomment Marva. Les administrations coloniale puis postcoloniale ont installé l'usage de Giziga. Le groupe peut donc le vivre comme un nom imposé de l'extérieur.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Giziga a été donné par les Fulɓe, alors que les personnes concernées se nomment Marva. Les administrations coloniale puis postcoloniale ont installé l'usage de Giziga. Le groupe peut donc le vivre comme un nom imposé de l'extérieur.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Guerze (utilisé en Guinée francophone) et Kpelle (utilisé au Libéria anglophone) désignent le même peuple mais sont souvent traités comme des groupes distincts dans les sources coloniales et certaines classifications, créant une confusion dans la littérature académique.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des noms (Bussa, Dobase, Mosiye, Mossiya) reflete la diversite des appellations exterieures et la confusion qui peut en resulter dans les recensements et les sources academiques.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identité godié est parfois contestée : certaines sources (notamment le tourisme officiel ivoirien) ont tenté de rattacher les Godié aux Dida comme sous-groupe, ce que les Godié eux-mêmes récusent, affirmant constituer un groupe ethnique à part entière.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identité godié est parfois contestée : certaines sources (notamment le tourisme officiel ivoirien) ont tenté de rattacher les Godié aux Dida comme sous-groupe, ce que les Godié eux-mêmes récusent, affirmant constituer un groupe ethnique à part entière.
Pourquoi ce nom pose problème : L'identité godié est parfois contestée : certaines sources (notamment le tourisme officiel ivoirien) ont tenté de rattacher les Godié aux Dida comme sous-groupe, ce que les Godié eux-mêmes récusent, affirmant constituer un groupe ethnique à part entière.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Toubou (terme generique englobant Teda et Daza) et Daza (sous-groupe specifique) est frequente dans la litterature. Le terme Gorane peut etre vecu comme reducteur car il efface la distinction entre Daza et Teda. Dans le contexte des guerres civiles tchadiennes, les affiliations ethniques Daza/Toubou ont ete instrumentalisees politiquement.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Kreda sont souvent subsumés sous l'appellation générique Daza ou Toubou dans les sources, ce qui rend difficile leur identification statistique distincte. La frontière entre Kreda et autres sous-groupes Daza est parfois floue dans la littérature.
Pourquoi ce nom pose problème : Gourmantché est parfois confondu avec Gurma, employé en anglais, ou Gourma, employé par l'administration burkinabè. Ces formes viennent des manières française et britannique d'écrire le nom à l'époque coloniale. Elles ne correspondent pas à un nom unique employé durablement par le peuple lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kimbulu peut induire en erreur car il désigne à la fois la langue gorowa et la langue iraqw dans certains contextes urbains, brouillant la distinction ethnolinguistique entre les deux groupes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Frafra est percu comme inapproprie car il derive d'un malentendu colonial sur une salutation locale. Le terme Nankana et ses variantes peuvent cree des confusions avec d'autres sous-groupes Frafra.