Kirdi a été employé pour regrouper plus de quarante peuples non musulmans.
Le nom est rattaché au kanouri-haoussa et interprété comme « païen ». Des populations musulmanes du nord du Cameroun et du Tchad, dont les Peuls, les Mandaras et les Kotokos, l’emploient pour des voisins non musulmans. Le récit de voyage du major Denham, publié en 1826, mentionne la forme Kerdies.
Le regroupement réunit des peuples aux langues et aux cultures différentes. Depuis les années 1990, un mouvement politique reprend le nom dans « Kirditude » pour affirmer une identité commune. Un mot donné de l’extérieur peut ainsi être réutilisé par des personnes qu’il désignait.
PeupleMafa
PeupleSara
PaysCameroun
PaysTchad
PaysNigeria
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : L'appellation Tonga (Malawi) recouvre en réalité deux sous-ensembles distincts selon les auteurs : les Lakeshore Tonga (rive du lac, Nkhata Bay) et les Tonga de l'intérieur du Malawi. La parenté avec les Tonga de Zambie est nulle sur le plan linguistique (langues de branches bantoues différentes) et historique. La langue Chitonga (tog, N15) est un dialecte du Chitumbuka, radicalement différent du Chitonga de Zambie (toi, M64). L'identité Tonga au Malawi est parfois floue, certains groupes étant proches des Tumbuka ou des Cewa.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Tswa sont souvent consideres par les recenseurs mozambicains et par les peuples voisins comme un sous-dialecte des Tsonga plutot que comme un peuple distinct. Cette ambiguite rend les donnees demographiques difficiles a etablir. La Bible de reference ecrite est basee sur la grammaire tsonga; xitswa s'en distingue par des traits phonologiques et lexicaux propres.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bayaka peut creer confusion avec le peuple Aka (Mbenga), groupe pygmee d'Afrique centrale qui parle une langue bantoue differente (ISO axk). Ces deux peuples n'ont aucun lien historique.
Pourquoi ce nom pose problème : Deux groupes distincts portent le nom Yombe : d'une part les Yombe-Kongo (COD, COG, AGO), sous-groupe Kongo de la foret du Mayombe et de la vallee du Chiloango, qui ont produit les nkisi nkondi et phemba celebres ; d'autre part, un groupe distinct de Zambie (district d'Isoka, dans le nord du pays) dont la langue n'est pas apparentee a celle des Yombe-Kongo. Cette fiche concerne exclusivement les Yombe-Kongo d'Afrique centrale. Au sein meme de ce groupe, les appellations Yombe, Bayombe et Kongo du Mayombe designent la meme population, tantot par son ethnyme, tantot par sa region d'habitat ; les Yombe du Congo-Brazzaville, de Cabinda et du Kongo Central (RDC) partagent une identite commune mais des dialectes et des pratiques locales differencies, fragmentee par les frontieres coloniales entre trois Etats.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Bakoba, parfois utilise par les voisins, a une connotation de subalternite liee a la periode de servage sous les Batawana. Les Wayeyi preferent leurs propres noms MaYeyi ou Wayeyi.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Kodia sont souvent assimiles aux peuples voisins plus importants numeriquement (Bakwe, Bete, Godie), ce qui efface leur specificite ethnique et linguistique. Ils ne figurent pas sur certaines listes officielles des 68 ethnies de Cote d'Ivoire, ce qui les rend administrativement invisibles.
Pourquoi ce nom pose problème : La dénomination Koulango recouvre deux dialectes distincts (Bouna et Bondoukou), parfois traités comme des langues séparées par les linguistes (codes ISO distincts : nku pour Bouna, kzc pour Bondoukou). Le terme Lorhon peut désigner les ancêtres Koulango mais est encore utilisé pour certaines communautés. Le nom Koulango a par ailleurs d'abord désigné une catégorie sociale, et n'a pris son sens ethnique qu'à l'époque coloniale.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Gurunsi est d'origine externe et pejorative, impose par les voisins Mossi. Il recouvre une pluralite de peuples distincts ne partageant ni langue commune ni institutions politiques communes. Son emploi efface les identites specifiques comme celle des Wiyana.
Pourquoi ce nom pose problème : Deux groupes distincts portent le nom Yombe : d'une part les Yombe-Kongo (COD, COG, AGO), sous-groupe Kongo de la foret du Mayombe et de la vallee du Chiloango, qui ont produit les nkisi nkondi et phemba celebres ; d'autre part, un groupe distinct de Zambie (district d'Isoka, dans le nord du pays) dont la langue n'est pas apparentee a celle des Yombe-Kongo. Cette fiche concerne exclusivement les Yombe-Kongo d'Afrique centrale. Au sein meme de ce groupe, les appellations Yombe, Bayombe et Kongo du Mayombe designent la meme population, tantot par son ethnyme, tantot par sa region d'habitat ; les Yombe du Congo-Brazzaville, de Cabinda et du Kongo Central (RDC) partagent une identite commune mais des dialectes et des pratiques locales differencies, fragmentee par les frontieres coloniales entre trois Etats.
Pourquoi ce nom pose problème : La distinction entre Nande (RDC) et Konjo (Ouganda) est essentiellement administrative et politique : les deux populations se considerent comme une seule et meme entite ethno-culturelle, les Bayira, separee par la frontiere coloniale.
Pourquoi ce nom pose problème : L'administration amhara a imposé le nom Kullo après la conquête éthiopienne de 1889. Il reste associé à cette période de domination étrangère. Les différents noms donnés au peuple reflètent les points de vue de ceux qui l'ont nommé de l'extérieur.
Pourquoi ce nom pose problème : La nomenclature est complexe : le même groupe est désigné Taa, ǃXóõ, ǃXoon, et chacun de ces termes recouvre des réalités légèrement différentes selon les dialectes et les regions. Les locuteurs eux-mêmes utilisent ǃXoon ou ʼNǀohan selon leur dialecte. Le terme ǃXóõ a été popularisé dans la littérature linguistique internationale mais n'est pas employé par tous les locuteurs. Le terme Masarwa est considéré péjoratif par les communautés San.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination peuples forestiers du Sud et de l'Est est une categorisation geographique et ecologique, non ethnique. Elle englobe des groupes tres differents : (1) des peuples bantous sedentaires agriculteurs (Maka, Njem, Koonzime, Nzime, Konabembe, Badjoue, Bikele, Djem) du groupe Makaa-Njem ; (2) des peuples autochtones chasseurs-cueilleurs semi-nomades (Baka, Bagyeli) parfois designes comme Pygmees, terme qu'ils rejettent. Ces deux ensembles ont des origines, cultures et langues differents.