Coucher de soleil sur l'Okavango, parc national de Bwabwata, Namibie — Jedesto, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
La déclaration de Penduka recommande l’orthographe Khwe depuis 2000.
Les sources emploient plusieurs noms pour les Khwe du Kalahari et de l’Okavango, notamment Kxoe, Hukwe, Xun, Barakwena et Mbarakwena. Les documents coloniaux utilisaient aussi « Water Bushmen », en référence à leur vie près des cours d’eau. Plusieurs de ces noms sont jugés méprisants, et Bushmen est largement rejeté.
En 2000, la déclaration de Penduka recommande une orthographe commune : Khwe. Cet exemple montre que les personnes concernées peuvent se réunir pour faire reconnaître la manière dont elles souhaitent écrire leur nom.
PeupleKhwe
PaysBotswana
PaysNamibie
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : La coexistence de plusieurs noms (Yungur, Bena, Bena-Yungur) peut preter a confusion. Depuis les travaux de Kleinewillinghöfer (1993), la denomination Bena-Yungur est privilegiee par les linguistes pour designer l'ensemble dialectal, afin de distinguer les Bena-Yungur des Lala qui se nomment aussi Bena.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Zarma et les Songhay sont souvent regroupés sous l'étiquette Zarma-Songhay au Niger, ce qui efface leur distinction historique et identitaire. Les Zarma se distinguent des Songhay par leurs origines migratoires, leur installation dans le Niger occidental indépendamment de l'empire, et une culture et des pratiques religieuses spécifiques (yenendi, holey). Par ailleurs, le terme Djerma, d'usage colonial, est perçu négativement par certains membres du groupe.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Zenata est un macro-groupe historique dont les limites sont contestees par les historiens. L'historien Yves Modéran souligne que le terme est relativement tardif et sans racines claires dans l'Antiquite : les mentions de factions zenata dans les sources medievales sont incertaines quant a leur histoire reelle ou a une simple affiliation nominale. La notion de Zenata comme groupe unifie est surtout une construction des sources arabes medievales.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Azande (peuple) et Zande (langue) est frequente. De plus, le terme Azande designe un macro-groupe constitue de nombreux peuples assimiles par la conquete Avungara : tous les Azande ne partagent pas les memes origines, mais ont adopte la langue et la culture zande.
Pourquoi ce nom pose problème : L'appellation Arabes pour les Waswahili efface leur fondement bantou dominant. Certains chercheurs distinguent les Waswahili ethniques (population de la cote) des locuteurs du swahili comme langue vehiculaire (plusieurs dizaines de millions de personnes).
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Baga recouvre plusieurs groupes distincts qui ne forment pas une unite linguistique homogene : leurs langues sont partiellement mutuellement inintelligibles. La denomination est avant tout geographique et culturelle plutot que strictement ethnolinguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : La designation Songhai amalgame des groupes linguistiques et identitaires distincts (Zarma, Dendi, Wogo, Kurtey, Arma, Sohance etc.) qui ne partagent pas tous une identite commune. Le terme est aujourd'hui reapproprie comme identite collective par certains, rejete par d'autres qui preferent leur designation sous-groupale.
Pourquoi ce nom pose problème : Une partie du groupe rejette le nom arabe Zaghawa et préfère se nommer Beri. Les noms peuvent prêter à confusion : les Bideyat sont parfois présentés comme un groupe zaghawa, parfois comme un peuple distinct. Les sources arabes médiévales employaient aussi Zaghawa pour l'empire dirigé par ce peuple, puis pour le peuple lui-même. Il faut donc tenir compte du contexte de chaque source.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Zenata est un macro-groupe historique dont les limites sont contestees par les historiens. L'historien Yves Modéran souligne que le terme est relativement tardif et sans racines claires dans l'Antiquite : les mentions de factions zenata dans les sources medievales sont incertaines quant a leur histoire reelle ou a une simple affiliation nominale. La notion de Zenata comme groupe unifie est surtout une construction des sources arabes medievales.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Zenata est un macro-groupe historique dont les limites sont contestees par les historiens. L'historien Yves Modéran souligne que le terme est relativement tardif et sans racines claires dans l'Antiquite : les mentions de factions zenata dans les sources medievales sont incertaines quant a leur histoire reelle ou a une simple affiliation nominale. La notion de Zenata comme groupe unifie est surtout une construction des sources arabes medievales.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Zarma et les Songhay sont souvent regroupés sous l'étiquette Zarma-Songhay au Niger, ce qui efface leur distinction historique et identitaire. Les Zarma se distinguent des Songhay par leurs origines migratoires, leur installation dans le Niger occidental indépendamment de l'empire, et une culture et des pratiques religieuses spécifiques (yenendi, holey). Par ailleurs, le terme Djerma, d'usage colonial, est perçu négativement par certains membres du groupe.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Bushmen est considere comme offensant dans les contextes officiels bien que certains membres de la communaute l'aient reapproprie. L'appellation !Kung cree une confusion avec les groupes !Xun du nord. L'emploi de San comme terme collectif gomme les differences significatives entre les dizaines de groupes distincts.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Zenata est un macro-groupe historique dont les limites sont contestees par les historiens. L'historien Yves Modéran souligne que le terme est relativement tardif et sans racines claires dans l'Antiquite : les mentions de factions zenata dans les sources medievales sont incertaines quant a leur histoire reelle ou a une simple affiliation nominale. La notion de Zenata comme groupe unifie est surtout une construction des sources arabes medievales.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion orthographique entre Sagala et Sagara est frequente dans les sources. Il ne faut pas confondre avec le peuple Sagalla du Kenya (langue tga), qui est un groupe distinct apparente aux Chaga.
Pourquoi ce nom pose problème : Une partie du groupe rejette le nom arabe Zaghawa et préfère se nommer Beri. Les noms peuvent prêter à confusion : les Bideyat sont parfois présentés comme un groupe zaghawa, parfois comme un peuple distinct. Les sources arabes médiévales employaient aussi Zaghawa pour l'empire dirigé par ce peuple, puis pour le peuple lui-même. Il faut donc tenir compte du contexte de chaque source.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Ngoni désigne aujourd'hui un groupe hybride issu du métissage entre les Nguni d'origine (Zulou) et les peuples locaux conquis ou assimilés (Tumbuka, Chewa, Nsenga, Tonga, Nyasa, Ngonde). En 1906, rares étaient les individus de pure ascendance Ngoni. Le terme renvoie davantage à une identité politique et culturelle construite lors de la migration qu'à une ethnicité strictement définie.