Wè, Guéré, Wobé et Krahn sont liés à une même histoire de noms.
Wè est le nom employé par les personnes concernées. Les sources citées l’interprètent comme « les hommes qui pardonnent facilement ». Guéré aurait été introduit par un administrateur colonial français. L’administration a ensuite distingué Guéré au sud et Wobé au nord, sans que cette séparation corresponde aux limites culturelles et linguistiques décrites dans ces sources.
Au Liberia, les voisins kru emploient Krahn. Ces noms montrent comment des populations proches ont été désignées différemment de part et d’autre de la frontière coloniale. Les catégories administratives ont ensuite influencé la façon de les présenter.
PeupleGuéré
PeupleWè
PaysCôte d'Ivoire
PaysLiberia
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination 'Rundi' peut etre interpretee soit comme designation linguistique (locuteurs du kirundi), soit comme designation ethnique (peuple du Burundi). La distinction entre Hutu, Tutsi et Twa a ete instrumentalisee par les colonisateurs allemands et belges qui ont durci des categories sociales autrefois plus fluides, contribuant aux tensions qui ont conduit aux genocides de 1972 et 1993. Il est scientifiquement errone de traiter Hutu et Tutsi comme des 'races' separees : tous deux parlent Kirundi, partagent la culture rundi et sont genetiquement tres proches. Les distinctions etaient historiquement socio-economiques (agriculteurs vs eleveurs de betail) et poreuses.
Pourquoi ce nom pose problème : Le gouvernement ethiopien regroupe les Mursi avec les Me'en et les Kwegu sous le nom collectif Surma, ce qui efface les distinctions identitaires propres a chaque groupe.
Pourquoi ce nom pose problème : Le gouvernement ethiopien regroupe les Mursi avec les Me'en et les Kwegu sous le nom collectif Surma, ce qui efface les distinctions identitaires propres a chaque groupe.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Mousgoum recouvre plusieurs varietes dialectales proches (Beege, Mpus, Vulum) qui ne sont pas toujours mutuellement intelligibles. Les distinctions entre Musgu proper, Munjuk et Muzuk peuvent etre considerees comme des langues separees par certains linguistes.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des noms (Bussa, Dobase, Mosiye, Mossiya) reflete la diversite des appellations exterieures et la confusion qui peut en resulter dans les recensements et les sources academiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Teke du Nord (Teke-Tege) ne doivent pas être confondus avec les Teke génériques (voir la fiche Teke) qui désignent le groupe dans son ensemble. Les Teke du Nord sont un sous-groupe géographique et linguistique distinct, principalement localisé au nord de la République du Congo et dans le sud du Gabon, avec une langue (teke-tege, ISO teg) différente des autres variantes teke (laali, tsaayi, tyee, kukuya, etc.).
Pourquoi ce nom pose problème : Il existe deux langues distinctes portant le nom Tembo dans la nomenclature Ethnologue : Tembo (tbt) parlé dans les provinces du Kivu (DRC, Zone J — Grand Lacs) et Tembo (tmv) de la rivière Mongala (Zone C, nord de la DRC, distinct du groupe kivu). Cette fiche concerne les Batembo du Kivu (tbt), peuple bantou des provinces de Sud-Kivu et Nord-Kivu, à l'est de la RDC.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Shangaan est souvent utilise de facon abusive pour l'ensemble des Tsonga, ce qui est historiquement inexact: les Shangaan ne sont qu'une fraction des Tsonga, liee a l'empire de Gaza de Soshangane (1820s). Cela cree des tensions identitaires, notamment en Afrique du Sud ou des communautes tsonga preexistaient a Gaza et refusent l'etiquette Shangaan. En Mozambique, l'appellation Changana est utilisee.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Tswa sont souvent consideres par les recenseurs mozambicains et par les peuples voisins comme un sous-dialecte des Tsonga plutot que comme un peuple distinct. Cette ambiguite rend les donnees demographiques difficiles a etablir. La Bible de reference ecrite est basee sur la grammaire tsonga; xitswa s'en distingue par des traits phonologiques et lexicaux propres.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des noms (Bussa, Dobase, Mosiye, Mossiya) reflete la diversite des appellations exterieures et la confusion qui peut en resulter dans les recensements et les sources academiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Mousgoum recouvre plusieurs varietes dialectales proches (Beege, Mpus, Vulum) qui ne sont pas toujours mutuellement intelligibles. Les distinctions entre Musgu proper, Munjuk et Muzuk peuvent etre considerees comme des langues separees par certains linguistes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Mousgoum recouvre plusieurs varietes dialectales proches (Beege, Mpus, Vulum) qui ne sont pas toujours mutuellement intelligibles. Les distinctions entre Musgu proper, Munjuk et Muzuk peuvent etre considerees comme des langues separees par certains linguistes.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Bura et les Bura-Pabir (Babur) sont souvent traites comme un meme groupe dans les sources academiques, car ils parlent la meme langue (ISO 639-3 : bwr) et partagent la plupart de leurs traditions culturelles. La distinction porte essentiellement sur le statut politique : les Pabir (nobles descendants de Yamta-ra-Wala) gouvernent les Bura, qui leur en veulent historiquement. Cette fiche documente specifiquement le groupe Bura (population autochtone du plateau de Biu) distinct des Pabir nobles, bien que les deux soient souvent amalgames sous le terme Bura-Pabir.
Pourquoi ce nom pose problème : Colleyn et Jonckers indiquent que les personnes couramment appelées Minyanka se désignent elles-mêmes comme Bamana dans le contexte étudié. Cette auto-appellation ne doit pas conduire à les confondre automatiquement avec le peuple Bambara ou Bamana répertorié séparément : les usages du nom dépendent du contexte historique, religieux et linguistique.
Pourquoi ce nom pose problème : Nǀuu désigne la forme occidentale de la langue Nǁng. C'est aussi un verbe général en khoekhoe. Le gouvernement et les ONG emploient ǂKhomani pour l'ensemble de la communauté, alors que ce nom lui avait historiquement été donné par les ǀʼAuni. Les publications et les médias confondent souvent Nǀuu, une forme locale de la langue, Nǁng, la langue dans son ensemble, et ǂKhomani, la communauté. Le nom s'écrit N|uu, Nluu ou Nǀuu selon les conventions suivies.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Frafra est percu comme inapproprie car il derive d'un malentendu colonial sur une salutation locale. Le terme Nankana et ses variantes peuvent cree des confusions avec d'autres sous-groupes Frafra.
Pourquoi ce nom pose problème : Terme employé par l'administration coloniale française pour désigner les Yoruba du Dahomey (actuel Bénin) et du Togo ; perçu comme réducteur par les communautés concernées.