Wè, Guéré, Wobé et Krahn sont liés à une même histoire de noms.
Wè est le nom employé par les personnes concernées. Les sources citées l’interprètent comme « les hommes qui pardonnent facilement ». Guéré aurait été introduit par un administrateur colonial français. L’administration a ensuite distingué Guéré au sud et Wobé au nord, sans que cette séparation corresponde aux limites culturelles et linguistiques décrites dans ces sources.
Au Liberia, les voisins kru emploient Krahn. Ces noms montrent comment des populations proches ont été désignées différemment de part et d’autre de la frontière coloniale. Les catégories administratives ont ensuite influencé la façon de les présenter.
PeupleGuéré
PeupleWè
PaysCôte d'Ivoire
PaysLiberia
Chargement des noms et appellations
Couronne d'argent du royaume de Kaffa, Musée ethnologique d'Addis-Abeba — Sailko, Wikimedia Commons, CC BY 3.0
Saviez-vous que
Le lien entre Kaffa et le mot « café » reste une hypothèse peu probable.
Le caféier pousse dans cette région d’Éthiopie, ce qui peut faire penser que le mot « café » vient du nom Kaffa. Les linguistes cités jugent toutefois ce rapprochement peu probable. La ressemblance entre un lieu et un mot ne suffit pas à établir leur lien.
Kaffa désigne un peuple qui se nomme Kafficho, un ancien royaume et une zone administrative éthiopienne. Keffa est une façon de transcrire le nom amharique. Ces différents usages doivent être distingués de l’hypothèse sur le mot « café ».
PeupleKafficho
PaysÉthiopie
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Toura sont parfois confondus avec les Mahou (Mahouka), leurs voisins proches avec qui ils partagent de nombreuses pratiques culturelles et des masques similaires. Wikipedia (FR) note explicitement ce lien : 'les Toura ont un lien avec les Mahous : ces deux ethnies ont presque les memes fetes villageoises, coutumes et masques'. La classification de la langue toura oscille entre le sous-groupe Dan-Toura (Mande du Sud) et un positionnement autonome.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Larteh peut designer a la fois la ville, la langue et le peuple, entrainant des confusions dans la litterature. Kyerepong designe un ensemble plus large comprenant plusieurs communautes Guan des collines d'Akuapem (Abiriw, Dawu, Awukugua, Adukrom, Apirede, Abonse). Certaines sources distinguent Larteh et Kyerepong comme deux groupes distincts au sein de l'Akuapem State.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Tokaleya reunit deux groupes distincts (Toka et Leya) qui ont chacun une identite propre. Les Tokaleya sont parfois confondus avec les Tonga de Zambie car ils parlent des dialectes tongiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Berber est considere pejoratif par une partie de la communaute car associe historiquement au mot barbare. Les mouvements culturels amazighs preferent Imazighen ou Amazigh.
Pourquoi ce nom pose problème : Lobi est un terme generique recouvrant plusieurs groupes ethniques etroitement apparentes mais distincts (Lobi propres, Birifor, Dagara, Dyan, Gan, Tenbo/Loron, Dorossy). La confusion est frequente entre les Lobi propres et l'ensemble du groupe Lobi-Dagarti. Au Ghana, les Lobi sont souvent comptes comme partie du groupe Mole-Dagomba, rendant leur quantification difficile.
Pourquoi ce nom pose problème : Lobi est un terme generique recouvrant plusieurs groupes ethniques etroitement apparentes mais distincts (Lobi propres, Birifor, Dagara, Dyan, Gan, Tenbo/Loron, Dorossy). La confusion est frequente entre les Lobi propres et l'ensemble du groupe Lobi-Dagarti. Au Ghana, les Lobi sont souvent comptes comme partie du groupe Mole-Dagomba, rendant leur quantification difficile.
Pourquoi ce nom pose problème : Lobi est un terme generique recouvrant plusieurs groupes ethniques etroitement apparentes mais distincts (Lobi propres, Birifor, Dagara, Dyan, Gan, Tenbo/Loron, Dorossy). La confusion est frequente entre les Lobi propres et l'ensemble du groupe Lobi-Dagarti. Au Ghana, les Lobi sont souvent comptes comme partie du groupe Mole-Dagomba, rendant leur quantification difficile.
Pourquoi ce nom pose problème : Le meme peuple est connu sous deux noms selon le pays. Toma est le nom donne par les voisins mandinka, koniaka et kissi, repris par l'administration coloniale francaise, et il reste l'appellation officielle en Guinee. Loma est l'appellation usuelle et officielle au Liberia. Le peuple se nomme lui-meme Lögömàgìtì en Guinee et Löömàgìtì au Liberia.
Pourquoi ce nom pose problème : Le meme peuple est connu sous deux noms selon le pays. Toma est le nom donne par les voisins mandinka, koniaka et kissi, repris par l'administration coloniale francaise, et il reste l'appellation officielle en Guinee. Loma est l'appellation usuelle et officielle au Liberia. Le peuple se nomme lui-meme Lögömàgìtì en Guinee et Löömàgìtì au Liberia.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des noms (Bussa, Dobase, Mosiye, Mossiya) reflete la diversite des appellations exterieures et la confusion qui peut en resulter dans les recensements et les sources academiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Le meme peuple est connu sous deux noms selon le pays. Toma est le nom donne par les voisins mandinka, koniaka et kissi, repris par l'administration coloniale francaise, et il reste l'appellation officielle en Guinee. Loma est l'appellation usuelle et officielle au Liberia. Le peuple se nomme lui-meme Lögömàgìtì en Guinee et Löömàgìtì au Liberia.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Lomwe sont etroitement apparentes aux Makua du Mozambique et sont parfois integres dans le super-groupe Makhuwa-Lomwe, qui represente environ 40% de la population mozambicaine. Les frontières ethniques et linguistiques entre Lomwe et Makua sont fluides. En 2005, l'Ethnologue reconnut que le lomwe du Mozambique (ngl) et le lomwe du Malawi (lon) ne sont pas mutuellement intelligibles et constituent deux langues distinctes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le meme peuple est connu sous deux noms selon le pays. Toma est le nom donne par les voisins mandinka, koniaka et kissi, repris par l'administration coloniale francaise, et il reste l'appellation officielle en Guinee. Loma est l'appellation usuelle et officielle au Liberia. Le peuple se nomme lui-meme Lögömàgìtì en Guinee et Löömàgìtì au Liberia.
Pourquoi ce nom pose problème : La dénomination Koulango recouvre deux dialectes distincts (Bouna et Bondoukou), parfois traités comme des langues séparées par les linguistes (codes ISO distincts : nku pour Bouna, kzc pour Bondoukou). Le terme Lorhon peut désigner les ancêtres Koulango mais est encore utilisé pour certaines communautés. Le nom Koulango a par ailleurs d'abord désigné une catégorie sociale, et n'a pris son sens ethnique qu'à l'époque coloniale.
Pourquoi ce nom pose problème : Le meme peuple est connu sous deux noms selon le pays. Toma est le nom donne par les voisins mandinka, koniaka et kissi, repris par l'administration coloniale francaise, et il reste l'appellation officielle en Guinee. Loma est l'appellation usuelle et officielle au Liberia. Le peuple se nomme lui-meme Lögömàgìtì en Guinee et Löömàgìtì au Liberia.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Lozi designe aujourd'hui l'ensemble du peuple du Barotseland, qui englobe de nombreux groupes absorbes par le royaume. Les Luyana proprement dits sont les fondateurs de la dynasty royale, distincts des autres composantes du peuple Lozi contemporain.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Ltoroto apparaît par écrit chez Oscar Baumann comme le nom que les Maasai donnent au pays d'Umbugwe, ceux-ci ayant, écrit-il, leur propre nom pour chaque pays. Son guide Ndaikai lui annonce le « Ol Mangati Ltoroto », que Baumann traduit par « pays de guerre ». C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît. Le peuple existait déjà avant elle.