Baie de Freetown, Imray, 1884 — British Library via Wikimedia Commons, domaine public
Saviez-vous que
Les sources ne donnent pas toutes la même origine au nom Sierra Leone.
Un récit courant attribue Serra Lyoa, « montagnes du Lion », au Portugais Pedro de Sintra vers 1462. L’historien sierra-léonais C. Magbaily Fyle conteste cette attribution : il relève le nom avant cette date et propose qu’une erreur de lecture ait été recopiée par plusieurs historiens.
Le sens est lui aussi expliqué de plusieurs façons. Le relief aurait évoqué des dents de lion, ou le tonnerre au-dessus des collines aurait rappelé un rugissement. Les marins anglais emploient Sierra Leoa au XVIe siècle, puis Sierra Leone, rendu officiel par les Britanniques en 1787.
PaysSierra Leone
PeupleTemne
PeupleMende
Chargement des noms et appellations
Figure masculine, Tabwa, Metropolitan Museum of Art (1978.412.592) — Wikimedia Commons, CC0
Saviez-vous que
Le nom Tabwa viendrait d’un verbe signifiant « être attaché ».
Cette explication renvoie à la période où les Tabwa ont subi la traite esclavagiste. La fiche la présente comme une origine possible du nom, qui demande encore à être vérifiée.
Elle décrit aussi plusieurs villages aux histoires différentes, regroupés sous un même nom par l’administration belge. Les Tabwa et les Lungu voisins sont parfois confondus dans les sources. Leur regroupement et l’origine de leur nom doivent donc être examinés séparément.
PeupleTabwa
PaysRépublique démocratique du Congo
PaysZambie
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion est fréquente entre le peuple Gwa/M'bato et le groupe linguistique Kwa (famille de langues parlées en Côte d'Ivoire, au Ghana et au Togo). Le peuple Gwa est un groupe ethnique distinct et minoritaire appartenant aux Akan lagunaires.
Pourquoi ce nom pose problème : Gourmantché est parfois confondu avec Gurma, employé en anglais, ou Gourma, employé par l'administration burkinabè. Ces formes viennent des manières française et britannique d'écrire le nom à l'époque coloniale. Elles ne correspondent pas à un nom unique employé durablement par le peuple lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : La dénomination Koulango recouvre deux dialectes distincts (Bouna et Bondoukou), parfois traités comme des langues séparées par les linguistes (codes ISO distincts : nku pour Bouna, kzc pour Bondoukou). Le terme Lorhon peut désigner les ancêtres Koulango mais est encore utilisé pour certaines communautés. Le nom Koulango a par ailleurs d'abord désigné une catégorie sociale, et n'a pris son sens ethnique qu'à l'époque coloniale.
Pourquoi ce nom pose problème : Les différents noms donnés au peuple témoignent de ses contacts avec les Tswana, les Lozi et les Européens, ainsi que de sa présence dans plusieurs régions. Gova est surtout utilisé en Zambie, tandis que Mbukushu est préféré au Botswana et en Namibie.
Pourquoi ce nom pose problème : Les termes Grands blancs et Gran'bla peuvent rappeler les inégalités coloniales héritées. Le terme petits blancs impliquait une hiérarchie au sein même de la population d'origine européenne.
Pourquoi ce nom pose problème : À Maurice, le terme créole identifie spécifiquement les descendants d'esclaves africains chrétiens, par opposition aux Indo-Mauriciens (hindous et musulmans) et aux Sino-Mauriciens. La Constitution mauricienne classe la population en quatre communautés (hindoue, musulmane, sino-mauricienne, population générale), les Créoles faisant partie de la population générale avec les Franco-Mauriciens. Cette classification reste source de tensions politiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Blancs peut être perçu comme une réduction de l'identité du groupe à la couleur de peau, gommant la dimension culturelle et historique. Le terme Colons est chargé de connotations liées à l'esclavage et à l'exploitation coloniale.
Pourquoi ce nom pose problème : La categorisation unique de Khoisan Creole recouvre plusieurs identites distinctes et parfois rivales : Griqua (Afrique du Sud), Rehoboth Basters (Namibie), Oorlam, et d'autres. Sous l'apartheid, ces groupes etaient classes comme Coloured, terme rejete. Chaque communaute revendique une identite propre.
Pourquoi ce nom pose problème : La categorisation 'autres' efface les identites specifiques de chaque groupe. Le Gabon compte une quarantaine de peuples aux langues et cultures distinctes, tous classe dans dix grands groupes linguistiques bantous.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Gurunsi regroupe des peuples non necessairement proches; les Kasena s'en distinguent et preferent leur propre designation ethnique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Gourounsi est un nom générique imposé de l'extérieur par les Mossi et les Djerma pour désigner un ensemble de groupes distincts ne partageant ni langue commune ni identité ethnique unifiée. Les sous-groupes (Kassena, Nankani, Lyele, Nuna, Sisaala, Ko, Frafra, Talensi, etc.) ne se reconnaissent pas toujours dans ce terme parapluie.
Pourquoi ce nom pose problème : Gwandara désigne à la fois le peuple et sa langue. L'administration coloniale les regroupait avec les Haoussa, et les Gwandara ont dû affirmer leur identité propre. Dans le Plateau State, l'usage d'un autre nom, Abakwa Riga, peut donner l'impression qu'il s'agit d'un groupe différent.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Guan designe en realite un ensemble heterogene de peuples partageant une parente linguistique plutot qu'une identite ethnique unique. Certains sous-groupes comme les Etsii sont assimiles aux Fante et ne se reconnaissent plus necessairement comme Guan.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Gen-Mina combine deux groupes distincts : les Gen (issus des Ga d'Accra) et les Mina stricto sensu (issus des Ane d'Elmina). Localement, les habitants d'Aneho preferent Mina tandis que ceux de Glidji preferent Gen. En francais colonial, Mina fut utilise de maniere elargie pour designer l'ensemble des peuples de la cote ouest-africaine du golfe de Guinee, ce qui cree des confusions. Les recensements utilisent tantot Mina, tantot Guen ou Anecho comme synonymes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Guéré est retenu officiellement par le capitaine Laurent, administrateur du cercle du Haut-Cavally, pour toutes les populations au sud des Dan, après la création du poste de Logoualé en 1911, selon Alfred Schwartz. Avant lui, il ne désignait que les Guéo, un petit groupe de la rive gauche du Rô.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Guerze (utilisé en Guinée francophone) et Kpelle (utilisé au Libéria anglophone) désignent le même peuple mais sont souvent traités comme des groupes distincts dans les sources coloniales et certaines classifications, créant une confusion dans la littérature académique.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Gen-Mina combine deux groupes distincts : les Gen (issus des Ga d'Accra) et les Mina stricto sensu (issus des Ane d'Elmina). Localement, les habitants d'Aneho preferent Mina tandis que ceux de Glidji preferent Gen. En francais colonial, Mina fut utilise de maniere elargie pour designer l'ensemble des peuples de la cote ouest-africaine du golfe de Guinee, ce qui cree des confusions. Les recensements utilisent tantot Mina, tantot Guen ou Anecho comme synonymes.
Pourquoi ce nom pose problème : La denomination Gen-Mina combine deux groupes distincts : les Gen (issus des Ga d'Accra) et les Mina stricto sensu (issus des Ane d'Elmina). Localement, les habitants d'Aneho preferent Mina tandis que ceux de Glidji preferent Gen. En francais colonial, Mina fut utilise de maniere elargie pour designer l'ensemble des peuples de la cote ouest-africaine du golfe de Guinee, ce qui cree des confusions. Les recensements utilisent tantot Mina, tantot Guen ou Anecho comme synonymes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Crioulo est ambigu car il désigne à la fois une identité ethnique (les Créoles, métis d'origine afro-portugaise) et une pratique linguistique (tous les locuteurs du créole de Guinée-Bissau, quelle que soit leur origine). Les Créoles ethniques ne représentent qu'environ 1% de la population, mais leur langue est parlée par 90% des Bissau-Guinéens.
Pourquoi ce nom pose problème : Le nom Giziga a été donné par les Fulɓe, alors que les personnes concernées se nomment Marva. Les administrations coloniale puis postcoloniale ont installé l'usage de Giziga. Le groupe peut donc le vivre comme un nom imposé de l'extérieur.
Pourquoi ce nom pose problème : Aucun nom donné de l'extérieur n'est signalé ici comme particulièrement problématique. Les chercheurs discutent encore le lien possible entre Gola et Gullah.
Pourquoi ce nom pose problème : Gourmantché est parfois confondu avec Gurma, employé en anglais, ou Gourma, employé par l'administration burkinabè. Ces formes viennent des manières française et britannique d'écrire le nom à l'époque coloniale. Elles ne correspondent pas à un nom unique employé durablement par le peuple lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Shanqella est considere pejoratif car il etait employe par les peuples des hautes terres (Amhara, Agaw) qui asservissaient les Gumuz et autres peuples des basses terres. Il efface les identites individuelles de chaque peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Shanqella est considere pejoratif car il etait employe par les peuples des hautes terres (Amhara, Agaw) qui asservissaient les Gumuz et autres peuples des basses terres. Il efface les identites individuelles de chaque peuple.
Pourquoi ce nom pose problème : L'appellation Gur est une catégorie linguistique et non une identité ethnique partagée. Les peuples Gur n'ont pas de sentiment d'appartenance commune a priori. Leur regroupement sous ce label est le produit du travail des linguistes et anthropologues, et ne correspond pas à un auto-désignation collective.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Gurage est avant tout culturel et geographique plutot que strictement linguistique : les langues gurage ne sont pas toujours mutuellement intelligibles et couvrent au moins trois groupes distincts (Nord, Est, Ouest). Les Silte ont rejete l'identite gurage lors d'un referendum en 2000 et ont obtenu leur propre zone administrative. L'identite gurage englobe des communautes chretiennes orthodoxes, musulmanes et animistes.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Frafra peut avoir des connotations péjoratives dans l'usage local. Il ne désigne pas un groupe ethniquement homogène mais un ensemble de peuples distincts (Gurensi, Talensi, Nabdam, Kusasi) regroupés sous ce label colonial en raison de leurs similarités culturelles et linguistiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Gourmantché est parfois confondu avec Gurma, employé en anglais, ou Gourma, employé par l'administration burkinabè. Ces formes viennent des manières française et britannique d'écrire le nom à l'époque coloniale. Elles ne correspondent pas à un nom unique employé durablement par le peuple lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : Gourmantché est parfois confondu avec Gurma, employé en anglais, ou Gourma, employé par l'administration burkinabè. Ces formes viennent des manières française et britannique d'écrire le nom à l'époque coloniale. Elles ne correspondent pas à un nom unique employé durablement par le peuple lui-même.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Frafra peut avoir des connotations péjoratives dans l'usage local. Il ne désigne pas un groupe ethniquement homogène mais un ensemble de peuples distincts (Gurensi, Talensi, Nabdam, Kusasi) regroupés sous ce label colonial en raison de leurs similarités culturelles et linguistiques.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Gurunsi regroupe des peuples non necessairement proches; les Kasena s'en distinguent et preferent leur propre designation ethnique.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Gurunsi est d'origine externe et pejorative, impose par les voisins Mossi. Il recouvre une pluralite de peuples distincts ne partageant ni langue commune ni institutions politiques communes. Son emploi efface les identites specifiques comme celle des Wiyana.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Kisii ne designe pas le peuple dans leur propre langue mais une ville (Kisii, aussi appelee Bosongo ou Getembe). Il provient de l'administration coloniale britannique. Le nom authentique est Abagusii.