Eyema byeri, gardien de reliquaire fang, Gabon — Metropolitan Museum of Art, CC0
Saviez-vous que
La réputation attribuée aux Fang demande à être examinée avec prudence.
Les administrations française, allemande et espagnole ont employé les formes Pahouin, Pangwe et Pamue pour des personnes qui se nomment Fang. Pahouin est aujourd’hui jugé méprisant, notamment en raison des accusations de cannibalisme qui lui ont été associées.
La fiche rapporte que des Fang auraient entretenu cette réputation pour tenir les visiteurs à distance. Elle ne cite toutefois pas de source consacrée à cette affirmation. Ce récit demande donc une vérification avant de pouvoir être retenu.
PeupleFang
PaysGabon
PaysGuinée équatoriale
PaysCameroun
Konaté — origine et histoire du nom | EthniAfrica
Chargement de la fiche appellation
Fèves de cacao au séchage à Ziplignan, près de Gagnoa, Côte d'Ivoire — arno B, Wikimedia Commons, CC BY 3.0
Saviez-vous que
L’administration coloniale a regroupé 93 sous-groupes sous le nom Bété.
Jean-Pierre Dozon rapporte deux explications recueillies à Gagnoa. Le nom viendrait de « bete o bete o », « paix » ou « pardon », une expression que les Français auraient prise pour un nom de peuple pendant la conquête. Il pourrait aussi avoir été diffusé depuis les premiers postes coloniaux de l’ouest. Ces deux récits ne s’excluent pas nécessairement.
Les 93 sous-groupes réunis sous ce nom ne formaient pas un ensemble politique unique avant la colonisation. Dozon présente aussi la proposition Magwé de Louhoy Téty Gauze, qui décrit une origine commune à plusieurs peuples du sud-ouest. Aucune des personnes interrogées par Dozon à Gagnoa n’avait toutefois cité ce nom.
PeupleBété
PaysCôte d'Ivoire
Nom
Konaté
Système de nommage : Nom de clan
9 sources citées.
Le nom
Caste ou fonction sociale
Le nom est rangé parmi ceux des nobles qui ne sont pas artisans, les hɔrɔn, anciens guerriers, rois et chefs de la société malinké, aux côtés de Keïta, Koné et Traoré ; l'ethnomusicologue qui l'énonce tient ces noms pour des indices souvent fiables du statut, tout en appelant à la prudence. Le dictionnaire des noms de clan mandingues n'indique aucun statut à cette entrée. Les éditeurs de l'épopée récitée à Kela rattachent le nom aux Mansaren, la lignée royale des Keïta.
Orthographes trouvées dans les sources
Konaté — attestée dans ce pays : Mali
Konate — attestée dans ces pays : Mali, Guinée, Côte d'Ivoire
Kónatɛ̀ — attestée dans ce pays : Mali
Kɔnatɛ — attestée dans ce pays : Mali
Kònatɛ́ — attestée dans ce pays : Guinée
Kounaté — attestée dans ce pays : Mali
Mode de transmission
Patrilinéaire
Unité sociale désignée
Clan
Les sources de ce nom de famille
Plusieurs sources expliquent ce nom de famille. Voici leurs 18 récits, rangés par forme, puis par type de source.
Livre ou étude · 4 sources
Rapport public · 3 sources
Archive · 4 sources
KonatéLeur nom17 récits
Livre ou étude11 récits
Usage contemporain · ÉtablieLe nom Konaté désigne un clan, que le dictionnaire des noms de clan mandingues écrit Kónatɛ̀ et rattache aux Malinké, aux Bambara et aux Kagoro.
Le nom Konaté désigne un clan, que le dictionnaire des noms de clan mandingues écrit Kónatɛ̀ et rattache aux Malinké, aux Bambara et aux Kagoro. Il le tient pour un équivalent de Keïta et ne lui donne pas de sens. Plusieurs récits expliquent son origine ; nous les présentons plus bas.
Temps de Soundiata, selon l'épopée · RevendiquéeLe nom Konaté est, dans l'épopée de Soundiata, celui de Siara Kouman Konaté, cousin de Soundiata et ancêtre des gens du Toron.
Le nom Konaté est, dans l'épopée de Soundiata, celui de Siara Kouman Konaté, cousin de Soundiata et ancêtre des gens du Toron. L'épopée dit aussi qu'à Kouroukan Fougan les Konaté du Toron devinrent les cadets des Keïta, si bien qu'un Konaté d'âge mûr pouvait s'appeler Keïta. C'est le récit que transcrit Djibril Tamsir Niane.
Soundjata ou l'épopée mandingue · Djibril Tamsir Niane, d'après le récit du griot Djeli Mamadou Kouyaté, 1960 · Publication académique
Origine non datée · RevendiquéeLe nom Konaté viendrait de « kona tè », « il n'est pas stérile » : une femme respectée, que tout le village appelait « kona mousso », la femme stérile, eut enfin un enfant, qui prit ce nom en souvenir.
Le nom Konaté viendrait de « kona tè », « il n'est pas stérile » : une femme respectée, que tout le village appelait « kona mousso », la femme stérile, eut enfin un enfant, qui prit ce nom en souvenir. C'est ce que dit un texte en français que reproduit le mémoire d'E. A. Bogacheva, sans dire d'où il vient.
Origine non datéeLe nom Konaté viendrait de kona, « celui qui ne peut avoir d'enfant », suivi de la négation te, d'où « celui qui a des enfants » : Kanunyoro Simbo l'aurait pris quand son frère Lawali, devenu chef, n'avait pas encore d'enfant.
Le nom Konaté viendrait de kona, « celui qui ne peut avoir d'enfant », suivi de la négation te, d'où « celui qui a des enfants » : Kanunyoro Simbo l'aurait pris quand son frère Lawali, devenu chef, n'avait pas encore d'enfant. C'est une légende tirée des notes de V. Vydrin et A. Davydov, qui ne disent pas qui l'a racontée, selon le mémoire d'E. A. Bogacheva.
Origine non datée · RevendiquéeLe nom Konaté viendrait de « kòna tɛ̀ móso », « la femme qui n'est pas stérile » : Síyara Kétà, fille du souverain des Mansarén, mariée au Toron et dite stérile par une coépouse, reçut de sa famille un garçon, Kòmán, dont les nombreux descendants furent appelés les gens de la femme Kònatɛ́.
Le nom Konaté viendrait de « kòna tɛ̀ móso », « la femme qui n'est pas stérile » : Síyara Kétà, fille du souverain des Mansarén, mariée au Toron et dite stérile par une coépouse, reçut de sa famille un garçon, Kòmán, dont les nombreux descendants furent appelés les gens de la femme Kònatɛ́. C'est le récit de l'ouvrage en n'ko de Souleymane Kanté, selon la traduction russe qu'en donne E. A. Bogacheva.
Origine non datée · RevendiquéeUne légende fait des Konaté, des Coulibaly et des Keïta les descendants d'un même couple, Mahamadu Kanu et Mariatu, et elle connaît deux versions.
Une légende fait des Konaté, des Coulibaly et des Keïta les descendants d'un même couple, Mahamadu Kanu et Mariatu, et elle connaît deux versions. Dans la première, l'aîné, Coulibaly, cède le pouvoir au cadet, Keïta, en échange de nourriture. Dans la seconde, trois frères vivent dans un village et Lawali Simbo est choisi comme chef à la place de l'aîné, Kanu, mais n'a pas d'enfant ; son frère Kanunyoro Simbo prend alors le nom de Konate, que le récit explique par kona, celui qui ne peut avoir d'enfant, suivi de la négation te : celui qui a des enfants. Quand Lawali a à son tour des enfants, il reçoit le nom de Keyita, « celui qui prend l'héritage ».
Origine non datée · RevendiquéeDans l'épopée récitée à Kela, Konate revient comme un nom de louange de Soundiata : « Jata Konate » sert de refrain à ses éloges, et il est salué « Sirifiya Magan Konate ».
Dans l'épopée récitée à Kela, Konate revient comme un nom de louange de Soundiata : « Jata Konate » sert de refrain à ses éloges, et il est salué « Sirifiya Magan Konate ». Le même récit fait de Soma Jobi, salué comme « premier prêtre du Manden, et dernier prêtre du Manden », « l'ancêtre des Konate », et c'est chez lui que le jeune Soundiata trouve refuge quand il fuit son frère aîné.
Origine non datée · ContestéeUne tradition fait venir de l'est les fondateurs du Mali, conduits par Kabala Simbo Keïta, qui se seraient établis dans le Do, dont la capitale était Tabu.
Une tradition fait venir de l'est les fondateurs du Mali, conduits par Kabala Simbo Keïta, qui se seraient établis dans le Do, dont la capitale était Tabu. À Tabu, le chef aurait été un Konate ; une note du mémoire qui rapporte ce récit se demande si c'était avant l'arrivée des Keïta. Le même mémoire relève que le récit a pu être forgé à Kong, et bien après les siècles dont il parle.
Origine non datée · RevendiquéePlusieurs récits rapprochent le nom de kona, qui désigne une personne sans enfant, et d'une négation, mais chacun à sa manière : le texte en français traduit Konatè par « il n'est pas stérile » ; la légende des trois frères le décompose en kona et te, « celui qui a des enfants » ; l'ouvrage de Souleymane Kanté ne découpe pas le nom, mais le tire de l'expression « kòna tɛ̀ móso », la femme qui n'est pas stérile, kòna désignant une femme qui ne peut avoir d'enfant ou dont les enfants meurent.
Plusieurs récits rapprochent le nom de kona, qui désigne une personne sans enfant, et d'une négation, mais chacun à sa manière : le texte en français traduit Konatè par « il n'est pas stérile » ; la légende des trois frères le décompose en kona et te, « celui qui a des enfants » ; l'ouvrage de Souleymane Kanté ne découpe pas le nom, mais le tire de l'expression « kòna tɛ̀ móso », la femme qui n'est pas stérile, kòna désignant une femme qui ne peut avoir d'enfant ou dont les enfants meurent. Ces trois lectures nous parviennent par un même mémoire, et aucun travail de linguiste consulté ne les confirme ni ne les discute.
Origine non datée · RevendiquéeLes éditeurs de l'épopée récitée à Kela décrivent Konate comme un nom de clan honorifique, lié aux Mansaren, la lignée royale des Keïta, et le donnent comme un titre d'honneur de Soundiata.
Les éditeurs de l'épopée récitée à Kela décrivent Konate comme un nom de clan honorifique, lié aux Mansaren, la lignée royale des Keïta, et le donnent comme un titre d'honneur de Soundiata.
Origine non datée · RevendiquéeUn administrateur colonial écrit en 1912 que le clan des Kounaté ou Konaté est originaire de Kouna ou Kona, à l'est du Macina, près du lac Débo ; il donne ce lieu comme point de départ du clan, sans en tirer le nom.
Un administrateur colonial écrit en 1912 que le clan des Kounaté ou Konaté est originaire de Kouna ou Kona, à l'est du Macina, près du lac Débo ; il donne ce lieu comme point de départ du clan, sans en tirer le nom. Dans les listes de clans qu'il dresse la même année, il rapproche aussi le nom de Kounaré, de Kounari et de Koyaté, sans dire pourquoi.
Origine non datée · RevendiquéeAvant l'empire du Mali, les traditions du Manding connaissent deux royaumes : le Do, habité par le clan Condé, et le Kiri, aussi appelé Manden, qu'occupaient les Konaté avec les Keïta.
Avant l'empire du Mali, les traditions du Manding connaissent deux royaumes : le Do, habité par le clan Condé, et le Kiri, aussi appelé Manden, qu'occupaient les Konaté avec les Keïta. Elles comptent Siara Kuman Konate parmi les chefs d'armée ralliés à Soundiata avant la bataille de Kirina, et parmi les nombreux noms de Soundiata elles donnent celui de Nare Maghan Konate, « roi des Konate, fils de Nare Maghan ».
Origine non datée · RevendiquéeUne synthèse historique avance, avec prudence, que les clans maninka des Kuruma et des Konaté du Toron se partageaient le pouvoir de Kankan à Odienné au plus tard au XVe siècle.
Une synthèse historique avance, avec prudence, que les clans maninka des Kuruma et des Konaté du Toron se partageaient le pouvoir de Kankan à Odienné au plus tard au XVe siècle.
Origine non datée · RevendiquéeAu XIXe siècle, entre le Toron et le Konyan, la lignée des Berete organise une domination locale « au nom des traditionalistes konate », et Samori, né vers 1830, compte parmi ses ancêtres « plus de Kamara ou Konate, paysans traditionalistes, que de commerçants musulmans ».
Au XIXe siècle, entre le Toron et le Konyan, la lignée des Berete organise une domination locale « au nom des traditionalistes konate », et Samori, né vers 1830, compte parmi ses ancêtres « plus de Kamara ou Konate, paysans traditionalistes, que de commerçants musulmans ».
Chronique écrite jusqu'en 1652-1655Le nom Konaté apparaît sous une forme proche, « Kenâti », dans la chronique d'es-Sa'di : elle nomme un cadi de Djenné, Mohammed-Benba-Kenâti, « d'origine ouankori », c'est-à-dire mandingue.
Le nom Konaté apparaît sous une forme proche, « Kenâti », dans la chronique d'es-Sa'di : elle nomme un cadi de Djenné, Mohammed-Benba-Kenâti, « d'origine ouankori », c'est-à-dire mandingue. Maurice Delafosse lit ce nom Mohammed-Bamba Konaté. C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît ; elle dit quand un chroniqueur l'a écrit, pas depuis quand le clan le porte.
Voyage de 1887-1889, récit publié en 1892Le nom Konaté est écrit « Konaté » par Louis-Gustave Binger, qui en fait, avec Kamara, l'un des principaux noms de famille du Toukoro, un pays malinké qu'il situe d'après ce qu'on lui en dit.
Le nom Konaté est écrit « Konaté » par Louis-Gustave Binger, qui en fait, avec Kamara, l'un des principaux noms de famille du Toukoro, un pays malinké qu'il situe d'après ce qu'on lui en dit.
Rapporté en 1912Le nom Konaté est celui d'un clan que Maurice Delafosse dit originaire de Kouna, ou Kona, à l'est du Macina, et auquel il attribue la fondation d'une première Djenné vers l'an 800.
Le nom Konaté est celui d'un clan que Maurice Delafosse dit originaire de Kouna, ou Kona, à l'est du Macina, et auquel il attribue la fondation d'une première Djenné vers l'an 800. Il n'en tire pas le nom du clan.
Origine non datée · RevendiquéeUn administrateur colonial écrit en 1912 que le clan des Kounaté ou Konaté est originaire de Kouna ou Kona, à l'est du Macina, près du lac Débo ; il donne ce lieu comme point de départ du clan, sans en tirer le nom.
Un administrateur colonial écrit en 1912 que le clan des Kounaté ou Konaté est originaire de Kouna ou Kona, à l'est du Macina, près du lac Débo ; il donne ce lieu comme point de départ du clan, sans en tirer le nom. Dans les listes de clans qu'il dresse la même année, il rapproche aussi le nom de Kounaré, de Kounari et de Koyaté, sans dire pourquoi.
1912Le nom Kounaté est une autre écriture de Konaté chez Maurice Delafosse, qui écrit « Kounaté ou Kounaré » parmi les clans soninké et « Konaté ou Kounaté » parmi les clans dioula.
Le nom Kounaté est une autre écriture de Konaté chez Maurice Delafosse, qui écrit « Kounaté ou Kounaré » parmi les clans soninké et « Konaté ou Kounaté » parmi les clans dioula. C'est la plus ancienne trace de cette écriture que le projet connaît.
Les pactes qui lient ce nom à d'autres noms : une parenté à plaisanterie, où les porteurs des deux noms se doivent moquerie rituelle et assistance, et qui interdit le conflit entre eux. Chaque pacte est désigné par le terme que les sources emploient.
Les quatre pactes de ce nom sont des sanankuya, parenté à plaisanterie mandingue :
N'y figurent que des personnalités publiques ou historiques, et des personnes qui se sont elles-mêmes reconnues dans ce nom. La liste documente le nom : elle ne permet de déduire l'origine ethnique d'aucune personne qui le porte.
Siara Kuman Konaté
Ce que nous ne savons pas encore
Le projet ne documente pas encore les autres noms de même forme.
Aucun récit transmis oralement n’est enregistré pour ce nom de famille.
Avant sa plus ancienne trace connue du projet, l’histoire du nom Konaté reste à écrire.
Le nombre de personnes qui portent le nom Konaté n’est pas connu du projet.
Nous pensons qu’une meilleure connaissance des histoires et des liens entre les populations d’Afrique peut nourrir la compréhension et la coopération.
Une information vous semble inexacte, incomplète ou mal présentée ?
Vous pouvez nous signaler le passage concerné et proposer une source ou un témoignage. Les contributions sont examinées avant d’être intégrées.
La page du nom présente ce que disent les sources : qui l’a donné, à qui, quand et pourquoi, du plus récent au plus ancien.
L'Épopée de Sunjara, d'après Lansine Diabate de Kela (Mali)(Publication académique) Jansen, Jan, Duintjer, Esger, et Tamboura, Boubacar, CNWS, Leyde, 1995 ; récit du chef de la parole Lansine Diabaté de Kela, en maninka avec traduction ; lu sur la copie conservée par l'Internet Archive. Le refrain « Jata Konate » (p. 44, vers 083, et plus loin) ; « Sirifiya Magan Konate » (p. 51, vers 109) ; Soma Jobi, l'ancêtre des Konate, qui accueille Soundiata en exil (p. 98, vers 276), salué comme premier et dernier prêtre du Manden (p. 99, vers 279) ; note des éditeurs sur Konate, nom de clan honorifique lié aux Mansaren, la lignée royale des Keïta (p. 199, note 26) ; titre d'honneur de Soundiata (p. 207, note 174).
Histoire générale de l'Afrique, IV, ch. 6 : Le Mali et la deuxième expansion manden(Organisation intergouvernementale) UNESCO, dir. D. T. Niane, 1985 ; chapitre de D. T. Niane. Pages imprimées : d'après les sources orales, le Do peuplé par les Condé et le Kiri, ou Manden, occupé par les Konate et les Keita (p. 153) ; Mamadi Kani faisant appel aux chasseurs des clans kamara, keita, konate et traore (p. 154) ; Siara Kuman Konate parmi les chefs d'armée ralliés à Sunjata Keita (p. 155) ; Nare Maghan Konate, « roi des Konate, fils de Nare Maghan », parmi les noms de Sunjata Keita (p. 158). Le chapitre ne donne aucun sens au nom.
Histoire générale de l'Afrique, VI, ch. 24 : États et peuples de Sénégambie et de haute Guinée(Organisation intergouvernementale) UNESCO, dir. J. F. Ade Ajayi, 1996 ; chapitre d'Yves Person. Pages imprimées : sur la haute vallée du Milo, entre le Toron et le Konyan, la lignée des Berete organisant une hégémonie locale « au nom des traditionalistes konate » (p. 704) ; Samori, né vers 1830, comptant parmi ses ancêtres « plus de Kamara ou Konate, paysans traditionalistes, que de commerçants musulmans » (p. 705).
Les noms de clan du Manden (jamu) dans les sources africaines, occidentales et arabes(Publication académique) Bogacheva, E. A., mémoire de licence, Université d'État de Saint-Pétersbourg, 2017, en russe ; titre traduit ; dirigé par A. Davydov, relu par V. Vydrin. Notice Kónatɛ̀, p. 89-90 : le récit de la femme dite stérile, texte en français reproduit sans indication de provenance (p. 89) ; le lieu d'origine du clan d'après Delafosse 1912 (p. 89) ; l'origine racontée dans l'ouvrage en n'ko de Souleymane Kanté sur les noms et les jamu du Manden, avec les noms d'honneur Síyara et Sùwɔ́ (p. 89-90). Notice Kéyità : la légende des trois frères et ses deux versions, tirée des notes de V. Vydrin et A. Davydov, qui ne nomment pas leurs informateurs (p. 83) ; la tradition de Tabu rapportée par Monteil en 1924 (p. 84). Konate parmi les partenaires de plaisanterie des Kamara (p. 74) et des Kuruma (p. 97), d'après le griot Babou Condé de Fadama, en Guinée, interrogé en 2017, et des Kulibali (p. 95), d'après les mêmes notes sans informateur nommé. Le texte original en n'ko de Kanté n'a pas été lu ; seule sa traduction russe l'a été. Un mémoire de licence n'est pas une publication relue par des pairs : il est cité pour les témoignages qu'il transmet.
Haut-Sénégal-Niger (Soudan français), tome I : le pays, les peuples, les langues(Archive) Delafosse, Maurice, Émile Larose, Paris, 1912 ; lu sur l'édition du Projet Gutenberg, qui marque les pages de l'imprimé. Auteur de l'époque coloniale, administrateur en Afrique-Occidentale française. Le nom dans ses listes de clans : Kounaté ou Kounaré chez les Soninké (p. 137), Konaté ou Kounaté chez les Dioula (p. 138), Konaté chez les Kâgoro et Konaté ou Kounari chez les Banmana (p. 139), Konaté ou Koyaté chez les Malinké (p. 140) ; les Kounaté ou Konaté originaires de Kouna ou Kona, à l'est du Macina, et la fondation de la première Djenné qu'il leur attribue vers l'an 800 (p. 263). Le mémoire de 2017 cite ce passage à la p. 260 ; il se lit à la p. 263 de cette édition. Cité pour les formes qu'il relève et comme exemple d'explication venue de l'extérieur, non pour ses classements.