Cours du Nouveau Calebar, delta du Niger, 1867 — Charles Girard, Wikimedia Commons, domaine public
Saviez-vous que
La ressemblance entre Kalabari et Calabar a créé des confusions.
La fiche rapproche Kalabari d’un ancêtre nommé Perebo Kalabari, fils de Meinowei. Calabar est un nom efik qui désigne une ville du Cross River. Elle rapporte que les Portugais ont écrit Calabari et que les Britanniques ont employé Calabar, en rapprochant les deux noms.
Les personnes concernées emploient aussi Awome. Elem Kalabari, le nom du principal lieu d’installation, est interprété comme « nouveau port d’expédition ». Ces explications distinguent le nom du peuple de ceux des lieux.
PeupleKalabari
PaysNigeria
Chargement des noms et appellations
Village des monts Maloti, Lesotho — SkyPixels, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Saviez-vous que
Les mots Lesotho et Botswana indiquent le lien entre un pays et un peuple.
En sesotho, Mosotho désigne une personne, Basotho le peuple, Sesotho la langue et Lesotho le pays. Une même base revient dans ces mots, mais leur début change. On retrouve ce fonctionnement avec Motswana, Batswana, Setswana et Botswana.
Cette partie placée au début du mot s’appelle un préfixe. Dans ces exemples, elle permet de distinguer le pays, le peuple, une personne et la langue. La comprendre aide donc à savoir de quoi l’on parle.
PaysLesotho
PaysBotswana
PeupleSotho
PeupleTswana
Appellations
Les noms sous lesquels chaque peuple d'Afrique est désigné : ceux qu'il se donne, et ceux qu'on lui a donnés.
Un peuple peut porter plusieurs noms. Certains sont employés par ses habitants, d’autres viennent de ses voisins ou d’une administration coloniale. Certains noms sont jugés méprisants. Cette page rassemble les noms que nous avons retrouvés pour vous aider à identifier le peuple dont on parle et à comprendre leur histoire.
Cette page présente les noms de peuples. Pour chercher l’origine d’un nom de famille, consultez la rubrique consacrée aux noms des personnes.
Les filtres distinguent les noms employés par un peuple pour se nommer, ceux que d’autres lui donnent et les anciennes façons de les écrire. Un nom donné de l’extérieur n’a pas nécessairement été imposé.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Toubou (terme generique englobant Teda et Daza) et Daza (sous-groupe specifique) est frequente dans la litterature. Le terme Gorane peut etre vecu comme reducteur car il efface la distinction entre Daza et Teda. Dans le contexte des guerres civiles tchadiennes, les affiliations ethniques Daza/Toubou ont ete instrumentalisees politiquement.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Toubou (terme generique englobant Teda et Daza) et Daza (sous-groupe specifique) est frequente dans la litterature. Le terme Gorane peut etre vecu comme reducteur car il efface la distinction entre Daza et Teda. Dans le contexte des guerres civiles tchadiennes, les affiliations ethniques Daza/Toubou ont ete instrumentalisees politiquement.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Toubou (terme generique englobant Teda et Daza) et Daza (sous-groupe specifique) est frequente dans la litterature. Le terme Gorane peut etre vecu comme reducteur car il efface la distinction entre Daza et Teda. Dans le contexte des guerres civiles tchadiennes, les affiliations ethniques Daza/Toubou ont ete instrumentalisees politiquement.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Toubou (terme generique englobant Teda et Daza) et Daza (sous-groupe specifique) est frequente dans la litterature. Le terme Gorane peut etre vecu comme reducteur car il efface la distinction entre Daza et Teda. Dans le contexte des guerres civiles tchadiennes, les affiliations ethniques Daza/Toubou ont ete instrumentalisees politiquement.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Qemant ont ete suppresses de l'identite officielle lors du recensement national de 2007. La plupart des membres ethniques s'identifient aujourd'hui comme Amhara. Des conflits entre activistes pour la reconnaissance qemant et les autorites amhara ont eclate depuis 2015. La classification linguistique dans la famille couchitique (branche Agaw) est etablie mais l'identite ethnique est contestee.
Pourquoi ce nom pose problème : Le terme Dinka, d'origine arabe externe, est aujourd'hui universellement accepte y compris par les Jieng eux-memes dans les contextes officiels. Toutefois, dans les contextes politiques post-independance (Soudan du Sud depuis 2011), le terme Jieng est de plus en plus utilise dans les revendications identitaires.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre le nom du peuple (Dei/Dey) et le nom de la langue (Dewoin) peut preter a ambiguite dans les sources. Le groupe est tres petit et peu documente dans la litterature ethnographique.
Pourquoi ce nom pose problème : La confusion entre Suri et Surma est frequente dans la presse touristique et la vulgarisation. Les Suri se distinguent des Mursi et des Me'en, bien que les trois forment le collectif Surma dans certaines classifications. Linguistiquement, Chai et Tirmaga parlent des dialectes tres proches, tandis que Baale est plus distinct.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des graphies (Djallonke, Dialonke, Yalunka, Jalunka) reflete les translitterations differentes des explorateurs et administrateurs coloniaux francais et britanniques. Le terme peut aussi preter a confusion avec Djalonke, qui designe parfois l'ensemble des peuples pre-fulanis du Fouta Djallon. L'origine du second element du nom Fouta Djallon est par ailleurs discutee : l'administrateur colonial Andre Arcin le faisait deriver du patronyme peul Diallo, lecture que les travaux ulterieurs ecartent au profit de Jalon, la montagne en langue yalunka.
Pourquoi ce nom pose problème : La multiplicite des graphies (Djallonke, Dialonke, Yalunka, Jalunka) reflete les translitterations differentes des explorateurs et administrateurs coloniaux francais et britanniques. Le terme peut aussi preter a confusion avec Djalonke, qui designe parfois l'ensemble des peuples pre-fulanis du Fouta Djallon. L'origine du second element du nom Fouta Djallon est par ailleurs discutee : l'administrateur colonial Andre Arcin le faisait deriver du patronyme peul Diallo, lecture que les travaux ulterieurs ecartent au profit de Jalon, la montagne en langue yalunka.
Pourquoi ce nom pose problème : Deux images se sont attachées au nom. Des auteurs européens du XXe siècle ont rangé les Diawambé parmi les « courtiers et tisserands » ou les « tisserands peuls » ; une explication y voit une confusion avec les Maabube, griots des Peuls et souvent tisserands, alors que la tradition d'honneur des Diawambé leur interdit le tissage et les autres métiers d'artisan. D'autre part, la lecture « homme libre parmi les captifs » de Diokoramé, comme des légendes rapportées d'origine humble, rattachent le groupe à une position sociale basse : on ne peut pas dire si ces récits reposent sur une réalité ancienne ou sur une fable née de la rivalité. Un membre du groupe rapporte l'inverse : Diawando évoque pour lui noblesse, dignité et générosité. « Caste » et « métis », mots de cette littérature extérieure, sont des classements posés du dehors.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Baggara ne se considerent pas tous comme un seul peuple ou une seule ethnie : chaque groupe s'identifie d'abord a sa tribu ancestrale (Rizeigat, Messiria, Hawazma, etc.). L'appellation collective Baggara est davantage une categorie administrative et politique soudanaise qu'une identite auto-proclamee. Par ailleurs, le terme Shuwa est percu comme geographiquement restrictif et socialement depreciateur dans certains contextes.
Pourquoi ce nom pose problème : Les Toura sont parfois confondus avec les Mahou (Mahouka), leurs voisins proches avec qui ils partagent de nombreuses pratiques culturelles et des masques similaires. Wikipedia (FR) note explicitement ce lien : 'les Toura ont un lien avec les Mahous : ces deux ethnies ont presque les memes fetes villageoises, coutumes et masques'. La classification de la langue toura oscille entre le sous-groupe Dan-Toura (Mande du Sud) et un positionnement autonome.
Pourquoi ce nom pose problème : L'appellation 'Pedi' est ambigue : elle renvoie tantot au clan royal Maroteng (sens etroit), tantot a l'ensemble des 27-30 dialectes Sesotho sa Leboa (sens large). L'assimilation de 'Sepedi' a 'Northern Sotho' dans la constitution sud-africaine de 1994 a efface les identites de nombreux groupes dialectaux tels que les Lobedu, Birwa ou Hananwa.