D'où vient le nom · Famille linguistique

Niger-Congo

Le nom niger-congo désigne une très grande famille de langues d'Afrique au sud du Sahara, de l'Afrique de l'Ouest jusqu'au sud du continent, dont le bantou n'est qu'une branche. C'est un nom de savants, proposé en 1949-1950 par le linguiste Joseph Greenberg ; on a aussi dit niger-kordofanien, et avant lui famille négro-africaine ou soudanais occidental. Les sources ne s'accordent pas sur l'unité de cette famille ; nous les présentons plus bas.

Un nom de savants, proposé en 1949-1950, pour la plus grande famille de langues d'Afrique.

On remonte le temps

  • Contemporain
  • Colonial
  • Précolonial
  1. Aujourd'hui

    Le nom niger-congo n'est pas retenu comme nom de famille par le catalogue de langues Glottolog. Celui-ci range le mandé et le krou dans des familles à part, et réunit la plupart des autres langues de l'ensemble sous le nom Atlantic-Congo. 

  2. 1980

    Le nom niger-congo désigne, pour Joseph Greenberg, la famille qui couvre presque toute l'Afrique de l'Ouest, une partie du Soudan et, par le bantou, la plus grande partie de l'Afrique centrale, orientale et australe. Il en sépare d'abord le mandé, puis classe les autres langues en cinq branches : ouest-atlantique, gur, kwa, bénoué-congo et adamawa-oriental. 

  3. De 1963 à 1980

    Le nom niger-congo n'est pas celui que retient D. Olderogge. Dès 1963, il propose de réunir ces langues et les langues nilo-sahariennes sous le nom de langues zindj, et rapproche ce choix du nom congo-saharien proposé en 1972 par Edgar Gregersen. Il juge aussi trop rapide la méthode de Greenberg, passé de seize familles africaines en 1954 à quatre en 1963. 

  4. Naissance du nom Niger-Congo · origine la plus ancienne connue du projet

    1949-1950

    Le nom niger-congo apparaît dans la série d'articles que Joseph Greenberg publie en 1949 et 1950 dans la revue américaine Southwestern Journal of Anthropology, selon le récit qu'il en fait lui-même en 1980. Il y donne ce « nouveau nom » à une famille qui réunit le soudanais occidental de Westermann, le bantou et des langues parlées plus à l'est. C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît. Les langues qu'il réunit existaient déjà avant lui. 

    Personnes citées dans ce récit : Joseph H. Greenberg, a proposé le nom dans une série d'articles du Southwestern Journal of Anthropology

  5. Avant le nom Niger-Congo

    1927

    On parle alors de soudanais occidental pour les langues de l'ouest de l'Afrique que le linguiste allemand Diedrich Westermann réunit dans son étude de 1927. Il y relève des ressemblances avec le bantou, sans affirmer de parenté, selon Joseph Greenberg. 

  6. Avant le nom Niger-Congo

    1911

    On parle alors de langues soudanaises, chez Diedrich Westermann, pour presque toutes les langues d'Afrique qui ne sont rangées ni dans le sémitique, ni dans le chamitique, ni dans le san, selon Joseph Greenberg. 

  7. Avant le nom Niger-Congo

    1855

    On parle alors de langues « nègres » pour la plupart des langues du Soudan qui n'entrent ni dans le sémitique, ni dans le chamitique, ni dans le san, ni dans le bantou. Le linguiste Edwin Norris reconnaît en 1855 qu'elles « échappaient à la classification », selon Joseph Greenberg. 

Fin de ce que nos recherches retracent pour le nom Niger-Congo.

Les sources parlent

Qui raconte le nom Niger-Congo ?

Voici les 7 récits du nom Niger-Congo, rangés selon le type de source qui les rapporte. Une même source peut en appuyer plusieurs.

  • Livre ou étude · 3 sources
  • Rapport public · 2 sources
Livre ou étude1 récit
Aujourd'huiLe nom niger-congo n'est pas retenu comme nom de famille par le catalogue de langues Glottolog.

Le nom niger-congo n'est pas retenu comme nom de famille par le catalogue de langues Glottolog. Celui-ci range le mandé et le krou dans des familles à part, et réunit la plupart des autres langues de l'ensemble sous le nom Atlantic-Congo.

Rapport public6 récits
1980Le nom niger-congo désigne, pour Joseph Greenberg, la famille qui couvre presque toute l'Afrique de l'Ouest, une partie du Soudan et, par le bantou, la plus grande partie de l'Afrique centrale, orientale et australe.

Le nom niger-congo désigne, pour Joseph Greenberg, la famille qui couvre presque toute l'Afrique de l'Ouest, une partie du Soudan et, par le bantou, la plus grande partie de l'Afrique centrale, orientale et australe. Il en sépare d'abord le mandé, puis classe les autres langues en cinq branches : ouest-atlantique, gur, kwa, bénoué-congo et adamawa-oriental.

De 1963 à 1980Le nom niger-congo n'est pas celui que retient D.

Le nom niger-congo n'est pas celui que retient D. Olderogge. Dès 1963, il propose de réunir ces langues et les langues nilo-sahariennes sous le nom de langues zindj, et rapproche ce choix du nom congo-saharien proposé en 1972 par Edgar Gregersen. Il juge aussi trop rapide la méthode de Greenberg, passé de seize familles africaines en 1954 à quatre en 1963.

1949-1950Le nom niger-congo apparaît dans la série d'articles que Joseph Greenberg publie en 1949 et 1950 dans la revue américaine Southwestern Journal of Anthropology, selon le récit qu'il en fait lui-même en 1980.

Le nom niger-congo apparaît dans la série d'articles que Joseph Greenberg publie en 1949 et 1950 dans la revue américaine Southwestern Journal of Anthropology, selon le récit qu'il en fait lui-même en 1980. Il y donne ce « nouveau nom » à une famille qui réunit le soudanais occidental de Westermann, le bantou et des langues parlées plus à l'est. C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît. Les langues qu'il réunit existaient déjà avant lui.

1927On parle alors de soudanais occidental pour les langues de l'ouest de l'Afrique que le linguiste allemand Diedrich Westermann réunit dans son étude de 1927.

On parle alors de soudanais occidental pour les langues de l'ouest de l'Afrique que le linguiste allemand Diedrich Westermann réunit dans son étude de 1927. Il y relève des ressemblances avec le bantou, sans affirmer de parenté, selon Joseph Greenberg.

1911On parle alors de langues soudanaises, chez Diedrich Westermann, pour presque toutes les langues d'Afrique qui ne sont rangées ni dans le sémitique, ni dans le chamitique, ni dans le san, selon Joseph Greenberg.

On parle alors de langues soudanaises, chez Diedrich Westermann, pour presque toutes les langues d'Afrique qui ne sont rangées ni dans le sémitique, ni dans le chamitique, ni dans le san, selon Joseph Greenberg.

1855On parle alors de langues « nègres » pour la plupart des langues du Soudan qui n'entrent ni dans le sémitique, ni dans le chamitique, ni dans le san, ni dans le bantou.

On parle alors de langues « nègres » pour la plupart des langues du Soudan qui n'entrent ni dans le sémitique, ni dans le chamitique, ni dans le san, ni dans le bantou. Le linguiste Edwin Norris reconnaît en 1855 qu'elles « échappaient à la classification », selon Joseph Greenberg.

Pour les autres noms de cette famille de langues, d’autres voix parlent aussi : des archives. Choisissez un nom plus haut pour les lire.

Ce que nous ne savons pas encore

  • Aucun récit transmis oralement n’est enregistré pour le nom Niger-Congo.
  • Avant sa plus ancienne trace connue du projet, l’histoire du nom Niger-Congo reste à écrire.

Nous pensons qu’une meilleure connaissance des histoires et des liens entre les populations d’Afrique peut nourrir la compréhension et la coopération.

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