D'où vient le nom · Peuple
Ghomara
Le nom Ghomara désigne un ensemble de neuf tribus du Rif occidental, au Maroc, dont deux seulement parlent encore en partie le berbère. On ne sait pas comment ce peuple se nomme lui-même. Ighmaren est la forme berbère de son nom au pluriel, selon Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz, et les Espagnols et les Portugais écrivent Gomera. Les sources ne s'accordent pas sur l'origine du nom ; nous les présentons plus bas.
Le nom courant de cette confédération du Rif occidental, cité dès le Xe siècle ; plusieurs origines sont proposées.
On remonte le temps
- Contemporain
- Précolonial
1998
Le nom Ghomara désigne aujourd'hui un ensemble de neuf tribus du Rif occidental, dont deux seulement, les Beni Bou Zra et les Beni Mansor, sont restées en partie berbérophones. Cet ensemble garde le nom des Ghomara, qui ont joué un rôle important pendant tout le haut Moyen Âge, selon Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz. Les sources ne s'accordent pas sur l'origine du nom ; elles sont présentées dans les tuiles qui suivent.
1068
Le nom Ghomara désigne chez le géographe al-Bakri une tribu berbère dont le pays touche le territoire de Nokour et où un faux prophète nommé Ha-mim a prêché ; il cite aussi l'un de ses membres, Magcen, devenu seigneur de Ceuta après s'être converti à l'islam.
Naissance du nom Ghomara · origine la plus ancienne connue du projet
Xe siècle
Le nom Ghomara apparaît sous la forme proche Balad Ghumar, le « pays de Ghumar », chez le géographe al-Muqaddasî, qui y voit une partie du Sous proche, selon Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz ; nous n'avons pas lu ce texte. C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît. Les sources ne disent pas s'il s'agit exactement du même peuple. Ibn Khaldoun compte pourtant les Ghomara parmi les plus anciens peuples du Maroc, selon Camps et Vignet-Zunz.
D'où vient le nom Ghomara ? Les sources proposent plusieurs explications, sans que l'une l'emporte.
Hypothèse 1 · Rapportée en 1998
Le nom Ghomara viendrait du pluriel berbère ighmaren, qui renverrait à un mode de vie : les Ghomara seraient des chasseurs et des bûcherons qui vivent de la forêt, selon H. Ferhat, cité par Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz.
Hypothèse 2 · Rapportée en 1998
Le nom Ghomara viendrait d'un échange de places entre les sons du mot berbère amghar, « chef », « personne qui détient l'autorité », selon M. Mezzine, cité par Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz.
Hypothèse 3 · XIVe siècle
Le nom Ghomara voudrait dire en arabe « masse d'eau ou de gens qui submergent », parce que le pays aurait été « submergé » par les chorfas, descendants du Prophète, selon Ibn Khaldoun, cité par Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz. Les deux auteurs notent que le même Ibn Khaldoun leur attribue ailleurs une ascendance berbère.
Hypothèse 4 · XIVe siècle
Le nom Ghomara serait celui des enfants d'un ancêtre appelé Ghomar, fils de Mestaf, fils de Felil, fils de Masmoud, selon la généalogie qu'Ibn Khaldoun rapporte ; Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz y voient un ancêtre qui aurait donné son nom au groupe.
Avant le nom Ghomara
Dans les temps anciens, selon la tradition
On parle alors des « Gens du Sous », Ahl Sous, pour désigner ceux qui auraient peuplé le pays des Ghomara avant eux, selon une croyance des Ghomara du Rif que rapportent Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz. Le nom de Sous aurait alors couvert tout le Maroc atlantique, de Tanger à Agadir.
Fin de ce que nos recherches retracent pour le nom Ghomara.
Les sources parlent
Qui raconte le nom Ghomara ?
Voici les 8 récits du nom Ghomara, rangés selon le type de source qui les rapporte. Une même source peut en appuyer plusieurs.
- Livre ou étude · 1 source
- Archive · 2 sources
Livre ou étude7 récits
1998Le nom Ghomara désigne aujourd'hui un ensemble de neuf tribus du Rif occidental, dont deux seulement, les Beni Bou Zra et les Beni Mansor, sont restées en partie berbérophones.
Le nom Ghomara désigne aujourd'hui un ensemble de neuf tribus du Rif occidental, dont deux seulement, les Beni Bou Zra et les Beni Mansor, sont restées en partie berbérophones. Cet ensemble garde le nom des Ghomara, qui ont joué un rôle important pendant tout le haut Moyen Âge, selon Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz. Les sources ne s'accordent pas sur l'origine du nom ; elles sont présentées dans les tuiles qui suivent.
- Ghomâra, Encyclopédie berbère, 20 · G. Camps et J. Vignet-Zunz, 1998 · Publication académique
Xe siècleLe nom Ghomara apparaît sous la forme proche Balad Ghumar, le « pays de Ghumar », chez le géographe al-Muqaddasî, qui y voit une partie du Sous proche, selon Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz ; nous n'avons pas lu ce texte.
Le nom Ghomara apparaît sous la forme proche Balad Ghumar, le « pays de Ghumar », chez le géographe al-Muqaddasî, qui y voit une partie du Sous proche, selon Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz ; nous n'avons pas lu ce texte. C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît. Les sources ne disent pas s'il s'agit exactement du même peuple. Ibn Khaldoun compte pourtant les Ghomara parmi les plus anciens peuples du Maroc, selon Camps et Vignet-Zunz.
- Ghomâra, Encyclopédie berbère, 20 · G. Camps et J. Vignet-Zunz, 1998 · Publication académique
Hypothèse 1 · Rapportée en 1998Le nom Ghomara viendrait du pluriel berbère ighmaren, qui renverrait à un mode de vie : les Ghomara seraient des chasseurs et des bûcherons qui vivent de la forêt, selon H.
Le nom Ghomara viendrait du pluriel berbère ighmaren, qui renverrait à un mode de vie : les Ghomara seraient des chasseurs et des bûcherons qui vivent de la forêt, selon H. Ferhat, cité par Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz.
- Ghomâra, Encyclopédie berbère, 20 · G. Camps et J. Vignet-Zunz, 1998 · Publication académique
Hypothèse 2 · Rapportée en 1998Le nom Ghomara viendrait d'un échange de places entre les sons du mot berbère amghar, « chef », « personne qui détient l'autorité », selon M.
Le nom Ghomara viendrait d'un échange de places entre les sons du mot berbère amghar, « chef », « personne qui détient l'autorité », selon M. Mezzine, cité par Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz.
- Ghomâra, Encyclopédie berbère, 20 · G. Camps et J. Vignet-Zunz, 1998 · Publication académique
Hypothèse 3 · XIVe siècleLe nom Ghomara voudrait dire en arabe « masse d'eau ou de gens qui submergent », parce que le pays aurait été « submergé » par les chorfas, descendants du Prophète, selon Ibn Khaldoun, cité par Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz.
Le nom Ghomara voudrait dire en arabe « masse d'eau ou de gens qui submergent », parce que le pays aurait été « submergé » par les chorfas, descendants du Prophète, selon Ibn Khaldoun, cité par Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz. Les deux auteurs notent que le même Ibn Khaldoun leur attribue ailleurs une ascendance berbère.
- Ghomâra, Encyclopédie berbère, 20 · G. Camps et J. Vignet-Zunz, 1998 · Publication académique
Hypothèse 4 · XIVe siècleLe nom Ghomara serait celui des enfants d'un ancêtre appelé Ghomar, fils de Mestaf, fils de Felil, fils de Masmoud, selon la généalogie qu'Ibn Khaldoun rapporte ; Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz y voient un ancêtre qui aurait donné son nom au groupe.
Le nom Ghomara serait celui des enfants d'un ancêtre appelé Ghomar, fils de Mestaf, fils de Felil, fils de Masmoud, selon la généalogie qu'Ibn Khaldoun rapporte ; Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz y voient un ancêtre qui aurait donné son nom au groupe.
- Ghomâra, Encyclopédie berbère, 20 · G. Camps et J. Vignet-Zunz, 1998 · Publication académique
Dans les temps anciens, selon la traditionOn parle alors des « Gens du Sous », Ahl Sous, pour désigner ceux qui auraient peuplé le pays des Ghomara avant eux, selon une croyance des Ghomara du Rif que rapportent Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz.
On parle alors des « Gens du Sous », Ahl Sous, pour désigner ceux qui auraient peuplé le pays des Ghomara avant eux, selon une croyance des Ghomara du Rif que rapportent Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz. Le nom de Sous aurait alors couvert tout le Maroc atlantique, de Tanger à Agadir.
- Ghomâra, Encyclopédie berbère, 20 · G. Camps et J. Vignet-Zunz, 1998 · Publication académique
Archive2 récits
1068Le nom Ghomara désigne chez le géographe al-Bakri une tribu berbère dont le pays touche le territoire de Nokour et où un faux prophète nommé Ha-mim a prêché ; il cite aussi l'un de ses membres, Magcen, devenu seigneur de Ceuta après s'être converti à l'islam.
Le nom Ghomara désigne chez le géographe al-Bakri une tribu berbère dont le pays touche le territoire de Nokour et où un faux prophète nommé Ha-mim a prêché ; il cite aussi l'un de ses membres, Magcen, devenu seigneur de Ceuta après s'être converti à l'islam.
- Description de l'Afrique septentrionale, traduction de William Mac Guckin de Slane, édition revue et corrigée · Abou-Obeïd el-Bekri (al-Bakrī), 1913 · Archive
Hypothèse 4 · XIVe siècleLe nom Ghomara serait celui des enfants d'un ancêtre appelé Ghomar, fils de Mestaf, fils de Felil, fils de Masmoud, selon la généalogie qu'Ibn Khaldoun rapporte ; Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz y voient un ancêtre qui aurait donné son nom au groupe.
Le nom Ghomara serait celui des enfants d'un ancêtre appelé Ghomar, fils de Mestaf, fils de Felil, fils de Masmoud, selon la généalogie qu'Ibn Khaldoun rapporte ; Gabriel Camps et Jean Vignet-Zunz y voient un ancêtre qui aurait donné son nom au groupe.
- Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale, tome I · Ibn Khaldoun, traduit par William Mac Guckin de Slane, 1852 · Archive
Ce que nous ne savons pas encore
- Aucun récit transmis oralement n’est enregistré pour le nom Ghomara.
- Avant sa plus ancienne trace connue du projet, l’histoire du nom Ghomara reste à écrire.
Nous pensons qu’une meilleure connaissance des histoires et des liens entre les populations d’Afrique peut nourrir la compréhension et la coopération.
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