Système politique traditionnel
Monarchie traditionnelle avec un roi (omukwaniilwa) à sa tête, assisté d'un conseil de chefs de village (omatala) et de dignitaires. Le système politique est organisé en chefferies avec des chefs héréditaires pour chaque clan. Après 1917, le système colonial de l'administration indirecte sud-africaine remplaça la royauté par des groupes de chefs de village conseillés par des fonctionnaires coloniaux. En 1973, l'Ovamboland fut déclaré province indépendante. La monarchie traditionnelle a été restaurée en 1998.
Organisation clanique
Système de clans matrilinéaires (eanda) structurant la filiation, l'héritage et la succession. Les clans royaux (aakwanekamba, ovakwaluvala, ovakwamalanga, ovakwaanime, aakwanyoka) revendiquent la chefferie par la ligne maternelle. Le mariage est préférentiellement exogame par rapport au clan (on épouse hors de son clan) mais endogame par rapport au royaume (on épouse à l'intérieur des Ovakwanyama).
Rôle des lignages
Système matrilinéaire fondamental : la descendance, l'héritage et la succession au trône s'effectuent par la lignée maternelle — les chefs héréditaires descendent des enfants de la fille, non du fils. La polygamie est acceptée, la première épouse étant reconnue comme épouse principale. L'économie domestique est organisée autour de l'agriculture (domaine des femmes) et du pastoralisme (domaine des hommes).
Autorité religieuse
Croyance traditionnelle en Kalunga, être suprême créateur invoqué dans les cérémonies rituelles. Le feu sacré (okurova okalunga) occupe une place centrale : des cérémonies élaborées de fabrication du feu, des danses pour la pluie, des herbes et de la fumée rituelles sont pratiquées. Le chef traditionnel assumait également la fonction de grand prêtre. Christianisme largement répandu depuis les missions luthériennes finlandaises (Société missionnaire finlandaise, active depuis la fin du 19e siècle) et catholiques : la Bible entière a été traduite en oshikwanyama en 1974.