Système politique traditionnel
Pas de chefferie ou royauté précoloniale (îles inhabitées). Organisation en communautés de villages et de paroisses catholiques sous la colonisation. Depuis l'indépendance, système présidentiel. Le Parti Lepep (People's Party) de France-Albert René gouverna de 1977 à 2004, dans un cadre de parti unique puis de multipartisme controlé. La société seychelloise est caractérisée par un fort rôle de l'État dans la redistribution économique.
Organisation clanique
Organisation en familles étendues. Le foyer seychellois est souvent matrifocal dans les milieux populaires créoles : la femme joue un rôle économique central. Les familles élargies constituent des réseaux de solidarité essentiels pour le logement, la garde des enfants et l'entraide économique.
Rôle des lignages
Les lignées familiales sont importantes pour l'identité sociale, mais la société seychelloise est relativement fluide ethniquement du fait des métissages continus. Les patronymes d'origine française (hérités des maîtres esclavagistes) dominent, côtoyant des noms d'origine africaine, malgache, indienne ou chinoise.
Autorité religieuse
Catholicisme romain dominant (61,3% de la population selon le recensement 2022). L'Église catholique joue un rôle éducatif et social important. Protestantisme (anglicans, adventistes) chez une minorité. Hindouisme pratiqué par les Indo-Seychellois (5,4%). Islam présent chez 1,6% de la population. Syncrétisme afro-créole discret : pratiques de gris-gris et de sorcellerie héritées de la tradition africaine.