Qui était Zokou Gbeuly, présenté comme le fondateur de Daloa ?
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Le texte des images
- Le fondateur de Daloa est mort en exil. Le corpus ne le mentionne qu'en une ligne, dans la fiche d'un peuple entier.
- 1835 Sa naissance, à l'ouest ivoirien Il devient chef de guerre bété. IdRef · Séry Bailly (dir.), 2020
- 1893 La Côte d'Ivoire devient colonie française Il accueille d'abord les colons, puis s'y oppose. Séry Bailly (dir.), 2020 · Candy CI, 2018
- 1906 Il brûle le poste colonial de Daloa Mille combattants, venus de trois villages voisins. Un second soulèvement suit en 1907. Pulse.ci, 2024 · Candy CI, 2018
- 1911 Son arrestation, puis son exil Après des années de résistance, il est arrêté et envoyé à Zuénoula. IdRef · Séry Bailly (dir.), 2020
- 1912 Sa mort en exil, à Zuénoula Un an après sa déportation, loin de la ville qu'il avait fondée. Notice d'autorité IdRef, « Gbeuly, Zokou (1835-1912) ».
- Daloa existe toujours. La ville qu'il a fondée est aujourd'hui l'une des grandes villes de Côte d'Ivoire. Son nom à lui n'a pas de page Wikipédia. Aucun article Wikipédia, en français ou en anglais, ne lui est consacré — vérifié le 2026-09-14.
- Il n'a pas eu qu'une ligne dans l'Histoire. C'est pourtant tout ce qu'on lui avait laissé. Nommer un peuple aussi facilement qu'un pays.
Crédits : Masque bété, Côte d'Ivoire · Musée d'art moderne de Troyes · Gérald Garitan · 2023 · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 ; Carte de l'époque coloniale · photographie Modjou · 2020 · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 ; Rue de Daloa · EBENEZER ESDRAS · 2024 · Wikimedia Commons · CC0 1.0 ; Rond-point de Daloa · Kzie45 · 2023 · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0
Voir la publication d'origine
- TikTok, publiée le 14 septembre 2026
Né en 1835, chef de guerre bété, il s'oppose à la colonisation française, est déporté en 1911 et meurt en exil à Zuénoula en 1912. Un livre le présente comme le fondateur de Daloa. Ce que disent les sources, et ce qu'elles ne disent pas.
Un homme, plusieurs orthographes
Zokou Gbeuly est un chef de guerre bété de l'ouest de la Côte d'Ivoire, né en 1835 et mort en 1912. Son nom s'écrit de plusieurs façons : Zokou Gbeuly dans la notice des bibliothèques universitaires françaises et dans le livre qui lui est consacré, Zokou Gbeuli dans un article de presse ivoirien, Zoku'o Gbëli dans un récit publié en ligne. Notre propre fiche du peuple bété l'écrit Gbéouli.
Nous suivons ici l'orthographe de la notice et du livre, sans prétendre qu'elle soit la seule juste. Si vous savez comment son nom se prononce ou s'écrit en bété, dites-le-nous.
« Fondateur de la Cité de Daloa »
Un ouvrage collectif paru en 2020 chez L'Harmattan Côte d'Ivoire, dirigé par Zacharie Séry Bailly, lui est consacré. Sa présentation le décrit comme le « fondateur de la Cité de Daloa », un fin tacticien et une figure de l'opposition à la colonisation.
C'est la façon dont ce livre le présente ; nous n'avons pas lu le livre lui-même. Un récit publié en ligne en 2018 le fait naître à Daloa, en 1835. Quant au nom Daloa, aucune des sources que nous avons consultées n'en explique l'origine.
De l'accueil à la résistance
Le récit de 2018 raconte qu'il accueille d'abord les colons français, en y voyant une occasion de commerce, puis qu'il se retourne contre eux en comprenant le danger qui menace Daloa.
Un article de presse ivoirien de 2024 situe ses années d'activité entre 1903 et 1906. Il rapporte qu'il fait appel à environ mille combattants venus de trois villages, Sabwa, Galebha et Labéa, et que ces hommes brûlent le poste colonial de Daloa. Le récit de 2018 date la révolte du 26 septembre 1906 et mentionne un second soulèvement en 1907.
Ce que les sources ne tranchent pas
En 1906, un agent de l'administration coloniale est tué. Les deux récits qui en parlent ne lui donnent pas le même nom : nous ne le nommons donc pas.
Aucune de ces sources ne rapporte une parole de Zokou Gbeuly lui-même, et aucune ne fait de sa résistance celle de tous les Bété. Elle est la sienne et celle des combattants qui l'ont suivi.
Arrestation, exil et mort
Zokou Gbeuly est arrêté en 1911 et déporté à Zuénoula, le 4 octobre selon le récit de 2018. Il y meurt en exil en 1912, loin de Daloa. Ces deux dates, 1911 et 1912, sont les mieux attestées de sa vie : on les retrouve dans la présentation du livre, dans l'article de presse et, pour 1912, dans la notice d'autorité.
En résumé
Zokou Gbeuly (1835-1912), chef de guerre bété, a résisté à la colonisation française autour de Daloa, avant d'être déporté et de mourir en exil à Zuénoula. Un livre le présente comme le fondateur de la ville. Son nom s'écrit de plusieurs façons, et l'origine du nom Daloa reste à documenter.
Vous connaissez un récit transmis sur Zokou Gbeuly ou sur le nom Daloa ? Vous pouvez nous en indiquer la provenance.
Sources consultées
- Zacharie Séry Bailly (dir.), Zokou Gbeuly : un héros de la résistance en Côte d'Ivoire, L'Harmattan Côte d'Ivoire, 2020En attente d'examen
Ouvrage collectif. Seule la présentation de l'éditeur a été lue : le « fondateur de la Cité de Daloa », la déportation en 1911 et la mort en exil à Zuénoula en 1912.
- Candy Côte d'Ivoire, « Zoku'o Gbëli, le guerrier bété », 2018En attente d'examen
Blog. Récit de sa vie : naissance à Daloa en 1835, révolte du 26 septembre 1906, second soulèvement en 1907, déportation le 4 octobre 1911.
- Pulse.ci, « 5 résistants ivoiriens à la colonisation », 5 septembre 2024En attente d'examen
Presse ivoirienne : les mille combattants de Sabwa, Galebha et Labéa, le poste de Daloa brûlé, l'arrestation en 1911 et la mort en exil en 1912.
- Notice d'autorité IdRef, « Gbeuly, Zokou (1835-1912) ».En attente d'examen
Notice des bibliothèques de l'enseignement supérieur français : forme du nom et dates de vie.
- Aucun article Wikipédia, en français ou en anglais, ne lui est consacré — vérifié le 2026-09-14.En attente d'examen







