D'où vient le nom · Nom

Touré

Le nom Touré est un nom de clan d'Afrique de l'Ouest, porté chez les Soninké et les Malinké. On l'écrit aussi Toure ou Ture, Turay en Sierra Leone et Touray en Gambie. L'historien Sékéné Mody Cissoko propose deux explications de son origine ; nous les présentons plus bas.

Un nom de clan soninké et malinké, écrit dès le XVIIe siècle ; on ne sait pas avec certitude d'où il vient.

On remonte le temps

  • Contemporain
  • Précolonial
  1. Usage contemporain

    Le nom Touré est un nom de clan que le dictionnaire des noms de clan mandingues écrit Tùre. Il lui donne pour équivalents Mànju, Bangura, Samake, Sogoba et Gonepogi, des noms tenus pour le même clan. 

  2. Usage contemporain

    Le nom Touré désigne un clan présent chez les Soninké et les Malinké. L'historien Sékéné Mody Cissoko propose deux explications de son origine ; nous présentons chacune séparément. 

  3. Naissance du nom Touré · origine la plus ancienne connue du projet

    XVIIe siècle

    Le nom Touré apparaît par écrit dans le Tarikh es-Soudan, la chronique d'es-Sa'di, lettré de Tombouctou : il y nomme l'askia Mohammed « Mohammed-ben-Abou-Bekr-Et-Touri », ou Es-Sellenki selon d'autres auteurs. C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît ; elle parle d'un souverain qui prend le pouvoir en 1493. 

    Personnes citées dans ce récit : Abderrahman es-Sa'di, écrit cette forme ; L'askia Mohammed, souverain songhay que la chronique désigne ainsi

  4. D'où vient le nom Touré ? Les sources proposent plusieurs explications, sans que l'une l'emporte.

    Hypothèse 1 · Proposé en 1984

    Le nom Touré serait celui de l'un des plus anciens clans soninké de la société songhay, avec les Sylla, les Tunkara, les Cissé, les Jakhité, les Dramé et les Jawara, selon Sékéné Mody Cissoko. 

    Hypothèse 2 · Proposé en 1984

    Le nom Touré aurait d'abord été un titre religieux, comme Cissé, au temps de l'askia Mohammed, avant d'être repris par les conquérants marocains, selon Sékéné Mody Cissoko. 

    Hypothèse 3 · Proposé en 2000

    Le nom Touré viendrait d'une famille d'origine berbère ou arabe, puisque des sources anciennes présentent les Touré comme des Blancs et des rois, selon Andreas Massing. Il rapporte qu'à Bamako deux branches de Touré, les Dravéla et les Tawati, disent venir l'une de la vallée du Drâa, l'autre du Touat. 

  5. Voyage d'Ibn Battûta, 1352-1354

    Le nom Touré serait celui des rois de Zâgharî, une ville marchande du Mali où passe le voyageur Ibn Battûta entre 1352 et 1354 : il y note des Blancs sunnites appelés Tûrî. Andreas Massing y reconnaît le clan Touré et voit dans ce passage la première mention de noms de clans maliens dans les sources arabes. 

  6. Récit de la tradition du Manden

    Le nom Touré figure dans la tradition du Manden parmi les cinq clans maraboutiques proclamés « gardiens de la foi » après la victoire de Soundiata, selon Djibril Tamsir Niane. 

Fin de ce que nos recherches retracent pour le nom Touré.

Les sources parlent

Qui raconte le nom Touré ?

Voici les 8 récits du nom Touré, rangés selon le type de source qui les rapporte. Une même source peut en appuyer plusieurs.

  • Livre ou étude · 2 sources
  • Rapport public · 2 sources
  • Archive · 1 source
Livre ou étude3 récits
Usage contemporainLe nom Touré est un nom de clan que le dictionnaire des noms de clan mandingues écrit Tùre.

Le nom Touré est un nom de clan que le dictionnaire des noms de clan mandingues écrit Tùre. Il lui donne pour équivalents Mànju, Bangura, Samake, Sogoba et Gonepogi, des noms tenus pour le même clan.

Hypothèse 3 · Proposé en 2000Le nom Touré viendrait d'une famille d'origine berbère ou arabe, puisque des sources anciennes présentent les Touré comme des Blancs et des rois, selon Andreas Massing.

Le nom Touré viendrait d'une famille d'origine berbère ou arabe, puisque des sources anciennes présentent les Touré comme des Blancs et des rois, selon Andreas Massing. Il rapporte qu'à Bamako deux branches de Touré, les Dravéla et les Tawati, disent venir l'une de la vallée du Drâa, l'autre du Touat.

Voyage d'Ibn Battûta, 1352-1354Le nom Touré serait celui des rois de Zâgharî, une ville marchande du Mali où passe le voyageur Ibn Battûta entre 1352 et 1354 : il y note des Blancs sunnites appelés Tûrî.

Le nom Touré serait celui des rois de Zâgharî, une ville marchande du Mali où passe le voyageur Ibn Battûta entre 1352 et 1354 : il y note des Blancs sunnites appelés Tûrî. Andreas Massing y reconnaît le clan Touré et voit dans ce passage la première mention de noms de clans maliens dans les sources arabes.

Rapport public4 récits
Usage contemporainLe nom Touré désigne un clan présent chez les Soninké et les Malinké.

Le nom Touré désigne un clan présent chez les Soninké et les Malinké. L'historien Sékéné Mody Cissoko propose deux explications de son origine ; nous présentons chacune séparément.

Hypothèse 1 · Proposé en 1984Le nom Touré serait celui de l'un des plus anciens clans soninké de la société songhay, avec les Sylla, les Tunkara, les Cissé, les Jakhité, les Dramé et les Jawara, selon Sékéné Mody Cissoko.

Le nom Touré serait celui de l'un des plus anciens clans soninké de la société songhay, avec les Sylla, les Tunkara, les Cissé, les Jakhité, les Dramé et les Jawara, selon Sékéné Mody Cissoko.

Hypothèse 2 · Proposé en 1984Le nom Touré aurait d'abord été un titre religieux, comme Cissé, au temps de l'askia Mohammed, avant d'être repris par les conquérants marocains, selon Sékéné Mody Cissoko.

Le nom Touré aurait d'abord été un titre religieux, comme Cissé, au temps de l'askia Mohammed, avant d'être repris par les conquérants marocains, selon Sékéné Mody Cissoko.

Récit de la tradition du MandenLe nom Touré figure dans la tradition du Manden parmi les cinq clans maraboutiques proclamés « gardiens de la foi » après la victoire de Soundiata, selon Djibril Tamsir Niane.

Le nom Touré figure dans la tradition du Manden parmi les cinq clans maraboutiques proclamés « gardiens de la foi » après la victoire de Soundiata, selon Djibril Tamsir Niane.

Archive1 récit
XVIIe siècleLe nom Touré apparaît par écrit dans le Tarikh es-Soudan, la chronique d'es-Sa'di, lettré de Tombouctou : il y nomme l'askia Mohammed « Mohammed-ben-Abou-Bekr-Et-Touri », ou Es-Sellenki selon d'autres auteurs.

Le nom Touré apparaît par écrit dans le Tarikh es-Soudan, la chronique d'es-Sa'di, lettré de Tombouctou : il y nomme l'askia Mohammed « Mohammed-ben-Abou-Bekr-Et-Touri », ou Es-Sellenki selon d'autres auteurs. C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît ; elle parle d'un souverain qui prend le pouvoir en 1493.

  • Tarikh es-Soudan · Abderrahman es-Sa'di ; traduction d'Octave Houdas, 1900 · Archive

Ce que nous ne savons pas encore

  • Aucun récit transmis oralement n’est enregistré pour le nom Touré.
  • Avant sa plus ancienne trace connue du projet, l’histoire du nom Touré reste à écrire.

Nous pensons qu’une meilleure connaissance des histoires et des liens entre les populations d’Afrique peut nourrir la compréhension et la coopération.

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