D'où vient le nom · Famille linguistique

Tchadique

Le nom tchadique désigne une famille de langues parlées autour du lac Tchad et vers l'ouest, comme le haoussa. C'est un nom de linguiste, employé par Joseph Greenberg ; on a d'abord rangé le haoussa parmi les langues dites chamitiques, et Maurice Delafosse parlait de groupe nigéro-tchadien. Les sources que nous avons lues n'expliquent pas le choix du nom, mais racontent comment on a classé ces langues ; nous les présentons plus bas.

Un nom de linguiste pour le haoussa et une centaine de langues parlées autour du lac Tchad.

On remonte le temps

  • Contemporain
  • Colonial
  • Précolonial
  1. 1990

    Le nom tchadique désigne, selon Dierk Lange, une branche aujourd'hui admise de la grande famille afro-asiatique, dite aussi chamito-sémitique. Les peuples qui la parlent vivent entre le Niger et le plateau du Ouaddaï. 

  2. 1980

    Le nom tchadique réunit pour Joseph Greenberg le haoussa, la langue la plus parlée d'Afrique de l'Ouest, et au moins cent autres langues. Il en fait une des cinq branches de l'afro-asiatique, en renvoyant aux travaux du linguiste allemand Johannes Lukas, en 1938, et de Marcel Cohen, en 1947. 

  3. Naissance du nom Tchadique · origine la plus ancienne connue du projet

    1963, selon Joseph Greenberg

    Le nom tchadique figure dans le livre de Joseph Greenberg sur les langues d'Afrique paru en 1963, qui divise ces langues en neuf sous-groupes, selon ce qu'il en écrit lui-même en 1980. Nous n'avons pas pu lire le livre de 1963 ni des textes plus anciens qui emploieraient ce nom. C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît. Les langues qu'il réunit existaient déjà avant lui. 

    Personnes citées dans ce récit : Joseph H. Greenberg, a employé le nom tchadique dans sa classification des langues d'Afrique

  4. Avant le nom Tchadique

    1924

    On parle alors de groupe nigéro-tchadien pour trente et une langues, dont le haoussa et le kotoko, que Maurice Delafosse range dans une grande famille « négro-africaine ». 

  5. Avant le nom Tchadique

    1924

    On refuse alors, chez Marcel Cohen, de ranger le haoussa dans le chamito-sémitique : il n'y voit que quelques traits isolés qui ressemblent à ceux de cette famille. 

  6. Avant le nom Tchadique

    1912

    On range alors le haoussa parmi les langues dites chamitiques, comme le fait le linguiste allemand Carl Meinhof, selon Joseph Greenberg. Greenberg conserve ce rattachement, mais en fait une branche à part. 

  7. Avant le nom Tchadique

    1880

    On range alors le haoussa avec les langues libyques du nord de l'Afrique, parmi les langues que Richard Lepsius dit chamitiques et venues d'Asie. 

  8. Avant le nom Tchadique

    1877

    On remarque alors que le haoussa a, comme les langues dites hamito-sémitiques, un masculin et un féminin, selon Friedrich Müller. 

Fin de ce que nos recherches retracent pour le nom Tchadique.

Les sources parlent

Qui raconte le nom Tchadique ?

Voici les 8 récits du nom Tchadique, rangés selon le type de source qui les rapporte. Une même source peut en appuyer plusieurs.

  • Rapport public · 2 sources
  • Archive · 4 sources
Rapport public4 récits
1990Le nom tchadique désigne, selon Dierk Lange, une branche aujourd'hui admise de la grande famille afro-asiatique, dite aussi chamito-sémitique.

Le nom tchadique désigne, selon Dierk Lange, une branche aujourd'hui admise de la grande famille afro-asiatique, dite aussi chamito-sémitique. Les peuples qui la parlent vivent entre le Niger et le plateau du Ouaddaï.

1980Le nom tchadique réunit pour Joseph Greenberg le haoussa, la langue la plus parlée d'Afrique de l'Ouest, et au moins cent autres langues.

Le nom tchadique réunit pour Joseph Greenberg le haoussa, la langue la plus parlée d'Afrique de l'Ouest, et au moins cent autres langues. Il en fait une des cinq branches de l'afro-asiatique, en renvoyant aux travaux du linguiste allemand Johannes Lukas, en 1938, et de Marcel Cohen, en 1947.

1963, selon Joseph GreenbergLe nom tchadique figure dans le livre de Joseph Greenberg sur les langues d'Afrique paru en 1963, qui divise ces langues en neuf sous-groupes, selon ce qu'il en écrit lui-même en 1980.

Le nom tchadique figure dans le livre de Joseph Greenberg sur les langues d'Afrique paru en 1963, qui divise ces langues en neuf sous-groupes, selon ce qu'il en écrit lui-même en 1980. Nous n'avons pas pu lire le livre de 1963 ni des textes plus anciens qui emploieraient ce nom. C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît. Les langues qu'il réunit existaient déjà avant lui.

1912On range alors le haoussa parmi les langues dites chamitiques, comme le fait le linguiste allemand Carl Meinhof, selon Joseph Greenberg.

On range alors le haoussa parmi les langues dites chamitiques, comme le fait le linguiste allemand Carl Meinhof, selon Joseph Greenberg. Greenberg conserve ce rattachement, mais en fait une branche à part.

Archive4 récits
1924On parle alors de groupe nigéro-tchadien pour trente et une langues, dont le haoussa et le kotoko, que Maurice Delafosse range dans une grande famille « négro-africaine ».

On parle alors de groupe nigéro-tchadien pour trente et une langues, dont le haoussa et le kotoko, que Maurice Delafosse range dans une grande famille « négro-africaine ».

1924On refuse alors, chez Marcel Cohen, de ranger le haoussa dans le chamito-sémitique : il n'y voit que quelques traits isolés qui ressemblent à ceux de cette famille.

On refuse alors, chez Marcel Cohen, de ranger le haoussa dans le chamito-sémitique : il n'y voit que quelques traits isolés qui ressemblent à ceux de cette famille.

1880On range alors le haoussa avec les langues libyques du nord de l'Afrique, parmi les langues que Richard Lepsius dit chamitiques et venues d'Asie.

On range alors le haoussa avec les langues libyques du nord de l'Afrique, parmi les langues que Richard Lepsius dit chamitiques et venues d'Asie.

1877On remarque alors que le haoussa a, comme les langues dites hamito-sémitiques, un masculin et un féminin, selon Friedrich Müller.

On remarque alors que le haoussa a, comme les langues dites hamito-sémitiques, un masculin et un féminin, selon Friedrich Müller.

Ce que nous ne savons pas encore

  • Aucun récit transmis oralement n’est enregistré pour le nom Tchadique.
  • Avant sa plus ancienne trace connue du projet, l’histoire du nom Tchadique reste à écrire.

Nous pensons qu’une meilleure connaissance des histoires et des liens entre les populations d’Afrique peut nourrir la compréhension et la coopération.

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