D'où vient le nom · Famille linguistique

Soudanique central

Le nom soudanique central désigne un groupe de langues parlées en groupes dispersés autour de la lisière nord-est de la forêt équatoriale et jusqu'au Tchad, comme le baguirmi, le moru, le madi, le mangbetu ou le lendu. C'est un nom de savants, formé sur le nom de région Soudan ; on a aussi dit soudanais central. Les sources ne s'accordent pas sur sa place dans un ensemble plus large ; nous les présentons plus bas.

Un nom de savants, formé sur le nom de région Soudan, pour des langues d'Afrique centrale.

On remonte le temps

  • Contemporain
  • Colonial
  1. Classification exposée au présent par l'auteur

    Le nom soudanique central désigne, chez Joseph Greenberg, un groupe de six sous-groupes : le bongo-baguirmi, le kreish, le moru-madi, le mangbetu, le mangbutu-efe et le lendu. 

  2. Usage décrit au présent par l'auteur

    Le nom soudanais central désigne, pour J. E. G. Sutton, une sous-famille aujourd'hui fragmentée, faite de groupes séparés autour de la lisière nord-est de la forêt équatoriale, dont les Moru-Madi du nord-ouest de l'Ouganda. Il pense que ces langues étaient bien plus répandues dans le bassin du haut Nil et du lac Victoria avant l'arrivée des langues bantoues et lwoo. 

  3. Sens du nom

    Le nom soudanique central est formé sur le nom de région Soudan. François de Medeiros rappelle que ce nom reprend le « pays des Noirs » (bilād al-Sūdān) des auteurs arabes, qui couvre les bassins du Sénégal, du Niger et du Tchad et les pays plus au sud. 

  4. 1949-1963

    Le nom soudanique central sert à Joseph Greenberg, dans ses articles de 1949-1950, à nommer une famille à part. En 1954, il la range dans un ensemble macro-soudanique, puis, en 1963, dans le chari-nil, selon son propre tableau. 

    Personnes citées dans ce récit : Joseph H. Greenberg, a proposé le nom dans sa classification des langues d'Afrique

  5. Naissance du nom Soudanique central · origine la plus ancienne connue du projet

    1912

    Le nom soudanique central apparaît par écrit en 1912 chez Diedrich Westermann, qui parle des « Central Sudanic languages », dont le baguirmi, au milieu de sa grande famille soudanaise. Il range pourtant le madi, le moru et le lendu avec les langues nilotiques. C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît ; il ne désignait pas encore exactement le même groupe. 

    Personnes citées dans ce récit : Diedrich Westermann, emploie le nom dans son livre sur le shilluk

  6. D'où vient le nom Soudanique central ? Les sources proposent plusieurs explications, sans que l'une l'emporte.

    Hypothèse 1 · Proposée en 1963, exposée en 1980

    Le nom soudanique central désignerait l'un des deux grands groupes du chari-nil, à côté du soudanique oriental, dans la famille nilo-saharienne, selon Joseph Greenberg. 

    Hypothèse 2 · Position actuelle du catalogue

    Le nom soudanique central désignerait une famille à part, selon les éditeurs du catalogue Glottolog : pour eux, rien de solide ne permet de la rattacher à un ensemble nilo-saharien. 

  7. Avant le nom Soudanique central

    1912

    On range alors le madi, le moru, le lendu et des langues voisines dans un « groupe du haut Nil » des langues nilotiques, selon Diedrich Westermann. 

Fin de ce que nos recherches retracent pour le nom Soudanique central.

Les sources parlent

Qui raconte le nom Soudanique central ?

Voici les 8 récits du nom Soudanique central, rangés selon le type de source qui les rapporte. Une même source peut en appuyer plusieurs.

  • Livre ou étude · 1 source
  • Rapport public · 3 sources
  • Archive · 1 source
Livre ou étude1 récit
Hypothèse 2 · Position actuelle du catalogueLe nom soudanique central désignerait une famille à part, selon les éditeurs du catalogue Glottolog : pour eux, rien de solide ne permet de la rattacher à un ensemble nilo-saharien.

Le nom soudanique central désignerait une famille à part, selon les éditeurs du catalogue Glottolog : pour eux, rien de solide ne permet de la rattacher à un ensemble nilo-saharien.

Rapport public5 récits
Classification exposée au présent par l'auteurLe nom soudanique central désigne, chez Joseph Greenberg, un groupe de six sous-groupes : le bongo-baguirmi, le kreish, le moru-madi, le mangbetu, le mangbutu-efe et le lendu.

Le nom soudanique central désigne, chez Joseph Greenberg, un groupe de six sous-groupes : le bongo-baguirmi, le kreish, le moru-madi, le mangbetu, le mangbutu-efe et le lendu.

Usage décrit au présent par l'auteurLe nom soudanais central désigne, pour J.

Le nom soudanais central désigne, pour J. E. G. Sutton, une sous-famille aujourd'hui fragmentée, faite de groupes séparés autour de la lisière nord-est de la forêt équatoriale, dont les Moru-Madi du nord-ouest de l'Ouganda. Il pense que ces langues étaient bien plus répandues dans le bassin du haut Nil et du lac Victoria avant l'arrivée des langues bantoues et lwoo.

Sens du nomLe nom soudanique central est formé sur le nom de région Soudan.

Le nom soudanique central est formé sur le nom de région Soudan. François de Medeiros rappelle que ce nom reprend le « pays des Noirs » (bilād al-Sūdān) des auteurs arabes, qui couvre les bassins du Sénégal, du Niger et du Tchad et les pays plus au sud.

1949-1963Le nom soudanique central sert à Joseph Greenberg, dans ses articles de 1949-1950, à nommer une famille à part.

Le nom soudanique central sert à Joseph Greenberg, dans ses articles de 1949-1950, à nommer une famille à part. En 1954, il la range dans un ensemble macro-soudanique, puis, en 1963, dans le chari-nil, selon son propre tableau.

Hypothèse 1 · Proposée en 1963, exposée en 1980Le nom soudanique central désignerait l'un des deux grands groupes du chari-nil, à côté du soudanique oriental, dans la famille nilo-saharienne, selon Joseph Greenberg.

Le nom soudanique central désignerait l'un des deux grands groupes du chari-nil, à côté du soudanique oriental, dans la famille nilo-saharienne, selon Joseph Greenberg.

Archive2 récits
1912Le nom soudanique central apparaît par écrit en 1912 chez Diedrich Westermann, qui parle des « Central Sudanic languages », dont le baguirmi, au milieu de sa grande famille soudanaise.

Le nom soudanique central apparaît par écrit en 1912 chez Diedrich Westermann, qui parle des « Central Sudanic languages », dont le baguirmi, au milieu de sa grande famille soudanaise. Il range pourtant le madi, le moru et le lendu avec les langues nilotiques. C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît ; il ne désignait pas encore exactement le même groupe.

1912On range alors le madi, le moru, le lendu et des langues voisines dans un « groupe du haut Nil » des langues nilotiques, selon Diedrich Westermann.

On range alors le madi, le moru, le lendu et des langues voisines dans un « groupe du haut Nil » des langues nilotiques, selon Diedrich Westermann.

Ce que nous ne savons pas encore

  • Aucun récit transmis oralement n’est enregistré pour le nom Soudanique central.
  • Aucune trace du nom Soudanique central plus ancienne que 1912 n’est connue du projet.

Nous pensons qu’une meilleure connaissance des histoires et des liens entre les populations d’Afrique peut nourrir la compréhension et la coopération.

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