D'où vient le nom · Nom
Kouakou
Kouakou est un nom de jour : chez les Baoulé et les Agni de Côte d'Ivoire, on le donne au garçon né le jeudi, et la fille née ce jour s'appelle Ahou. Au Ghana, en twi, le même nom s'écrit Kwaku et désigne le garçon né le mercredi : la semaine des noms y est placée un jour plus tôt. En Côte d'Ivoire, une loi de 1964 a fait de ce nom de naissance un nom de famille.
Un nom donné à la naissance au garçon né le jeudi, chez les Baoulé et les Agni.
On remonte le temps
- Contemporain
- Colonial
- Précolonial
Usage contemporain
Le nom Kouakou est un nom de jour : on le donne au garçon baoulé né le jeudi, appelé houé, et la fille née ce jour s'appelle Ahou, selon la thèse de Doh Clément Pagnet et un article de Léa N'Goran-Poamé.
Usage contemporain
Le même nom se retrouve chez plusieurs peuples akan. Chez les Ashanti, le garçon s'appelle Kwaku et la fille Akua ; chez les Fante, Kweku ou Kuuku et Ekua ; chez les Nzema du Ghana, Kaku et Akuba. Tous sont nés le mercredi. Chez les Baoulé, Kouakou et Ahou, et chez les Agni, Kwaku et Au, sont nés le jeudi.
Proposé en 1975
Selon la linguiste ghanéenne Florence Abena Dolphyne, les Agni, les Baoulé et les Nzema nomment les jours de la semaine avec un jour de décalage par rapport aux Ashanti et aux Fante. Les Nzema donnent pourtant à leurs enfants les noms des Ashanti, aux mêmes jours qu'eux. Elle dit ne pas savoir quelle façon de compter est la plus ancienne. Elle propose une explication : chaque groupe aurait calé ses jours sur la semaine européenne de son côté, la semaine anglaise commençant le dimanche et la française le lundi. C'est son hypothèse ; elle ne la démontre pas.
Constaté en 1968
Au Ghana, Kwaku va au garçon né le mercredi, selon le dictionnaire de Johann Gottlieb Christaller. L'ethnologue Pierre Étienne constate en 1968 que la semaine baoulé est placée un jour plus tard que celle des Ashanti et des Fanti ; il n'explique pas cet écart ; la linguiste Florence Abena Dolphyne propose une hypothèse, présentée plus bas.
1964
En Côte d'Ivoire, une loi du 7 octobre 1964 fait du nom sous lequel chacun est alors connu un nom de famille, transmis à ses enfants. Avant elle, dans la zone forestière, l'enfant prenait le nom de son père suivi de son propre nom de naissance, selon un rapport d'Henri Raulin pour l'Unesco. C'est par ce chemin qu'un nom de jour comme Kouakou a pu devenir un nom de famille. Les textes lus décrivent la règle ; ils ne disent pas quand le nom Kouakou lui-même a été fixé ainsi pour la première fois.
1900
Maurice Delafosse écrit Kwaku le nom agni du garçon né le jeudi.
Naissance du nom Kouakou · origine la plus ancienne connue du projet
1881
Le nom apparaît par écrit sous la forme Kwaku dans le dictionnaire du twi de Johann Gottlieb Christaller, qui le donne au garçon né le mercredi. C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît ; elle dit quand un auteur l'a noté, pas depuis quand le nom est donné.
Fin de ce que nos recherches retracent pour le nom Kouakou.
Les sources parlent
Qui raconte le nom Kouakou ?
Voici les 7 récits du nom Kouakou, rangés selon le type de source qui les rapporte. Une même source peut en appuyer plusieurs.
- Livre ou étude · 9 sources
- Rapport public · 1 source
Livre ou étude7 récits
Usage contemporainLe nom Kouakou est un nom de jour : on le donne au garçon baoulé né le jeudi, appelé houé, et la fille née ce jour s'appelle Ahou, selon la thèse de Doh Clément Pagnet et un article de Léa N'Goran-Poamé.
Le nom Kouakou est un nom de jour : on le donne au garçon baoulé né le jeudi, appelé houé, et la fille née ce jour s'appelle Ahou, selon la thèse de Doh Clément Pagnet et un article de Léa N'Goran-Poamé.
- Les noms Wè : valeur expressive et didactive, un exemple de créativité poétique dans la littérature orale africaine · Doh Clément Pagnet, 2005 · Publication académique
- De l'essence au sens des anthroponymes du baoulé · Léa Marie Laurence N'Goran-Poamé, 2006 · Publication académique
Usage contemporainLe même nom se retrouve chez plusieurs peuples akan.
Le même nom se retrouve chez plusieurs peuples akan. Chez les Ashanti, le garçon s'appelle Kwaku et la fille Akua ; chez les Fante, Kweku ou Kuuku et Ekua ; chez les Nzema du Ghana, Kaku et Akuba. Tous sont nés le mercredi. Chez les Baoulé, Kouakou et Ahou, et chez les Agni, Kwaku et Au, sont nés le jeudi.
- A Dictionary of the Asante and Fante Language called Tshi (Chwee, Twi) · Johann Gottlieb Christaller, 1881 · Référence linguistique
- The Sociolinguistic of Akan Personal Names · Kofi Agyekum, 2006 · Publication académique
- Personal Names as a Reflection of Social Relations among the Nzema of Ghana · Vinigi L. Grottanelli, 1977 · Publication académique
- The Languages of the Akan Peoples · Florence Abena Dolphyne, 1986 · Publication académique
- Les noms Wè : valeur expressive et didactive, un exemple de créativité poétique dans la littérature orale africaine · Doh Clément Pagnet, 2005 · Publication académique
- Essai de manuel de la langue agni, parlée dans la moitié orientale de la Côte d'Ivoire · Maurice Delafosse, 1900 · Référence linguistique
Proposé en 1975Selon la linguiste ghanéenne Florence Abena Dolphyne, les Agni, les Baoulé et les Nzema nomment les jours de la semaine avec un jour de décalage par rapport aux Ashanti et aux Fante.
Selon la linguiste ghanéenne Florence Abena Dolphyne, les Agni, les Baoulé et les Nzema nomment les jours de la semaine avec un jour de décalage par rapport aux Ashanti et aux Fante. Les Nzema donnent pourtant à leurs enfants les noms des Ashanti, aux mêmes jours qu'eux. Elle dit ne pas savoir quelle façon de compter est la plus ancienne. Elle propose une explication : chaque groupe aurait calé ses jours sur la semaine européenne de son côté, la semaine anglaise commençant le dimanche et la française le lundi. C'est son hypothèse ; elle ne la démontre pas.
- The Languages of the Akan Peoples · Florence Abena Dolphyne, 1986 · Publication académique
Constaté en 1968Au Ghana, Kwaku va au garçon né le mercredi, selon le dictionnaire de Johann Gottlieb Christaller.
Au Ghana, Kwaku va au garçon né le mercredi, selon le dictionnaire de Johann Gottlieb Christaller. L'ethnologue Pierre Étienne constate en 1968 que la semaine baoulé est placée un jour plus tard que celle des Ashanti et des Fanti ; il n'explique pas cet écart ; la linguiste Florence Abena Dolphyne propose une hypothèse, présentée plus bas.
- Les Baoulé et le temps · Pierre Étienne, 1968 · Publication académique
- A Dictionary of the Asante and Fante Language called Tshi (Chwee, Twi) · Johann Gottlieb Christaller, 1881 · Référence linguistique
1964En Côte d'Ivoire, une loi du 7 octobre 1964 fait du nom sous lequel chacun est alors connu un nom de famille, transmis à ses enfants.
En Côte d'Ivoire, une loi du 7 octobre 1964 fait du nom sous lequel chacun est alors connu un nom de famille, transmis à ses enfants. Avant elle, dans la zone forestière, l'enfant prenait le nom de son père suivi de son propre nom de naissance, selon un rapport d'Henri Raulin pour l'Unesco. C'est par ce chemin qu'un nom de jour comme Kouakou a pu devenir un nom de famille. Les textes lus décrivent la règle ; ils ne disent pas quand le nom Kouakou lui-même a été fixé ainsi pour la première fois.
- Le droit des personnes et de la famille en Côte d'Ivoire · Henri Raulin, 1968 · Publication académique
1900Maurice Delafosse écrit Kwaku le nom agni du garçon né le jeudi.
Maurice Delafosse écrit Kwaku le nom agni du garçon né le jeudi.
- Essai de manuel de la langue agni, parlée dans la moitié orientale de la Côte d'Ivoire · Maurice Delafosse, 1900 · Référence linguistique
1881Le nom apparaît par écrit sous la forme Kwaku dans le dictionnaire du twi de Johann Gottlieb Christaller, qui le donne au garçon né le mercredi.
Le nom apparaît par écrit sous la forme Kwaku dans le dictionnaire du twi de Johann Gottlieb Christaller, qui le donne au garçon né le mercredi. C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît ; elle dit quand un auteur l'a noté, pas depuis quand le nom est donné.
- A Dictionary of the Asante and Fante Language called Tshi (Chwee, Twi) · Johann Gottlieb Christaller, 1881 · Référence linguistique
Rapport public1 récit
1964En Côte d'Ivoire, une loi du 7 octobre 1964 fait du nom sous lequel chacun est alors connu un nom de famille, transmis à ses enfants.
En Côte d'Ivoire, une loi du 7 octobre 1964 fait du nom sous lequel chacun est alors connu un nom de famille, transmis à ses enfants. Avant elle, dans la zone forestière, l'enfant prenait le nom de son père suivi de son propre nom de naissance, selon un rapport d'Henri Raulin pour l'Unesco. C'est par ce chemin qu'un nom de jour comme Kouakou a pu devenir un nom de famille. Les textes lus décrivent la règle ; ils ne disent pas quand le nom Kouakou lui-même a été fixé ainsi pour la première fois.
- Loi n° 64-381 du 7 octobre 1964 relative aux dispositions diverses applicables aux matières régies par les lois sur le nom, l'état civil, le mariage, le divorce et la séparation de corps, la paternité et la filiation, l'adoption, les successions, les donations entre vifs et les testaments · République de Côte d'Ivoire, 1964 · Source gouvernementale
Ce que nous ne savons pas encore
- Aucun récit transmis oralement n’est enregistré pour le nom Kouakou.
- Aucune trace du nom Kouakou plus ancienne que 1881 n’est connue du projet.
Nous pensons qu’une meilleure connaissance des histoires et des liens entre les populations d’Afrique peut nourrir la compréhension et la coopération.
Une information vous semble inexacte, incomplète ou mal présentée ?
Vous pouvez nous signaler le passage concerné et proposer une source ou un témoignage. Les contributions sont examinées avant d’être intégrées.