Chamitique

D'où vient le nom · Famille linguistique

Chamitique

Le nom afro-asiatique désigne une famille de langues parlées en Afrique du Nord, au Sahara, dans la Corne de l'Afrique, autour du lac Tchad et au Moyen-Orient. C'est un nom de savants, proposé dans les années 1950 ; on disait avant chamito-sémitique, et des linguistes disent aussi afrasien. Les sources ne s'accordent pas toujours sur ce regroupement ; nous les présentons plus bas.

Un nom tiré de Cham, fils de Noé, pour les langues de la famille qui ne sont pas sémitiques.

Du plus récent au plus ancien

  • Contemporain
  • Colonial
  • Précolonial
  1. 1980

    Le nom chamitique sert, chez les linguistes allemands Richard Lepsius puis Carl Meinhof, des classements fondés sur le genre grammatical et sur l'idée d'une race supérieure, selon Joseph Greenberg. Meinhof y range en 1912 le peul, le maasaï et le khoekhoe. 

    Le nom chamitique porte, selon D. Olderogge, une « théorie hamitique » lancée par Carl Meinhof : des peuples venus d'Asie auraient apporté la civilisation en Afrique. Olderogge explique comment les découvertes faites en Afrique ont ruiné cette théorie entre les deux guerres. 

  2. 1924

    Le nom chamitique est tiré, selon Marcel Cohen, de Cham, l'un des fils de Noé dans la Bible, sur le modèle de « sémitique », dans la seconde moitié du XIXe siècle. 

  3. + Voir l’autre récit− replier
    1. 1880

      Le nom chamitique désigne chez Richard Lepsius des langues qu'il croit venues d'Asie : l'égyptien, les langues libyques du Nord et du Sahara, avec le haoussa, et les langues couchitiques. 

  4. Origine la plus ancienne connue du nom Chamitique

    1855

    Le nom chamitique apparaît chez le savant français Ernest Renan, pour qui le berbère, la langue des Touareg et la plupart des langues du nord de l'Afrique « semblent appartenir à une grande famille de langues qu'on peut appeler chamitiques ». Joseph Greenberg date lui aussi ce nom de Renan, en 1855. C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît. Les langues qu'il réunit existaient déjà avant lui. 

    Personnes citées dans ce récit : Ernest Renan, a proposé le nom chamitique dans son histoire des langues sémitiques

  5. + Voir l’autre récit− replier
    1. Avant le nom Chamitique

      Avant 1855

      On parle alors parfois de langues « subsémitiques » pour l'égyptien ancien, le berbère et les langues couchitiques, dont on remarque la ressemblance avec le sémitique, selon Joseph Greenberg. 

Fin de ce que nos recherches retracent pour le nom Chamitique.

Les sources du nom Chamitique

Plusieurs sources expliquent l’origine de ce nom. Voici leurs 6 récits, rangés par type de source.

  • Rapport public · 2 sources
  • Archive · 3 sources

Pour les autres noms de cette famille de langues, d’autres sources existent : des publications académiques. Choisissez un nom plus haut pour les lire.

D'où vient le nom · Famille linguistique

Couchitique

Le nom couchitique désigne une famille de langues de la Corne de l'Afrique et de l'Afrique de l'Est, comme l'oromo, le somali, l'afar ou le bedja. C'est un nom de savants, tiré de Koush, un nom de la Bible ; on a longtemps rangé ces langues parmi les langues dites chamitiques. Les sources s'accordent sur son origine, moins sur ses limites ; nous les présentons plus bas.

Un nom de savants tiré de Koush, un petit-fils de Noé dans la Bible, pour l'oromo, le somali ou l'afar.

Du plus récent au plus ancien

  • Contemporain
  • Colonial
  • Précolonial
  1. 1985

    Le nom couchitique désigne, selon Taddesse Tamrat, les langues que parlait la majorité des habitants de la Corne de l'Afrique pendant la période qu'il étudie. On les divise d'ordinaire en couchitique du Nord, avec le bedja, du Centre, avec l'agaw, et de l'Est. 

  2. 1980

    Le nom couchitique désigne pour Joseph Greenberg une branche de la famille afro-asiatique, parlée surtout en Éthiopie et en Somalie et jusqu'en Tanzanie. Elle compte le bedja, les langues agaw, le somali, l'oromo, qu'il appelle galla, l'afar, le sidamo et des langues de Tanzanie. 

    Le nom couchitique a perdu une partie de ses langues : Harold Fleming propose de faire du couchitique occidental, très différent des autres, une branche à part de l'afro-asiatique, selon Joseph Greenberg. 

  3. + Voir les 2 autres récits− replier
    1. 1924

      Le nom couchitique est formé, selon Marcel Cohen, sur le nom biblique de Koush, le fils de Cham dont les descendants semblent vivre le plus au sud ; en égyptien ancien, ce nom désigne aussi les pays au sud de l'Égypte. Cohen demande qu'on ne le confonde jamais avec chamitique. 

    2. 1880

      Le nom couchitique regroupe aussi chez Lepsius la langue des Khoekhoe, appelée alors hottentot, à cause de son genre grammatical. Joseph Greenberg rappelle que tout le reste rapproche cette langue des langues san. 

  4. Origine la plus ancienne connue du nom Couchitique

    1880

    Le nom couchitique apparaît sous la forme allemande « Kuschitischen (Aethiopischen) Sprachen » chez le linguiste allemand Richard Lepsius. Il y range le bedja, le saho, l'agaw, l'oromo, appelé alors galla, l'afar et le somali, parmi les langues qu'il dit chamitiques. C'est la plus ancienne trace de ce nom que le projet connaît. Les langues qu'il réunit existaient déjà avant lui. 

    Personnes citées dans ce récit : Richard Lepsius, a proposé le nom couchitique dans sa grammaire nubienne

Fin de ce que nos recherches retracent pour le nom Couchitique.

Les sources du nom Couchitique

Plusieurs sources expliquent l’origine de ce nom. Voici leurs 6 récits, rangés par type de source.

  • Rapport public · 2 sources
  • Archive · 2 sources

Ce que nous ne savons pas encore

  • Aucun récit transmis oralement n’est enregistré pour le nom Chamitique.
  • Aucune trace du nom Chamitique plus ancienne que 1855 n’est connue du projet.
  • Aucun récit transmis oralement n’est enregistré pour le nom Couchitique.
  • Aucune trace du nom Couchitique plus ancienne que 1880 n’est connue du projet.

Nous pensons qu’une meilleure connaissance des histoires et des liens entre les populations d’Afrique peut nourrir la compréhension et la coopération.

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