Système politique traditionnel
Organisation en communautes de quartiers (districts) a Freetown, chaque quartier ayant ses propres associations de familles et ses eglises. Pas de systeme chenal traditionnel africain : les Krio se sont rapidement integres dans les structures administratives et juridiques britanniques comme classe dirigeante coloniale. Les grandes familles (prominent families) forment un reseau d'influence.
Organisation clanique
Pas de clans au sens strict : les familles fondatrices constituent le coeur du reseau social krio. Parmi les familles Nova Scotians notables : Ball, Burden, George, Peters, Preston, Snowball. Parmi les familles Maroon : Jarrett, Smith, Horton, Cole, Porter. Les Recaptives ont apporte des noms yoruba, igbo et akan.
Rôle des lignages
Les lignages de premier rang (Nova Scotians, Maroons) conferaient un statut social superieur. Les mariages etaient vus comme des contrats entre familles (un suitor ne pouvait approcher une jeune femme sans l'accord parental — coutume du put stop ou gej). L'identite krio se transmet par les deux parents mais les noms de famille paternels dominent.
Autorité religieuse
Autorite des pasteurs protestants (anglicanisme dominant, methodisme fort). Le Fourah Bay College, fonde en 1827, a forme des clerges et educateurs pour toute l'Afrique de l'Ouest. Les familles jouent un role central dans la vie religieuse. L'Eglise Saint Georges Cathedral et l'Eglise Trinity sont des lieux emblematiques de la vie krio a Freetown.