Système politique traditionnel
Tres variable selon les groupes. Les Khoekhoe (Nama, Damara) avaient des structures de chefferies (kaptein) avec des conseils d'anciens pour les decisions collectives et les disputes. Les groupes San du Kalahari (Gǀwi, Gǁana, Naro) ont des structures egalitaires et acephales sans chef hereditaire, governant par consensus. Toutes les communautes Khoe utilisaient des assemblees communautaires analogues a la Kgotla (Batswana) ou tajmaat (Kabyle) pour les decisions collectives.
Organisation clanique
Variable : les Khoekhoe ont des clans (kapteynskap) a transmission patrilineaire, avec des totems animaux. Les San du Kalahari ont des bandes locales bilaterales sans clans formalises. Chez les Nama, les patriclans (||haos) regroupent plusieurs familles sous l'autorite d'un chef.
Rôle des lignages
Chez les Khoekhoe : lignages patrilineaires determinant l'heritage du betail (principale richesse), les alliances matrimoniales et le statut. Chez les San du Kalahari : bilateralite des droits sur les territoires de chasse et les ressources. Le partage des ressources alimentaires (gibier, tubercules) est une norme sociale forte dans tous les groupes San.
Autorité religieuse
Guerisseurs-chamanes (medicine men, n/om-kxaosi chez les San) capables d'entrer en transe lors des danses de guerison. Chez les Khoekhoe : croyance en Tsui'Goab (divinite bienveillante) et //Gamab (divinite malefique). Les chamanes et tradipraticiens ont une autorite spirituelle transversale. Influence croissante du christianisme (lutherien, catholique, independant africain) dans l'ensemble des communautes Khoe depuis le 19e siecle.